Catégorie : les mardis de la popoésie

le mardi c’est poésie : Paul Valéry

j’irai goûter à Sète ce poète subtil, mais ne soyez pas jaloux, la Méditerranée vous aime tous!   le cimetière marin :

le mardi c’est poésie : Hugo von Hofmannsthal (1874-1929)

Ballade de la vie extérieure Et des enfants deviennent grands, les yeux profonds, Et ignorants de tout, deviennent grands et meurent, Et tous les hommes suivent leurs chemins. Et des fruits sucrés naissent des fruits âpres Et la nuit tombent au sol comme des…

le mardi c’est poésie : la corde la hulotte et le coucou

Suspendue à un lustre une corde pendait Que balançait un courant d’air frais Une hulotte dans le grenier remontait Sa culotte sans réveiller le coucou Avec lequel elle avait passé minuit L’heure zéro et les ultimes douze coups Les pipistrelles crachotaient, le silence Marmonnait…

La ultima hora

C’est l’heure fameuse où l’homme ne sait S’il se fourvoie en d’inutiles rixes, L’heure du dernier combat Celui qu’enjoint la poésie A poursuivre son chemin C’est l’heure fameuse de la pause Du café noir au pied des marches Avant que sur le marbre Les…

le mardi c’est poésie : « tirée par les oreilles »

Ce soir c’est promis j’enlève mes oreilles et je dors dans ton lit. Tu me liras des vers de Daphné du Maurier et mes doigts franchiront La lisière du bois où tel un cerf oublié des guerres religieuses Auprès de toi le brame les…

le mardi c’est poésie : monsieur Dieu, chef de service de l’inutile?

Bonjour monsieur m’a-t’il dit, vous savez que vous êtes Un imbécile, un crétin, un moins que rien, J’ai répondu oui et il a souri. Il a surenchérit : Et moi pour qui me prenez-vous , votre sosie, Votre maître à ne pas penser, à un détail…

deux courts poèmes désabusés

  J’avais usé mes dents dans de courtes paroles Dans cette guerre des mots aux sourires d’ivoire Comme infinie la nuit ouvre de faux espoirs Telle une allégorie j’engendrais une Histoire Qui répondrait aux cris, l’espoir d’un nouveau monde J’étais inscrit, braillard et médiatique…

Le mardi, c’est poésie : Louis Aragon (« les trois Pâques de l’année »)

les trois Pâques de l’année A la première Pâque il fleurit des lilas La terre est toute verte oublieuse d’hiver Tout le ciel est dans l’herbe et se voit à l’envers A la première Pâque   A la Pâque d’été j’ai perdu mon latin…

Poésie interlope

Sur la mappemonde de tes fesses Tant de tsunamis ont infléchi mes ondes Qu’entre tes seins ronds ma paresse Enfin s’ouvre au sommeil , à la vie vagabonde Certes il est loin le temps des plaisirs printaniers Des culottes oubliées auprès des vieux cyprès Et…

la Poésie, la Femme, et l’Homme anéanti.

La Poésie, la Femme, l’œil humide de la flamme, Qui se souvient d’un jour avoir lu son regard Quand passait la première l’autre fuyait son âme Dans un baiser factice qui comblait son retard. L’Homme, éternel satisfait, que l’Amour rend aveugle Lisait dans les…

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