Carnet (de chevet) d’un polisson

Petit florilège des pensées nocturnes et ensommeillées de Chinou, saisies par un crayon qui écrit tout seul :

  • Les chats écossais de l’île de Man n’ont, paraît-il, pas de queue. Eh bien, je n’y mettrai jamais les pattes !

  • Mes yeux d’enfant, dans le square public au pied de l’immeuble, jouaient avec les mots, osselets, billes de verre, agates « œil de chat », boulards, clotte…désormais, c’est tamagotchis, tablettes, smartphones, selfies : tel est le palpable imaginaire d’une réalité perdue.

  • Chaque matin je pose mon index sur le miroir de la salle de bain : un jour, je traverserai.

  • La religion c’est comme le bonneteau: tu mets trois dieux sous un verre coloré et tu ne paries que sur le meilleur verre. Mais c’est jamais le bon.

  • Est-ce qu’ils étaient Huns, est-ce qu’ils étaient un, sur tes tétins je ne sais point.

  • Ceux qui parlent du nez se méfient souvent de leur cloison nasale. Ils craignent d’être espionnés.

  • Suite aux nombreux attentats de par le monde, il est désormais interdit de transporter des bouteilles d’eau, du dentifrice, des crémes solaires, des carambars etc dans les autobus et les trains, comme cela se pratique déjà dans les aéroports.

  • Comme des talons hauts qui auraient vérolé les veines d’un vieux parquet de chêne.

  • Les hommes sont trop égoïstes pour juger les femmes, mais les femmes sont trop possessives pour juguler la fuite que les hommes recherchent dans leur désespoir de ne pouvoir vivre libres.

  • Un drap blanc séchait au vent mais bientôt la pluie le fit choir de l’étendoir. Un crapaud qui passait en fît son lit. Au matin suivant la princesse se réveilla et ô surprise ! Découvrît le crapaud endormi. C’était un vieux batracien qui me ressemblait comme deux gouttes d’eau, ronflait à pattes fermées et, en plus, pétaradait. La princesse le laissa dormir et quitta le conte de fée, en fermant doucement la porte derrière elle .

  • Obliger les vieux à souscrire une assurance hardiesse.

  • Un déambulateur à moteur monté sur des roulettes, c’est une tondeuse à gazon.

  • C’était un matin pouaqueux, brouillardeux, qui fait rêver les radiateurs électriques. Notre chien, Linky, surveillait la maison. Non pour que des intrus ne puissent entrer mais pour que nous, nous ne puissions pas sortir.

  • Dans quels tuyaux coule l’info potable ?

  • Un vegan en forme est un vegan qui a mangé du lion. Hypocrite, va !

  • En pharmacie on vend de l’eau salée de mer pour déboucher les narines. Nous sommes 7,4 milliards d’humains, soit 14,8 milliards de narines. A ce train-là, les océans seront bientôt vides.

  • Il faut caresser le tronc de l’arbre et non le serpent qui s’enroule autour.

  • Quand ton cri viendra à mes oreilles, avec son souffle plein d’amours et de déceptions, je ne l’entendrai plus. Ce sera l’ultime conversation.

Bon, assez dit de bêtises. Je vais me coucher !

AK

31 07 2018

Ptcq

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