J’ai peur. Ni de la cohue ni des transports en commun
J ‘ai peur que ce silence se réhabitue au bruit, au vacarme
Des rues des avenues et des flux de notre société
Ce soir dans le jardin les merles se tutoyaient
Les pipistrelles balayaient l’air et le vent caressait les branches
Dans ce bruissement qui est un langage entre elles et lui
A la nuit tombée, quand les hommes assoupis devant leurs écrans
Entrent en léthargie, s’approchent les animaux de toute taille
Sortent des taillis les hérissons les renards et ma femme
A qui j’ai promis depuis des mois un festin de roi, mais
J’ai peur. Ni des bruits qui courent, ni de l ‘aspirateur,
Juste que peu à peu le soir dans mes oreilles les merles
Les mésanges et les gentils crapauds finissent taiseux
Et ma femme itou. Enfin, ça, je n’en suis pas si sûr.
03 05 2020
AK


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