La Presse n’a fait que très peu écho à un mouvement qui se révèle d’une plus grande ampleur que prévue : las d’être pris pour des serpillières, les ratons-laveurs se révoltent, ainsi que l’on peut le vérifier dans ce lien (mais pensez à enlever vos lacets de chaussures avant de l’ouvrir) :
Historiquement, pour l’avoir vérifié, je savais que les écureuils d’Hyde Park, à Londres, n’hésitaient pas à assaillir les pantalons des habitants, surtout ceux des hommes, et l’on a cru, à l’époque, que la pénurie de noisettes les faisait agir ainsi. Mais les ratons-laveurs ? Jacques Prévert en a parlé, dans le bordel ambiant, certes, mais cela, à l’époque, n’ajoutait qu’à un monde une forme de salubrité foutraque et pourtant porteuse de tous les espoirs d’après-guerre.
Il ne semble pas, pour ceux qui osent ouvrir le lien ci-dessus mentionné et tendu au bout d’une baguette, qu’il en soit de même de nos jours. Pour tout dire, les animaux en ont marre ! marre de nos conneries, de nos massacres, de notre manque de naturalité, etc. L’ homme (le pygmée urbain) lutte contre la pollution, la déforestation, l’anéantissement de ce qui lui permet de survivre, alors que les ratons-laveurs n’ont plus d’autres choix que les supermarchés pour acheter les produits nécessaires et toxiques aux grands nettoyages, qu’ils feront payer aux humains par des caresses pleines de produits encore plus mortels (la Confiance et la Séduction du Prix Bas).
L’Homme est au rail ce que la grève est au nez : l’appendice nasal d’un manque (aspiration et circulation cérébrale térébrante) Les suricates l’ont bien compris, dans les déserts où peu s’offre à leur survie, les ratons-laveurs en ont marre de tous ces produits toxiques pour blanchir les draps de nuits blanches humainement orgiaques (avec un verre de lait à dix heures dans les blanchisseries pour désintoxiquer les ouvriers, c’est vrai, jadis à Paris, je l’ai vécu-). Alors, se demande l’Homme bien installé dans son fauteuil? A qui la faute?
Oh!, c’est certainement au paillasson, chéri, celui que tu as écrasé en rentrant et ne pourra plus essuyer tes pieds. Un hérisson dormait dessus.
AK Pô
08 04 2018
Ptcq
Photo d’illustration : jeunes liègeoises (source Chinette)
Image : « A Nonna, la mère de Chinette, décédée vendredi dernier, à Liège, quartier ancestral dit de l’ONU, et à ses enfants »

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