Catégorie : écrits ici et pas ailleurs (heureusement!)

Quand le fond de ton teint dévoile ses amours mortes

Quand le fond de ton teint dévoile ses amours mortes L’homme qui vient puis se love entre tes seins n’est rien Qu’amours vagabondes, logis fugace d’un ciel sans porte Incapable de vivre, d’aimer ou encore de promener le chien Dans le miroir sans tain…

nocturne

Le soir tombe dans le jardin où je m’assois La clarté s’obscurcit et une pipistrelle navigue Toutes membranes dehors Le hérisson lave son museau dans un fond d’eau Et les chats assoupis semblent guetter leurs rêves Il fait bon vivre en ces temps difficiles…

les chats dans la cuisine

La nuit, j’ignore pourquoi, les mots sont plus longs à circonvenir aux idées qu’en pleine clarté. Est-ce l’ombre grise des chats qui batifolent, le frottement des fantômes contre le dos de l’homme qui écrit, ou la mort qui s’approche d’un lit dans lequel on…

poker without jocker (sniff!)

Paulo trouvait dans les parties de cartes des pays dont il franchissait par la ligne blanche des nuits et des narines les frontières de l’aube. Il s’était mis à jouer quand sa femme l’avait quitté, elle qui aimait plus les taureaux de l’Alentejo que…

la chambre noire

Dans la pièce il n’y avait qu’un petit lit, une chaise sur laquelle j’étais assis et une écritoire assez rustique. Un seul tableau au mur, défraîchi. Un lavabo et une cuvette avec son broc, dans un angle, sous lequel on avait glissé le pot…

Jacqueline

Ah, Jacqueline ! J’aurais tant aimé vous parler de Jacqueline, avant qu’elle ne sorte de ses gonds, prenne la porte et l’emporte avec elle vers une destination inconnue. Cela est si loin ; pourtant je porte encore les stigmates de ses ongles plantés sur…

lettres à Henriette (1973-1980)

Lettres à Henriette Préambule Mon père est mort en 1974, le jour de son anniversaire. Il avait pile 60 ans. Henriette, son épouse et veuve, est morte à son tour en 2014, à l’âge de 95 ans. La maison familiale, sans cachet spécial, a…

le dialogue

Quand le lion retira sa crinière et l’ours son gros bedon, ils sentirent, l’un comme l’autre, qu’ils allaient parler d’égal à égal. Ce qui fut. A l’époque,elle était amoureuse d’un chameau. Un de ces mystères de la nature qui vous fait finir en été…

la maïeutique du gros lard

J’ai posé mes mains sur mes seins, les ai caressés de longues minutes avant de descendre mes doigts, un à un sur mon ventre rebondi. Les yeux clos, je suis parti à la recherche de mon nombril, caché au milieu de n’importe qui, d’une…

La ultima hora

C’est l’heure fameuse où l’homme ne sait S’il se fourvoie en d’inutiles rixes, L’heure du dernier combat Celui qu’enjoint la poésie A poursuivre son chemin C’est l’heure fameuse de la pause Du café noir au pied des marches Avant que sur le marbre Les…

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