Catégorie : écrits ici et pas ailleurs (heureusement!)

Vingt sept vingt huit vingt neuf…etc

Ce soir la nuit est tombée à cinq heures. Il n’y avait pas encore de morts, juste des doigts gelés. Les enfants les suçaient, blottis entre les seins gonflés de leurs mères enceintes. Sur cette mer, noire, où naviguent les naufragés, dans l’étrange écume… Continue Reading « Vingt sept vingt huit vingt neuf…etc »

Un conte pour enfants pas sages : Rabdalou, le petit loup.

Rabdalou le petit loup. Rabdalou était pépouz dans la grotte où logeait toute la famille. Dans ce pays lointain qui se nommait le Balkanyland, la meute s’était réfugiée dans les monts escarpés et observait le monde des humains en riant. Quand l’hiver roidissait leur… Continue Reading « Un conte pour enfants pas sages : Rabdalou, le petit loup. »

Plumitif, plumitive, oiseaux de proies ?

J’ai parfois pensé qu’écrire était comme un chant de nouveau né : le cri primal. Désormais, à l’approche de la mort, j’ai retrouvé la source de tous mes mots perdus, égarés par la jeunesse des brouillons, l’obsolescence des années. Disparaître dans le silence, la dernière… Continue Reading « Plumitif, plumitive, oiseaux de proies ? »

Frontière.

Elle me tend les bras, non, elle étend le linge Sur le fil de l’étendoir, sans barbelés ; elle sourit. Le fil de fer est rustique et je l’observe faire Ce geste qui nous sépare, le parfum des lessives, Elle de l’autre côté, moi ici… Continue Reading « Frontière. »

Minuit moins une, paraît-il…le temps des têtes grosses comme des citrouilles, Cendrillon !

Les nuits s’allongent en novembre, Où seras-tu le 22 décembre, Peut-être loin de ce monde qui plonge Dans la sinistre obscurité Quand tu te souviendras Pour la dernière fois De ces persiennes en contrevent, Que tu disais génoises, Parce que dans un hôtel De… Continue Reading « Minuit moins une, paraît-il…le temps des têtes grosses comme des citrouilles, Cendrillon ! »

Un cercle familial rond comme un ballon.

Mon père avait la vessie prolétarienne, et disait souvent il faudrait pisser sur l’incendie pour éteindre le feu qui couve. Ma mère quant à elle voyait souvent un éléphant dans le couloir qui, disait-elle, l’empêchait de sortir de la précarité pour aller à l’église… Continue Reading « Un cercle familial rond comme un ballon. »

Généalogie des vieilles branches .

Il voulait rire de tout mais ne se moquer de personne Et quand ils l’ont pendu seul l’arbre a cédé une branche Qui est tombée sur le magistrat, le militaire et le prêcheur Assemblés au pied de ce vieil arbre qui apportait l’ombre A… Continue Reading « Généalogie des vieilles branches . »

Odalisque

ODALISQUE (Femme assise à la porte du jour) Elle fait un signe d’espoir sur le jour qui se lève( conservation du blanc en fond, verdoiement de l’habit en contre champ) La chevelure est trop rougeoyante (le henné initial forme l’ombre du sol, c’est une… Continue Reading « Odalisque »

Caméléon

Il est quatre heures trente à l’horloge, La gare de Vintimille est déserte Les autres sont partis quand ils ont entendu Le ronflement des hérissons qui patrouillent Chaque soir vers minuit dans le hall La salle d’attente était fermée à clé J’étais déjà dedans,… Continue Reading « Caméléon »

Cosas lindas del amor pasado.

Paysages de la société de consommation. (préambule à lire en ouvrant le lien) Je m’appelle Miguel, Michel ici. Ne comptez pas sur moi pour vous parler de la crise mondiale et pleine de soleils misérables, non. Je suis trop jeune, j’ai trente quatre ans.… Continue Reading « Cosas lindas del amor pasado. »

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