JO: l’or du perchiste Renaud Lavillenie

Ayant franchi la barre des 5.97m, notre héros de la voltige en a laissé ses baskets en plein ciel, comme suspendues au fil de l’évènement planétaire. Mais une question a titillé Chinou : pourquoi n’y a-t-il pas d’épreuve de saut à la perche féminin ? Réponse immédiate de Chinette : les femmes n’ont pas besoin de cet ustensile pour s’envoyer en l’air. La réponse est un peu spécieuse, certes, mais il faut dire qu’à l’épreuve féminine de la courte échelle, les hommes sont toujours restés au ras du gazon.

Un petit carré de fraîcheur

La châleur caniculaire , qui se fait d’année en année plus présente dans nos petits catalogues de vacances à la maison et de  jours travaillés sur le trimard et autres étagères du BTP, a obligé , moralement, Chinette à m’offrir un petit carré de fraîcheur.

« -Et toi, Chinou, qu’est-ce que tu m’offres ?

« – un cône glacé, pistache chocolat, ça t’ira ?

« – tu es adorable, mon Chinou

« – je vais le piquer dans le frigo de mamie et je reviens. Embrasse-moi il faut chaud dans la buanderie !

« – smack ! »

klaxonnez dans les tunnels !

Ca vous rappellera votre enfance, quand papa roulait comme un fou et que votre grand frère frimait avec son petit coupé sport et son klaxon italien !

méfions nous des grosses brutes !

alors qu’ils s’apprêtaient à lui tomber dessus, le petit nacelliste mongol a eu juste le temps de taper la phrase magique sur son clavier et a ainsi pu pétrifier ces deux géants aux faciès patibulaires.  Avant que ne nous assaillent les guerriers Massaï amassés, jetons du lest par dessus bord, ma mongole fière !

De l’appétit fantasmé des flamants (roses ?) d’eau douce.

Chinette cuisine pour ce soir des grenouilles et, en les regardant sautiller dans la poêle, Chinou, ce flamand rubicond du piémont pyrénéen, a pu constater la similitude avec des rondeurs évocatrices de fesses, mais un peu plates. Avec de l’aïl,  du persil et une pointe de beurre, cependant, après un court séjour dans le four, il ne fait aucun doute que plates ou pas, ces petites fesses-là glisseront sous la langue du Gargantua de la petite Province, et qu’un rot, gai comme le pet d’un pinson, viendra s’épandre en guise de tue-mouches. Car telle est la vie à la campagne, savoureuse et pétaradante. Mais rude pour les convives descendus de la ville.

 

Devinette

L’une de ces portes est virtuelle, l’autre réelle. La vraie vous donnera accès à un logement cosy, avec une chambre au sommier et au matelas somptueux, un réfrigérateur bien garni dans la cuisine (toutes les mesures d’hygiène sont remplies, et les produits sont classés grande gastronomie locale). Un endroit de rêve vous attend.

L’autre porte, l’immatérielle, bien que d’apparence aussi réelle que la première citée, vous entraînera dans un voyage quasi immobile sur Mars, à bord d‘un petit robot de quelques milliards d’euros se déplaçant à la vitesse maximale de 20 mètres par jour, autant dire un ennui phénoménal dans des contrées affreusement désertes ( impossible de fumer en se penchant au hublot, pas la moindre chance d’apercevoir Usein Bolt passer en fusée).

L’heure est donc venue de faire votre choix. Cocooner ou explorer Mars au mois d’août. A moins que vous ne préfériez la plage, mais ce n’est pas dans la règle du jeu. Dommage.

une décision estivale : l’ascétisme à Sète

Pour lutter contre l’embonpoint qui nous guette, Chinette et moi ( Chinou),  avons décidé de nous revêtir d’une cuirasse en acier, sorte de sarcophage à vocation sudatoire, certes mortifiante mais surtout libératoire de surcharge pondérale .  Les premières découpes assemblées et soudées à froid semblent très concluantes quant à l’efficacité recherchée.( Ainsi que le montre la photo en couverture). Seyante, de belle coupe, harmonieuse dans ses courbes, la tenue scaphandrière de Chinette lui va à ravir. D’autant qu’ainsi intégralement parée, nul son n’émerge de l’intérieur, ce qui permet à l’intéressée de fondre lentement dans un espace silencieux, offrant de plus un recueillement monacal idoine.

