Tenus en laisse puis délaissés, ils croquent les diamants et mordent les jarrets : tant mieux!

Attrapé  au passage cet article dans Sud-Ouest du jour, mais cela aurait pu être dans la Libre Lorraine, Var matin ou Ouest France. Nouvelle preuve de la connerie et de la méchanceté humaines, que l’on retrouve à bien des niveaux (les bagarres dans les rencontres sportives, les insultes au volant, les promesses des banquiers pour votre prêt -excusez moi, je n’ai plus d’encre dans mon stylo, repassez dans un mois-, etc) dans d’autres espaces dits civilisés (et donc domestiques).

Le pire, c’est que plus leurs maîtres sont méchants et bornés, plus les chiens sont agressifs et teigneux, voire dangereux. Les chats, quant à eux, se regroupent en cas d’abandon, et ont parfois des airs menaçants qui font froid dans le dos des passants (un souvenir perso de Pampelune, assez remarquable, et quelques autres lieux où se reproduisait ce type de rapport hommes-chats-haute couture et griffures diverses).

 

Le toutou plein de poils de la photo voudrait bien, lui, qu’on lui lâchât la laisse et le collier. Pauvre toutou, ta malchance, c’est d’être toujours en vacances, (à Sète). Amis chiens, habitez Paris ou un grand centre urbain. Un jour, vous connaîtrez les prairies sauvages du Languedoc, et de la Côte d’Azur, (entre autres). En attendant que les hommes deviennent dromeurs sur Jupiter (comprenne qui peut ! -réf à Clifford D. Simak-).

Où est passé Toutouzouzou?

Ma femme (Chinette) est rentrée de la promenade vespérale (pour les besoins du chien) sans le chien.  Selon son témoignage, Toutouzouzou lui aurait dit : » je vais acheter des cigarettes pour Chinou, je rentrerai tout seul, à quatre pattes, comme d’habitude ».

Depuis, pas de nouvelle. Souhaitons qu’il se soit réfugié en lieu sûr, la nuit va tomber et les vampires, sortir. Pauvre Toutouzouzou, tiens bon, papa va partir à ta recherche, avec un lynx arrache crocs (trouvé dans la boutique World of Warcraft, pour deux euros).

Le vote blanc des oies bernaches

Le choix, en politique, c’est toujours le champagne d’un soir et la gueule de bois du lendemain. Sur les deux versants de la démocratie. Entre citoyens de gauche et citoyens de droite, tous citoyens, mais chacun avec sa vérité, celle qui ne franchira jamais aucune barrière idéologique, du fait de son histoire, de son patrimoine, de son parcours de vie social. Seulement certains, qui appartiennent désormais au Passé, et dont la Mémoire ne survît qu’à l’ombre des tombeaux, toujours dans l’art de la dé-imbécibilité des choses, qui font que l’Homme change d’avis, même s’il porte depuis toujours la même chemise. Perdre n’est pas dans la nature du provincial enraciné. Et toujours labourent les enfants pour retrouver le coffret d’or jeté ad profundis par le père ( qui a perdu veaux, vaches, cochons dodus et couvées dans une partie de poker à Las Vegas, au grand dam de sa famille).

Voter n’est que l’espace d’une démocratie, qui satisfait puis déplaît, (et rarement, à l’inverse), mais n’enlève strictement rien à la quotidienneté, si ce n’est quelques manières de vivre sous les nouveautés obligées. Le fond ne change pas, ni le fonds. Voter est un acte civique et en même temps un leurre moral, plus qu’un droit affirmé. Dire que le droit de vote est une liberté qui appartient à chacun n’est pas envisager le sens de la liberté de chacun. Il manquera toujours une pince à linge sur l’étendoir, un marcel volé par une pie qui chante, mais l’honnêteté, l’engagement et l’altruisme diffèrent du monde réel, dans son immense majorité.

Ainsi, les « politiques  » s’engagent. Bientôt, des logiciels prospectifs mettront en scène une analyse dans le « temps » simulée de tous ces discours et promesses, sponsorisée par les médias, devenus par Internet les façonneurs d’idées, les constructeurs à part entière d’images, de détournements post situationnistes, d’interprétations et de dénigrements faciles (merci Photoshop, Twitter, FB, toute cette armada de la photosynthèse de l’artifice pseudo transformée en oxygène -vive le Roi Merlin-).  L’Angleterre est en crise, comme l’Europe, à divers degrés plutôt négatifs. Or, les JO, le Jubilée d’Elizabeth II est un succès phénoménal. Soixante ans de galeries d’art ( hormis, et encore que, hard core!, les Sex Pistols), de unes « people », de chapeaux chatoyants, de patisseries couturières, de Derby d’Epson ça plaît. La Grèce meurt, l’Italie tremble, Poutine viendra-t-il en vacances à l’hoel du Palais cet été ?
Glasnost…

