Catégorie : écrits ici et pas ailleurs (heureusement!)

Amours nocturnes d’un ermite (brrr)

J’avais tellement peur de dormir seul dans ce grand lit Que j’ai réveillé les mortes pour me tenir compagnie. Elles s’en vinrent nombreuses et par ma foi bien heureuses De partager ma couche : un homme nu dans un lit douillet Toutes frissonnantes les ombres…

A las señoritas

Moi dans mon fort intérieur, toi dans ta tour d’ivoire, Ô Malagueña, belle musicienne de Malaga, Qui encercla mes reins de tes deux bras usés Comment le temps a-t’il pu disperser nos baisers Aussi rares qu’onéreux sur la salive des malheureux Et toi, la…

Le silence des pierres

J’ai connu des cailloux Qui chantaient sous mes pas Des marbres de tombeaux Qui racontaient la joie de vivre Le flux des rivières libres Les doigts glacés et l’orgueil amoureux Des jouisseurs désespérés Les hanches musicales de femmes Pendues aux cordes lacrimales Les larmes…

noir chocolat

Tous mes synapses étaient en grève Et la seule chose qui circulait Dans mes neurones atrophiés Était une idée fixe, Une envie folle d’écrire Un texte très pur très noir Avec de l’encre de chocolat Equateur ou Guatemala Un texte qui vienne des hauts…

un vieux diable entre noir et blanc

Diable servile qui vend aux filles des jupons frais Que la jeunesse soulève enchante et fait rire Sache que l’encre de ma plume trempe dans la farine Pour mieux décrire mes nuits les tiennes, la nôtre, Sache qu’aux chiffons secs la noirceur d’un tableau…

La Terre à plat ventre

Tout est écrit et tes cris de grillon Tes certitudes de terre plate, Tout cela est tellement résonnable Que des hordes de barbares écoutent Le chant des larmes de la ronde Planète Tant rien n’est net, tout superflu, Infinités de flux ne reniant rien,…

Joëlle versus la mère Noël

Quand Joëlle a tenté de m’étrangler avec son chapelet je lui ai avoué que je ne l’avais jamais trompée avec le père Noël, le patron de la fabrique de petits sabots que tous les lutins qui travaillent avec lui rabotent vingt quatre heures sur…

Maudit oreiller !

Sur l’oreiller j’ai déposé mes deux oreilles Pour que les abeilles fatiguées s’y réfugient Après avoir butiné les fleurs du mal des hommes Juste un lieu sûr pour elles, un bourdonnement Qui ne soit pas celui des avions, juste leurs ailes Et la douceur…

Le panda suspendu

Comme la cave d’Ovide était vide Je me réfugiais dans le lit d’Ophélie J’avais le bambou elle avait d’la bouteille Du miel et de la musique dans les oreilles Je pensais qu’elle grimperait à l’ arbre tel un panda Mais me suis trouvé piégé…

le carnet de chevet

Sur ma table de chevet un petit livre de Francis Ponge que mes yeux n’atteignent pas sous la lampe trop faible pour ma vision. Il me faut le rayon de soleil sur le canapé du petit salon pour obtenir la clarté du discours et…

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