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le street art (Space Invaders) et les tristes coquins

Comme l’indique l’article joint  (voir le lien), la ville de Paris va porter plainte suite au vol de différents petits extra-terrestres en carrelage fixés sur les murs de la ville depuis plus de quinze ans. Il faut dire que depuis, et ce n’est pas un cas unique, les streets artistes ont acquis une certaine gloire et sont exposés dans les galeries, ce qui peut apparaître comme une reconnaissance souvent justifiée.

Découvrir un petit monstre à l’angle d’une rue est devenu pour moi un jeu (j’en ai repéré un peu partout, Pau Prague Londres Paris…, au fil du temps et de mes petits voyages en Europe. Tous ont été photographiés, pour ma collection (au rabais !). Il en va de même pour « le chat », que je shoote quand il me surprend au détour d’un mur. Ce sont des plaisirs de gamin qui ne dérangent personne, mais que des imbéciles volent pour les revendre : autant en fabriquer soi-même, de plus créatifs.

Le site de Space Invaders: http://www.space-invaders.com/home/

 

Parachutage sans parapluie d’une baleine à Paris

Jacques Prévert (et Kosma) aurai(en)t apprécié ! Captain Boomer, encore des belges !

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/07/21/01016-20170721ARTFIG00107–paris-une-baleine-echouee-sur-les-bords-de-seine.php

 

petits poèmes du cru qui puent des pieds

Chez Bashung

La nuit je dors, je mens aux morts,

La nuit je viens, je me retiens,

Charmant garçon un peu gascon

J’aime les cons, la nuit m’adore,

Je mords ta peau, tes mains d’or,

La mort n’est rien entre tes reins,

La nuit tu râles, le jour tu pleures,

Que mentent les morts sous tes baisers

Je reviendrai, te retiendrai,

Charmant garçon un peu gascon,

Mais toi qui tant me connais sais

Nul souvenir nulle empreinte retors

Cette nuit sur ton corps glissera.

La nuit je dors, je mens aux morts.

AK Pô

09 05 2017

Ptcq

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Chez Carmen

J’irai dormir dans l’auberge espagnole,

Baiser les putes, boire la gnôle,

J’ épuiserai mes jambes mortes

Dans le bois de mon sexe tendu

A l’aube m’attendront les huissiers

Créances impayées de ma liberté

Et sur l’oreiller sale ton sourire

Tes soupirs, tes balivernes et ton corps cru

Témoigneront de ma culpabilité.

J’avoue avoir menti et ce toute ma vie

En toutes saisons, en plaines déraisons

A hauteur d’horizons, jambes flageolantes

Pince Monseigneur brisant le verre fragile

Liberté surveillée j’épuiserai dans le bois

Mon sexe plein de sève, tes soupirs, tes vents

Mes roupètes et cette roseraie qui sent les yeux fermés.

Mais au poste frontière, au douanier

Qui veut tant t’épouser, tu diras : non,

La place est prise par un contrebandier

Qui a déjà mis ses deux doigts dans l’apprise.

AK Pô

09 05 2017

Ptcq

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Chez les poilus

Tu ne me trouveras pas sur une page blanche l’encre est dans mes pas

Et je marche la nuit pour n’affronter que l’horizon des aubes

Je ne sais d’où je viens où je vais mais j’avance sans le savoir

Sur le même chemin que toi et tu ne me trouveras pas

Dans l’encre sympathique des écrits distanciés, tu sauras

Que la plume et l’envol font les destinées de l’oiseau, que le merle

Dans l’immense privilège que j’ai d’un jardin au pied des Pyrénées,

Pépie en permanence jusqu’à nous casser les oreilles, ok, j’ai voté Macron,

Mais les enfants qui liront ça dans cinquante ans diront quel vieux con,

Il a caressé les promesses de jeunes fessiers arrondis de paresses

Lui qui n’y connaissait rien voilà qu’il comprend tout : signez, ici !