Une température de 35° est prévue dans la journée, à Sète, où nous sommes en vacances.  Nous verrons ce soir si la perte de poids correspond à nos attentes. Si c’est le cas, la fabrication industrielle de la cuirasse amaigrissante sera envisagée, ce qui paiera nos vacances ( tous les documents sont prêts pour vendre les droits d’exploitation, ne manque que le gogo qui les signera).

Marcher, éloge des chemins et de la lenteur

Un nouvel opus de David Le Breton (ed Metailié, 9 euros), dont voici un (très) court extrait :

« Dans  Eloge de la marche j’ai évoqué cette humanité assise et immobile qui nous caractérise aujourd’hui, le fait pour nombre de nos contemporains de passer de leur lit à leur voiture et à leur bureau avant de revenir s’asseoir devant la télévision le soir venu. Corps superflu, surnuméraire, encombrant (Le Breton, 2011) mais qui se rappelle à l’ordre par le sentiment de malaise d’être ainsi mis entre parenthèses. Puisque la condition humaine est une condition corporelle, un exercice régulier de compensation s’impose en courant ou en marchant inlassablement sur des tapis de jogging en écoutant la même musique que dans sa voiture ou dans ses déplacements urbains, ou en regardant la télévision judicieusement placée. Une telle activité est un exorcisme de la marche et une manière utilitaire de se  dépenser sans avoir à se confronter au risque de la rencontre ou de découvrir des paysages de toute beauté. Dans la salle de mise en forme ou chez soi, à l’abri de toute surprise, l’individu satisfait alors à une hygiène en se garantissant que ses habitudes sédentaires ne seront pas battues en brèche. En tournant dans son bocal,il s’affranchit de la peur de la rivière. « Quant à moi, dit Stevenson, je voyage non pour aller quelque part, mais pour marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager. L’important est de bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, de sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants » (1978,76).

Un auteur qui donne envie de lever le pied, comme la plupart de ces écrivains aventuriers et arpenteurs (Nicolas  Bouvier, Sylvain Tesson, Jacques Lanzmann, Kenneth White, Victor Ségalen,…)

les bars beaux les bobards et les barbeaux

Article rigolo et instructif (?) sur la mode des « bars à … », paru dans « le Monde » de ce jour. Un article signé Guillemette Faure, qui mérite un bar à bises.

une nouvelle discipline aux JO: la Haute Voltige Aérienne

Une nouvelle discipline fait son apparition cette année aux JO:  la Haute Voltige Aérienne.

En médiatisant au niveau planétaire tous les pilotes, kamikazes, escrocs de haut vol et autres monte-en-l’air, ceci dans le but avéré de renforcer l’industrie aéronautique et de développer sous l’arc des loopings et autres feuilles mortes les ventes de coucous aux princes, aux nations en guerre et à quelques égéries planantes, le but peut sembler atteint. Cependant, un lobby de rebelles, regroupé sous l’appellation des Voltigeurs , vient de porter plainte contre le CIO, en réclamant une part du butin que ces jeux sont censés rapporter aux sponsors (Boeing et Airbus, dans la catégorie acrobaties gros porteurs, ne manqueront pas de faire le buzz, mais la concurrence est tellement rude que des jeux olympiques uniquement réservés à cette entité s’avèrerait plus élégante, plutôt que d’aller polluer les stades et les terrains de sport de fumigations pétroliférantes).

A moins qu’un mix ne s’organise dans les années futures, style 400 m sous les rafales, ou steeple chase sous les bombardements, voir lancer du javelot entre deux Mach. La panoplie est fournie et généreuse, valable autant pour les gameurs que pour les jet-setteurs.

En attendant, faisons la bombe.

Pour vérifier la véracité de ce propos, cliquez où vous voulez.

%d blogueurs aiment cette page :