Archive | gens connus RSS for this section

Un coup de ballet réjouissant : Pina Bausch

Par ce temps bien tristounet qu’il est bon de regarder et d’écouter un extrait du « Sacre du Printemps » du bel Igor Stravinsky (était-il vraiment beau ? me demande Chinette) au théâtre des Champs Elysées en 2013. (non, mais sa femme était magnifique, un vrai oiseau de feu, grande jalouse ! réponds-je)

 

sur Brel par Brassens

 

Bien sûr nos coeurs perdent leurs ailes

mais voir un ami pleurer…

(la vérité qui nous évite)

On se croit mèche on n’est que suie…

 

 

un petit roupillon

En attendant de marcher au plafond, ou de regarder la planète bleue depuis Philaé et les astéroïdes associés (ex éditions du Castor Astral), -bande son de Moriarty en studio actuellement pour sa version stellaire)

 

http://www.tdg.ch/vivre/Il-fait-une-sieste-au-bureau-et-devient-une-star-du-web/story/20050119

Cavanna, 90 ans et s’en va… Place aux d’jeuns, y a de quoi faire !

Co-fondateur d’Hara-Kiri dans les années soixante, avec des gens comme Delfeil de Ton, le professeur Choron, Reiser  et d’autres, il fait partie de ces gens qui en vieillissant (sauf Reiser qui est mort jeune en glissant sur une peau de banane) se rangent (le Nouvel Obs, Match pour Wolinski, etc). Bref, Cavanna est devenu comme une rafalée de gens de son époque, un de ces vieux que l’imaginaire collectif a oublié, et c’est tant mieux quelque part. Sans négliger pour autant une oeuvre littéraire qui doit encore (?) plaire, mais sur laquelle je n’ai jamais accroché, pour ma part. Ni ignorer la vie d’un homme qui bouffa de la vache qu’il avait lui-même enragée pour mieux survivre en littérature.

Ciao,  F.

 

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/01/30/03005-20140130ARTFIG00112-francois-cavanna-il-a-fait-de-sa-vie-un-roman.php

http://www.20minutes.fr/medias/1285150-20140130-journaliste-francois-cavanna-deced

interview de François Hollande sur France 2, ce soir…

c’est fou, le cloud mélangé à la langue de bois et aux faux problèmes abordés (= les vrais problèmes passés à l’as). Entre le terrorisme dictatorial d’un Beppe Grillo, les mesures que  prend Cameron en ce moment (comme toujours, des mesures sociales à la Thatcher visant à restreindre les droits de tous les non-natifs anglais), les montées du fascisme partout en Europe (des affiches de Marine Le Pen fleurissent à des endroits stratégiques de rues, quant à la visibilité et la difficulté d’arrachage par de quelconques quidams. L’organisation plus que militaire et profondément ancrée des néo-nazis (Ex Allemagne de l’Est, par exemple, mais également ex pays de l’union soviétique).

Et le type, il écrit tout ça pour placer son (mauvais, nullissime) dessin sur son blog ! Et pendant ce temps là, Tatie Niouk se bronze tranquille dans l’hémisphère sud!

N’en faisons pas tout un fromage. Tout de même !

//

Victor Hugo -pas l’autre Hugo (Chavez)-, de temps en temps

Très beau poème !

Noces et festins.

La salle est magnifique et la table est immense.
Toujours par quelque bout le banquet recommence,
Un magique banquet, sans cesse amoncelé
Dans l’or et le cristal et l’argent ciselé.
A cette table auguste, où siègent peu de sages,
Tous les sexes ont place ainsi que tous les âges.
Guerrier de quarante ans au profil sérieux,
Jeune homme au blond duvet, jeune fille aux doux yeux,
Enfant qui balbutie et vieillard qui bégaye,
Tous mangent, tous ont faim, et leur faim les égaye,
Et les plus acharnés sont, autour des plats d’or,
Ceux qui n’ont plus de dents ou n’en ont pas encor !
Casques, cimiers, fleurons, bannières triomphales
Les lions couronnés, les vautours bicéphales,
Les étoiles d’argent sur le sinople obscur,
L’abeille dans la pourpre et le lys dans l’azur,
Les chaînes, les chevrons, les lambels, les losanges,
Tout ce que le blason a de formes étranges,
De léopards ailés, d’aigles et de griffons,
Tourbillonne autour d’eux, se cramponne aux plafonds,
Se tord dans l’arabesque entre leurs pieds jetée,
Plonge un bec familier dans leur coupe sculptée,
Et suspend aux lambris main drapeau rayonnant,
Qui, des poutres du toit jusqu’à leurs fronts traînant,
Les effleure du bout de sa frange superbe,
Comme un oiseau dont l’aile en passant touche l’herbe.

Et comme à ce banquet tout résonne ou reluit,
On y croit voir jouter la lumière et le bruit.

La salle envoie au ciel une rumeur de fête.
Les convives ont tous une couronne en tête,
Tous un trône sous eux où leur orgueil s’assied,
Tous un sceptre à la main, tous une chaîne au pied ;
Car il en est plus d’un qui voudrait fuir peut-être,
Et l’esclave le mieux attaché c’est le maître.

