derrière la ligne de crêtes des Pyrénées, l’Espagne en contrebande (du côté de Huesca), le sanctuaire de l’Opus Dei (Torreciudad)

Ces photos datent de quatre ans. Pour le paysage « naturel », rien n’a changé, pour le reste, la question est posée. Chinette et Chinou y retourneront, pour voir…

les mardis de la Poésie : James Joyce, « chamber music »

Mon Amour est légèrement vêtue

Sous les pommiers,

Où les vents joyeux ont le plus grand désir

De courir en compagnie

Là, où se tiennent les vents joyeux pour faire de l’oeil

Aux jeunes feuilles qui passent.

Mon amour va lentement, penchée sur

Son ombre dans l’herbage;

Et où le ciel est une coupe bleu pale

Sur la lande riante,

Mon amour va légère, relevant

Sa robe de ses mains mignonnes

 

Version française par Gilles de Seze

http://www.pierdelune.com/joyce.htm
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Balade passage du Rocher, Lourdes, loin de la grotte, mais en plein centre ville, ce dimanche

Frous frous au pays du gratin

Ce petit diaporama du Monde évoquant une expo qui se tient actuellement à Grenoble.

http://www.lemonde.fr/style/portfolio/2013/05/28/quand-l-industrie-retrace-l-histoire-de-la-lingerie-feminine_3419704_1575563_6.html

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les mardis de la poésie : Verlaine

A un passant

Mon cher enfant que j’ai vu dans ma vie errante,
Mon cher enfant, que, mon Dieu, tu me recueillis,
Moi-même pauvre ainsi que toi, purs comme lys,
Mon cher enfant que j’ai vu dans ma vie errante !

Et beau comme notre âme pure et transparente,
Mon cher enfant, grande vertu de moi, la rente,
De mon effort de charité, nous, fleurs de lys !
On te dit mort… Mort ou vivant, sois ma mémoire !

Et qu’on ne hurle donc plus que c’est de la gloire
Que je m’occupe, fou qu’il fallut et qu’il faut…
Petit ! mort ou vivant, qui fis vibrer mes fibres,

Quoi qu’en aient dit et dit tels imbéciles noirs
Compagnon qui ressuscitas les saints espoirs,
Va donc, vivant ou mort, dans les espaces libres !

les faits divers sont la clé des rêves morts.

Ce fait divers retranscrit dans cet article de Sud-Ouest : http://www.sudouest.fr/2013/05/27/un-corps-retrouve-dans-une-valise-en-mer-identifie-grace-a-la-cle-de-la-victime-1065708-7.php

Nous sommes rentrés dans le véritable monde de l' »imaginaire » et du » cauchemar », devenant ainsi les jouets avec lesquels, en toute ludicité, nous nous sentions vivants et pensions voir, une fois adultes, le monde avec une certaine lucidité, parfois teintée d’altruisme. En deux mots, nous sommes devenus absents et n’avons désormais à attendre que l‘oubli de nous-mêmes. La nature reprendra ses droits, comme à Tchernobyl, le futur n’est que le constat des renouveaux, et l’homme n’est pas sur la liste.

 

Cet article n’est pas sans rappeler le film « plein soleil » (Roney, Delon, Laforêt), magnifique, mais la consonance n’est plus la même, (malgré que ce genre de fait divers soit intemporel).

http://www.youtube.com/watch?v=a6Rty_OqZTc

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