C’est l’aventure de l’homme mort, celui qui croit qu’un meilleur monde

L ‘attend au bout de son fusil. Qui revient de la guerre la feuille blanche

Teintée de sang, oh non, pas du sien, mais celui de son ennemi.

Oeil pour œil dent pour dent. Ils se regardaient depuis des mois,

ils se faisaient des signes d’une tranchée à l’autre et puis un soir

Il a fallu tirer. Il a fallu que les hommes éteignent l’humanité

Pour qu’un concert de feu et d’explosions, d’artifices meurtriers

Voient s’ouvrir une page blanche dans l’encre de leurs pas

Et ce soir, c’est moi qui écris, sans un mot, sans plume, oiseau

D’un meilleur monde qui ne sait d’où il vient, où il va : sinon lui.

(et Jimmy Oihid!)

Et pendant ce temps-là on ne sait pas où l’on va…

Entre les élections françaises et les érections Trumpistes tout le monde navigue à vue.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/25/donald-trump-face-a-kim-jong-un-jeux-dangereux-dans-le-pacifique_5117143_3232.html

Heureusement que nous avons pour nous détendre la vraie vie et ses petits chatons venus grossir (temporairement car deux sont réservés) la bande à Léo (la mère des petits et patronne de tous les autres minous).

Patachon, Rouquinou et Grassouillette font du tourisme

Bien installés sur leur table tournante, les trois minous se sont payé un petit voyage (Biarritz, Berlin, Bilbao) pendant que Chinette et Chinou maniaient les ciseaux , l’une pour les costumes du prochain spectacle de théâtre enfants, l’autre pour ne pas trop se tourner les pouces…

(cliquez pour agrandir les images !)

C’est pas le tout, va falloir se bouger les fesses ! (gare aux chats teignes)

Chinette s’est connectée sur des danses d’Afrique noire, et c’est vraiment dansant et marrant ! par ici la bonne soukouss qui fait trembler la planète…

Les minous ne semblent pas dérangés, il faut dire qu’ils rentrent de leur premier concert . leur groupe s’appelle « les chats teignes ». Si jamais ils se produisent près de chez vous, n’hésitez pas à leur apporter des croquettes!

Le beau collage de Chinou !

 

Par contre, Chinette et moi ne sommes pas du tout contents du sort réservé à M. Chat, dont le minou est trop sympa .

http://www.sudouest.fr/2016/10/13/l-artiste-m-chat-condamne-a-une-amende-pour-ses-dessins-de-felins-gare-du-nord-2533758-4697.php

 

IMGP2566

Lek et Sowat

Il y a six ans, ils faisaient leurs courses dans un hypermarché de 40000 m² (http://mausolee.net/), aujourd’hui ils sont en résidence à la villa Médicis, à Rome… La classe !

http://www.villamedici.it/fr/r%C3%A9sidences/pensionnaires-depuis-1666/m/malek-fr%C3%A9d%C3%A9ric/

« une vie meilleure » entre autoroute et Echez (rivière)

Je les avais cherché dans les rues de Juillan, près de Tarbes, mais les territoires communaux sont vastes et comme j’ai perdu la boussole depuis quelques mois, impossible de trouver l’endroit où avait opéré la bande de joyeux filous !

Ils oeuvraient pour aider une asso, « une vie meilleure », qui s’occupe de gosses en difficulté(s). Le temps a passé, la peinture a séché, et l’eau de l’Echez a dû se jeter dans l’océan avant que Chinette et Chinou (en demandant à des chasseurs, puis à des gens rinçant les boyaux du pêle porc dans le ruisseau et enfin à un papi promenant ses chiens…). Mais nous avons fini par trouver. Voici donc la moisson d’images réalisées ce samedi (hier) matin, en banlieue tarbaise. Ouvrez l’oeil !

 

Ki Ka fôché mes crayons de kouleur ? C enkor Nakre!

Je n’étais pas passé dans ce quartier depuis quelques mois et y ai découvert quelques nouvelles fresques frasques signées Nacre, l’incontournable et excellent graffeur. C’est toujours un régal visuel .

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