Le pouvoir enivrant qui change l’homme en dieu ;
L’amour, miel et poison, l’amour, philtre de feu
Fait du souffle mêlé de l’homme et de la femme,
Des frissons de la chair et des rêves de l’âme ;
Le plaisir, fils des nuits, dont l’œil brûlant d’espoir
Languit vers le matin et sa rallume au soir ;
Les meutes, les piqueurs, les chasses effrénées
Tout le jour par les champs au son du cor menées ;
La soie et l’or ; les lits de cèdre et de vermeil,
Faits pour la volupté plus que pour le sommeil,
Où, quand votre maîtresse en vos bras est venue,
Sur une peau de tigre on peut la coucher nue ;
Les palais effrontés, les palais imprudents
Qui, du pauvre enviées, lui font grincer des dents ;
Les parcs majestueux, pleins d’horizons bleuâtres,
Où l’œil sous le feuillage entrevoit des albâtres,
Où le grand peuplier tremble auprès du bouleau,
Où l’on entend la nuit des musiques sur l’eau ;
La pudeur des beautés facilement vaincue ;
La justice du juge à prix d’or convaincue ;
La terreur des petits, le respect des passants,
Cet assaisonnement du bonheur des puissants ;
La guerre ; le canon tout gorgé de mitrailles
Qui passe son long cou par-dessus les murailles ;
Le régiment marcheur, polype aux mille pieds ;
La grande capitale aux bruits multipliés ;
Tout ce qui jette au ciel, soit ville, soit armée,
Des vagues de poussière et des flots de fumée ;
Le budget, monstre énorme, admirable poisson
A qui de toutes parts on jette l’hameçon,
Et qui, laissant à flots l’or couler de ses plaies,
Traîne un ventre splendide, écaillé de monnaies ;
Tels sont les mets divins que sur des plats dorés
Leur servent à la fois cent valets affairés,
Et que dans son fourneau, laboratoire sombre,
Souterrain qui flamboie au-dessous d’eux dans l’ombre,
Prépare nuit et jour pour le royal festin
Ce morose alchimiste, appelé le Destin !

Le sombre amphitryon ne veut pas de plats vides,
Et la profusion lasse les plus avides ;
Et, pour choisir parmi tant de mets savoureux,
Pour les bien conseiller, sans cesse, derrière eux,
Ils ont leur conscience ou ce qu’ainsi l’on nomme,
Compagnon clairvoyant, guide sûr de tout homme,
A qui, par imprudence et dès les premiers jeux,
Les nourrices des rois crèvent toujours les yeux.

Oh ! ce sont là les grands et les heureux du monde !
Ô vie intarissable où le bonheur abonde !
Ô magnifique orgie ! ô superbe appareil !
Comme on s’enivre bien dans un festin pareil !
Comme il doit, à travers ces splendeurs éclatantes,
Vous passer dans l’esprit mille images flottantes !
Que les rires, les voix, les lampes et le vin
Vous doivent faire en l’âme un tourbillon divin !
Et que l’œil ébloui doit errer avec joie
De tout ce qui ruisselle à tout ce qui flamboie !

Mais tout à coup, tandis que l’échanson rieur
Leur verse à tous l’oubli du monde extérieur ;
A l’heure où table, et salle, et valets, et convives,
Et flambeaux couronnés d’auréoles plus vives,
Et l’orchestre caché qui chante jour et nuit,
Epanchent plus de joie, et de flamme, et de bruit,
Hélas ! à cet instant d’ivresse et de délire,
Où le banquet hautain semble éclater de rire,
Narguant le peuple assis à la porte en haillons,
Quelqu’un frappe soudain l’escalier des talons,
Quelqu’un survient, quelqu’un en bas se fait entendre,
Quelqu’un d’inattendu qu’on devrait bien attendre.

Ne fermez pas la porte. Il faut ouvrir d’abord.
Il faut qu’on laisse entrer. – Et tantôt c’est la mort,
Tantôt l’exil qui vient, la bouche haletante,
L’une avec un tombeau, l’autre avec une tente,
La mort au pied pesant, l’exil au pas léger,
Spectre toujours vêtu d’un habit étranger.

Le spectre est effrayant. Il entre dans la salle,
Jette sur tous les fronts son ombre colossale,
Courbe chaque convive ainsi qu’un arbre au vent,
Puis il en choisit un, le plus ivre souvent,
L’arrache du milieu de la table effrayée,
Et l’emporte, la bouche encor mal essuyée !

Le 20 août 1832.

Victor Hugo.

lien du site : http://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-noces-et-festins.php

 

//

Dave Brubeck, Oscar Niemeyer, les vieux ne tiennent plus la route, baby

Disparus à quelques jours d’intervalle et en attendant notre tour, Chinette, rendons un petit hommage à ces nonagénaire et centenaire …

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=faJE92phKzI

Oscar Niemeyer, article tiré du journal « la Croix » du jour : http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Oscar-Niemeyer-architecte-engage-et-hedoniste-_NG_-2012-12-06-884322

requiescat in pace…

canicule on the rock

La chaleur envahit les réfrigérateurs et la calotte glaciaire du petit pôle nord du congélateur fond à vue d’oeil. Les esquimaux à peau chocolatée suintent et bientôt leur chair vanillée laissera place à un vieil os de morse en micocoulier. Pendant ce temps les forêts brûlent, comme chaque été, dans l’hémisphère nord, incendies  initiés par des malades ou des inconscients.

Il ne nous reste qu’une chose à faire : descendre au Carlton de Cannes pour y voir des oeuvres originales de René Gruau, ce géant de l’illustration de mode :

Pour un coup d’œil privilégié sur le travail de l’illustrateur, la galerie Sylvie Nissen de Cannes propose tout l’été une exposition d’oeuvres originales : « René Gruau, le maître des élégances ». Deux options pour une leçon de style unique.

Ensuite, baignade au pied du Martinez, un martini James Bond en main, avec sa paille.

décollage imminent

regardez bien cette photo. Tout d’un coup, la vierge va s’élever, toute seule, dans les airs, propulsée par un moteur dissimulé sous sa robe. Après, il ne restera qu’un peu d’herbe brûlée sur le sol, et les hommes viendront y faire la sieste et bronzer avec leurs copines. Chaque année, le spectacle est le même, et le monde toujours au rendez-vous.

%d blogueurs aiment cette page :