Comme Beaubourg est loin, regardons Gerhard Richter avec des jumelles

Grande rétrospective de l’oeuvre de G. Richter au centre Pompidou de juin à septembre 2012. Pour en savoir plus sur ce peintre aujourd’hui âgé de 80 saisons (x4), il suffit de cliquer sur le lien. C’est un peintre contemporain que je découvre avec plaisir ici,donc inutile de gâcher le vôtre en racontant des salades idiotes sur son compte.

Cependant, cette phrase : « Je n’ai rien à dire et je le dis » est une phrase de John Cage que Richter a faite sienne. me ravit (elle me va comme un gant, mais elle va à tant d’autres personnes qu’il me faudra organiser de petits duels matinaux pour n’en conserver qu’un Maître Auteur (Bibi), respecté de tous, au même titre que le Mètre Etalon, qui ne trouve hélas sa vraie mesure que par l’art  des tricoteurs de kilomètres, style Léo Ferré.

Enfin, pour vous détendre un brin, une petite histoire, si le plaisir vous dit.

Faire sauter les sauterelles à la poêle avant les bouchons de champagne

Entendu parler ce jour sur France culture ( « continent sciences ») d’un petit bouquin réjouissant (du moins par la critique qu’en faisait Rafaële Brillaud) pour les papilles des « enthomophages ».  A écouter en taillant une bavette avec votre sauterelle favorite (si vous êtes charpentier, la sauterelle étant une règle dont un côté se débloque autour de son axe, pour mesurer les angles -ndlr-).

Pour le champagne, évitez de bouchonner vos oreilles, la concentration de bulles peut se révèler explosive. Soit dit en passant.

Elections : nuages roses ou fumées bleues sur la France ?

Aujourd’hui, on se tient coi dans son coin, ou l’on regarde mûrir les coings dans le fond du jardin. Eventuellement, les enfants peuvent jouer aux quatre coins, mais sans déranger les parents, qui augmentent le son de la télé pour mieux s’engueuler sans se faire entendre des voisins, qui eux, reviennent de la pêche, bredouilles.

Les vérités premières (réécoute d’une ancienne chanson de Dominique A), pour le plaisir du jour

Cette chanson est, de mémoire, tirée de l’ album « La Fossette » de Dominique A., quand il enregistrait (musique, paroles et instruments), tout seul dans sa baignoire, avec son magnéto à bandes, début 1990. Un précurseur, comme on dit.Dominique A.

 

La photo en couverture est un reflet de la qualité des oeuvres photographiques livrées aux spectacteurs (gratuitement sauf les bus  à prendre si vous avez la grosse flemme) qui aiment la photo, Valéry Paul, Brassens Georges, et la galerie Docks Sud, et aussi les traversées trans-méditerranéennes  vers  le Maghreb, et le silence des oiseaux, magnifique chanson du même Dominique A.

suite à la question « comment fais-tu l’amour, Cerise ? »…

… Chinette et Chinou ont  reçu un énorme paquet de réponses (goûteuses pour une grande partie) qu’il leur est, pour l’instant, impossible de dépiauter ici, tant que ne seront pas enfouis les épouvantails dans le fond des urnes électorales. Le temps des cerises fera toujours siffler les merles moqueurs, dans toutes les communes de l’Hexagone. Même en cas de déconfiture, ce qui sera le cas pour pas mal d’entre eux (les épouvantails), qui risquent fort de se retrouver sur la paille.

« Allo, t’es où? »

-« Ben, à force de me dire de reculer pour être prise de plain pied ( avec la tête et les pieds non sabrés par tes cadrages approximatifs, faut-il le dire), je suis tombée dans l’eau ! Toi et tes histoires de photographe à la coquille de noix, ça commence à bien faire! »

– » Chinette, je trouve une bouée et j’arrive. Ne dérive pas trop, en m’attendant. »

« – … »

Coup vache pour les oiseaux (mais ils s’en remettront)

Alors que l’on fête le centenaire de la LPO (ligue pour la protection des oiseaux) dont tout le monde médiatique se fiche royalement, voilà-t-y pas qu’un troupeau de vaches ossaloises (vallée d’Ossau, Pyrénées centrales,- dites bayrouistes par quelques zélus locos-) remonte en galopant vers les alpages en faisant tinter leurs sonnailles sous un temps orageux.  Chinou, qui est souvent là où il ne devrait pas, est précisément  entrain de pétarader sur la même route tortueuse,  descendant.

Les vaches arrivent, foncent vers lui. Il dégaine. Clic clac, clic!  les petits oiseaux sortent de sa boîte à images et s’envolent, dieu sait où.  Sur la pellicule ne reste gravée que la dégaine paisible des vaches allant brouter l’air frais que leur envient les citadins, qui sont eux-mêmes des vaches et de drôles d’oiseaux, enfin, n’insiste pas (me susurre  Chinette).

Tu as raison, mon canard, la prochaine fois, on parlera des ours, j’en trouverai bien un, en ville.

Tenus en laisse puis délaissés, ils croquent les diamants et mordent les jarrets : tant mieux!

Attrapé  au passage cet article dans Sud-Ouest du jour, mais cela aurait pu être dans la Libre Lorraine, Var matin ou Ouest France. Nouvelle preuve de la connerie et de la méchanceté humaines, que l’on retrouve à bien des niveaux (les bagarres dans les rencontres sportives, les insultes au volant, les promesses des banquiers pour votre prêt -excusez moi, je n’ai plus d’encre dans mon stylo, repassez dans un mois-, etc) dans d’autres espaces dits civilisés (et donc domestiques).

