Un cheval pour mon royaume, un vrai plumard pour une alcôve…

Trouvé dans « La dépêche du Midi » du 23 avril 2021

Un jeune toulousain sans abri installe une « chambre à coucher » dans la rue

  • Kevin a installé sa chambre à coucher dans la rue à Toulouse.Kevin a installé sa chambre à coucher dans la rue à Toulouse. Photo DDM, Michel Viala – MICHEL VIALA

SocialToulouseHaute-Garonne

l’essentiel ; Kevin, 29 ans, sans domicile fixe depuis dix ans, a installé une « chambre à coucher » dehors, dans une petite rue du centre-ville de Toulouse, suscitant les interrogations et la solidarité des passants.

Des passants photographient sa « chambre » installée rue du Puits-Vert sous le porche d’une discothèque fermée depuis de longs mois. Des badauds étonnés de découvrir un lit fait au carré qui semble attendre celui qui l’occupe. Ce lit improvisé posé sur ce bout de macadam très propre, est celui de Kévin, jeune toulousain de 29 ans, à la rue depuis ses dix-neuf ans, qui chaque soir à 23 heures, balaie son bout de trottoir.

« Mes parents m’ont fichu dehors. Je suis passé de famille d’accueil en famille d’accueil jusqu’à 18 ans, difficile de se construire dans de telles conditions », explique-t-il, ajoutant : « Je viens d’une famille recomposée. Les nouveaux enfants ne sont pas toujours les bienvenus ».

Kevin veut s’en sortir : « J’ai une formation dans les espaces verts et je peux faire plein de choses : petits chantiers, marchés, travaux de peinture, de toiture, etc. J’aime l’ordre et avoir une occupation. Si je peux éviter la manche, je le fais. Ce n’est pas toujours facile surtout depuis le Covid ». Avec son chien Niglo, il forme un drôle de duo apprécié des riverains, toujours prompts à donner quelques euros, un repas, des cigarettes, des piles, etc. : « Je ne manque de rien. Il y a les maraudes et un couple m’apporte à manger chaque soir. Il y a des gens sympas. Ils savent que je veux m’en sortir et que je ne crée pas de désordre. Certains se sont même mobilisés pour témoigner en ma faveur afin que la police me laisse tranquille ».

Car Kevin se fait régulièrement verbaliser pour consommation d’alcool sur l’espace public : «Je paye sur mes petits revenus… » Une vie qu’il veut quitter : « La rue est dure à vivre. Il y a souvent des agressions, des vols. Pas plus tard que ce matin, on m’a arraché mon sac avec mes papiers d’identité. La rue est pour personne ».

Si vous avez un petit boulot à confier à Kévin, vous pouvez le trouver chaque soir vers 19 heures rue du Puits-Vert.

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