Entre quatre murs mais le ciel en plafond

Coupure de réseau internautique ce matin, mais Chinette et Chinou sont les rois de la débrouille et, pour rien au monde, ils n’oublieraient leurs gentils lecteurs dans un hall de gare sans connexion wi-fi. En ce dimanche, calme plat sur la ville, les briques repoussent à Dublin, est-ce le renouveau de l’économie ilienne ? N’y pensons pas. Le fond de l’Eire est frais, c’est l’été.

On y est presque !

Le gang des déménageuses a encore frappé ! Encore quelques allers-retours et Chinette pourra dire à Chinou : « je crois que ce coup-ci, c’est bon, elles ne reviendront plus ! »

Chinou baissera la tête vers son assiette remplie de bonne soupe et répondra : « l’essentiel, c’est que toi, tu sois là. »  Et tous deux tricoteront des jours et des nuits pleins de malices et de fantaisies (dès que l’électricité et la liaison internautique seront rétablies).

En attendant, le show is going on.

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Petite projection dans le futur

Sur les façades blanches  de ces architectures flamboyantes ne s’écrivent pas encore le déclin d’un monde de plus en plus noir. Le spectacle qu’offrent ces bâtiments sont une des dernières espérances de l’homme vis-à-vis de lui-même : cette capacité à construire son propre devenir en y intégrant toutes les vertus de l’imaginaire et les techniques les plus en pointe de son époque.

Et l’on se prend à songer quelques heures, en parcourant ces espaces (ici Valence, Espagne) qu’il existe autre chose sur terre que des guerres, des conflits, de la misère, qu’il existe de la beauté, de l’élégance, du génie. Et ce, pas uniquement en architecture, mais en tous les domaines, visibles, invisibles, palpables ou non, partout, tout simplement.

 

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Si vous l’ignoriez encore…

Petit article paru dans Courrier International de cette semaine, concernant le pistage des internautes. Vive la globalisation des globules blancs, rouges et des vendeurs de toiles cirées avec fleurs imprimées virtuelles. La liberté sur le Net, tu parles !

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Passer le friseur au peigne fin (expression)

Si vous n’avez pas l’occasion de partir en vacances au bord de la mer, d’en profiter pour pratiquer la pêche à la ligne au bord d’une rivière en sirotant un petit verre de blanc bien frais (pour cela, laisser la bouteille dans le courant, entre deux cailloux), il vous reste la possibilité de vous délasser chez le merlan, bien installé dans un fauteuil confortable, le col enfermé dans une mousseline de coton, voire un corset de caoutchouc, et de vous plonger dans l’énigme que peut bien signifier cette expression : « passer le friseur au peigne fin ».

Mais attention ! n’en parlez surtout pas à votre coiffeur, qui la connaît déjà. Il risquerait (avec raison) de vous couper les cheveux en quatre, ou de vous tailler les oreilles en pointe…

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Les tomates marines

Chaque année, en cette saison, de drôles d’individus plantent des bâtons dans le sable de nos côtes, sans raison apparente. Ce sont en réalité des poteaux servant à la culture des tomates marines, qui seront récoltées en septembre, quand tous les vacanciers auront fui les plages. Ces poteaux arborent sur leur faîte de petits drapeaux (verts, bleus, rouges) faisant office d’épouvantail à touristes. On déguste ces fruits avec un cocktail, en mangeant des crevettes flambées arrosées de crème solaire. Un délice.

Se mettre au vert avant les feux d’été

Chinette râle. Je n’ai pas nettoyé la piscine depuis trois mois et l’été va être brûlant, dit-elle. Je la trouve plutôt sympa, cette piscine,  avec ses lotus et ses fougères. Surtout depuis que la vilaine sorcière m’a transformé en crapaud. Au moins, je passerai la saison estivale au frais, aux frais de la princesse, aussi. N’est pas crapaud qui veut.

Soudain, une voix énergique me réveille : « -allez, debout! faut nettoyer la piscine, les enfants arrivent demain ! »

Qui parle ?

 

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Tour de France: pour éviter le dopage, les coureurs enfourchent de nouveaux vélos.

Comme chaque année, le tour de France sera encore entaché de quelques suspicions de dopage. De même que les accusations concernant Lance Armstrong  relancent le débat sur ces pratiques  endémiques dans le sport professionnel.

Il a donc été convenu, dans les hautes sphères de la FFC, de changer inopinément les montures en fibres de carbone, les plateaux aux dents  inoxydables et les freins en acier d’Arcelor Mittal, ainsi que les selles fuselées comme des suppositoires fondus par de simples machines roulantes mettant chaque concurrent sur le même pied d’égalité.

Cette année, le tour de France durera toute l’année, ce qui mettra de la joie dans les caravanes et de l’euphorie chez ceux qui ont en permanence  le nez dans le guidon.

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comment pratiquer le co-voiturage des mouches ?

C’est très simple : décidez de déménager (si possible, de la ville à la campagne, ou inversement), mais utilisez un petit véhicule, genre break, qui vous obligera à de multiples allers retours.  Quel que soit le sens de vos déplacements, vous trouverez ici une multitude de mouches patientant bruyamment autour des naseaux d’un cheval (dont il sera question bientôt, quand le déménagement sera terminé), mouches très désireuses de découvrir la ville (malgré les risques, car en ville les oiseaux sont plus peinards qu’à la campagne, donc plus disposés à bien becqueter). Si vous quittez la ville, nombre de ces insectes s’entasseront dans votre coffre, entre les sacs poubelles que vous avez oublié de balancer (souvent à cause du stress dû au fait de libérer l’appart avant le 1er du mois), insectes désireux de découvrir les joies de l’équitation plutôt que la tristesse des portes cochères, où seuls des ivrognes les dardent du regard et les abattent d’une haleine fétide.

Chinette demande : alors, pourquoi ces vaches en couverture d’article ?

– » ben, c’est plus facile de photographier une vache au vol qu’une mouche. »

-« ah ! je pensais que tu nous parlerais du co-voiturage des vaches… »

– » en général, le voyage ne se fait qu’en un seul sens, avec les vaches, c’est moins représentatif. »

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Une certaine façon de se lécher le coude : demander l’impossible.

Ce matin, dans le billet de Cécile de Kervasdoué (revue de presse internationale, sur France Culture), Chinette et moi avons découvert cette expression que nous ignorions. Nous avons alors tenté, par des gestes vains autant que compliqués, de vérifier l’adage : impossible n’est pas français, sans arriver au terme d’une démonstration exemplaire.

Chinette m’a alors saisi le bras, l’a enveloppé autour de ses épaules, et a léché mon coude avec sa langue. Alors, mon petit ours, tu vois que je peux, moi ! a-t-elle déclaré. Et ne me dis pas que tu es un ours mal léché, ça, tout le monde le sait !

Ah Chinette ! l’amour ne rend rien impossible (enfin presque)!

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