Le pire, c’est que plus leurs maîtres sont méchants et bornés, plus les chiens sont agressifs et teigneux, voire dangereux. Les chats, quant à eux, se regroupent en cas d’abandon, et ont parfois des airs menaçants qui font froid dans le dos des passants (un souvenir perso de Pampelune, assez remarquable, et quelques autres lieux où se reproduisait ce type de rapport hommes-chats-haute couture et griffures diverses).

 

Le toutou plein de poils de la photo voudrait bien, lui, qu’on lui lâchât la laisse et le collier. Pauvre toutou, ta malchance, c’est d’être toujours en vacances, (à Sète). Amis chiens, habitez Paris ou un grand centre urbain. Un jour, vous connaîtrez les prairies sauvages du Languedoc, et de la Côte d’Azur, (entre autres). En attendant que les hommes deviennent dromeurs sur Jupiter (comprenne qui peut ! -réf à Clifford D. Simak-).

Où est passé Toutouzouzou?

Ma femme (Chinette) est rentrée de la promenade vespérale (pour les besoins du chien) sans le chien.  Selon son témoignage, Toutouzouzou lui aurait dit : » je vais acheter des cigarettes pour Chinou, je rentrerai tout seul, à quatre pattes, comme d’habitude ».

Depuis, pas de nouvelle. Souhaitons qu’il se soit réfugié en lieu sûr, la nuit va tomber et les vampires, sortir. Pauvre Toutouzouzou, tiens bon, papa va partir à ta recherche, avec un lynx arrache crocs (trouvé dans la boutique World of Warcraft, pour deux euros).

Le vote blanc des oies bernaches

Le choix, en politique, c’est toujours le champagne d’un soir et la gueule de bois du lendemain. Sur les deux versants de la démocratie. Entre citoyens de gauche et citoyens de droite, tous citoyens, mais chacun avec sa vérité, celle qui ne franchira jamais aucune barrière idéologique, du fait de son histoire, de son patrimoine, de son parcours de vie social. Seulement certains, qui appartiennent désormais au Passé, et dont la Mémoire ne survît qu’à l’ombre des tombeaux, toujours dans l’art de la dé-imbécibilité des choses, qui font que l’Homme change d’avis, même s’il porte depuis toujours la même chemise. Perdre n’est pas dans la nature du provincial enraciné. Et toujours labourent les enfants pour retrouver le coffret d’or jeté ad profundis par le père ( qui a perdu veaux, vaches, cochons dodus et couvées dans une partie de poker à Las Vegas, au grand dam de sa famille).

Voter n’est que l’espace d’une démocratie, qui satisfait puis déplaît, (et rarement, à l’inverse), mais n’enlève strictement rien à la quotidienneté, si ce n’est quelques manières de vivre sous les nouveautés obligées. Le fond ne change pas, ni le fonds. Voter est un acte civique et en même temps un leurre moral, plus qu’un droit affirmé. Dire que le droit de vote est une liberté qui appartient à chacun n’est pas envisager le sens de la liberté de chacun. Il manquera toujours une pince à linge sur l’étendoir, un marcel volé par une pie qui chante, mais l’honnêteté, l’engagement et l’altruisme diffèrent du monde réel, dans son immense majorité.

Ainsi, les « politiques  » s’engagent. Bientôt, des logiciels prospectifs mettront en scène une analyse dans le « temps » simulée de tous ces discours et promesses, sponsorisée par les médias, devenus par Internet les façonneurs d’idées, les constructeurs à part entière d’images, de détournements post situationnistes, d’interprétations et de dénigrements faciles (merci Photoshop, Twitter, FB, toute cette armada de la photosynthèse de l’artifice pseudo transformée en oxygène -vive le Roi Merlin-).  L’Angleterre est en crise, comme l’Europe, à divers degrés plutôt négatifs. Or, les JO, le Jubilée d’Elizabeth II est un succès phénoménal. Soixante ans de galeries d’art ( hormis, et encore que, hard core!, les Sex Pistols), de unes « people », de chapeaux chatoyants, de patisseries couturières, de Derby d’Epson ça plaît. La Grèce meurt, l’Italie tremble, Poutine viendra-t-il en vacances à l’hoel du Palais cet été ?
Glasnost…

Pour « gouverner » les hommes, il faut une immense culture. Celle des livres, des mains, de la débrouille, du contact et de l’analyse, de la prise en compte par l’écoute, la compréhension, la réalité que chacun exprime, qu’il ait les mains dans la bouse ou dans le paier de soie. Le monde n’est pas prêt, pour ce genre d’individus électibles, mais bien préparé pour les prêcheurs, les scientistes, les manipulateurs qui savent que la misère est le meilleur électorat, partout, et depuis toujours, n’importe où ( y compris chez Elizabeth I I). De nos jours, cette magnanimité est impossible, tant tout s’est sectorisé, et que dans chaque groupe chacun guerroye avec son collègue, avec son ambition à chapeauter la pensée et la raison des autres.

Vivre n’est pas se dire qu’un jour ou l’autre, par de quelconques arbitraires, on revivra.  Vivre est le contraire de voter. Parce qu’il y aura toujours des dissensions, des conflits, et qu’en même temps -le temps chronologique-, des mariages, des amours et des récoltes qui, autant que le champagne, mettront nos vies en tire-bouchons, nos esprits salaces en révolution.

Il ne faut aimer que les gens qui regardent les nuages, en silence. Ensuite, vous vous approchez, doucement. Quel temps fera-t-il demain ? (vous le savez, car vous regardez les nuages depuis, au moins, autant de temps que lui).

Oh ! dit le gars, je crois que demain …(il allume sa moustache)… ça va sentir le fromage, par ici !

Ca nous changera du saumon, répondez-vous.

Et vous devenez amis. C’est aussi simple que ça…

AK Po-Lisson

04 06 12

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