Pour « gouverner » les hommes, il faut une immense culture. Celle des livres, des mains, de la débrouille, du contact et de l’analyse, de la prise en compte par l’écoute, la compréhension, la réalité que chacun exprime, qu’il ait les mains dans la bouse ou dans le paier de soie. Le monde n’est pas prêt, pour ce genre d’individus électibles, mais bien préparé pour les prêcheurs, les scientistes, les manipulateurs qui savent que la misère est le meilleur électorat, partout, et depuis toujours, n’importe où ( y compris chez Elizabeth I I). De nos jours, cette magnanimité est impossible, tant tout s’est sectorisé, et que dans chaque groupe chacun guerroye avec son collègue, avec son ambition à chapeauter la pensée et la raison des autres.

Vivre n’est pas se dire qu’un jour ou l’autre, par de quelconques arbitraires, on revivra.  Vivre est le contraire de voter. Parce qu’il y aura toujours des dissensions, des conflits, et qu’en même temps -le temps chronologique-, des mariages, des amours et des récoltes qui, autant que le champagne, mettront nos vies en tire-bouchons, nos esprits salaces en révolution.

Il ne faut aimer que les gens qui regardent les nuages, en silence. Ensuite, vous vous approchez, doucement. Quel temps fera-t-il demain ? (vous le savez, car vous regardez les nuages depuis, au moins, autant de temps que lui).

Oh ! dit le gars, je crois que demain …(il allume sa moustache)… ça va sentir le fromage, par ici !

Ca nous changera du saumon, répondez-vous.

Et vous devenez amis. C’est aussi simple que ça…

AK Po-Lisson

04 06 12

Le temps des cerises…

Petite pensée pour René Fallet, rencontré (virtuellement) à Sète, en compagnie de Georges Brassens et d’autres copains, le mois de mai dernier…

Fête des mères, pachamama et Buenos Aires…

Fête des mères oblige, tous les petits canards, les vieux pigeons et les oies blanches, de guinée, bernaches, cendrées, rieuses, du Capitole, d’Egypte, des neiges, domestiques (…) s’attableront en ce dimanche au bord de l’eau pour festoyer en regardant la mer monter, ou descendre les escaliers.

Quant aux mères de la place de Mai , souhaitons qu’elles retrouveront un jour la trace de leurs petits, disparus depuis plus de trente ans, pour enfin mourir en paix. Car rien n’est plus cruel que la disparition d’un être cher dont on n’a jamais retrouvé le corps.

Elizabeth II jubile : soixante ans de règne

La reine d’Angleterre fait la une du (beau) Monde cet an-ci. Petit tour sur les bords de la Tamise, donc !

Le macchabée, le train et le canapé (lu dans Courrier International 1126)

« deux hommes qui tentaient de charger à bord d’un train un cadavre dissimulé dans un canapé ont été arrêtés par la police polonaise. Le macchabée en décomposition avancée est tombé du clic-clac sous les yeux des cheminots de la gare de Lslupzk. L’affaire est entre les mainns de la justice. Curieusement, le défunt était mort de mort naturelle, note la chaîne d’information TVN24. »

Souhaitons que les épouses de ces deux zigotos ne fassent pas dégringoler un polichinelle de leurs tiroirs, en gare de Lslupzk…

courrier international

la terre qui tremble,le rêve des italiens, e la nave va…

L’Italie est la mater dolorosa de l’Europe, avec ses tremblements de terre répétitifs et toujours aussi dévastateurs ( Frioul, Marches, Abruzzes, Emilie Romagne…). L’Aquila ne s’est pas redressée et Modène tombe à son tour.  400 000 meules de parmesan, le vinaigre balsamique, les vies humaines et les bâtiments détruits,  une économie régionale qui s’effondre pour des années, et aura de graves conséquences sur le pays entier.  C’est dans cette période malheureuse que deux artistes, Antonio Garullo et Mario Ottocento, exposent à Rome une oeuvre polémique, « le rêve des italiens », mettant en scène le célèbre ténor qui déclara voici trois ans, (  concernant le séisme des Abruzzes):

« les sinistrés du séisme italien doivent « prendre ça comme un week-end en camping ».

Beaucoup campent encore…

Y aura-t-il du thé in the Thames pour les JO, cet été?

Une douce nostalgie, l’envie d’aller voir se coucher le soleil vers Hammersmith bridge par une belle soirée d’été… Hélas, avec les JO, Londres est surbookée. Pourvu qu’ils ne démontent pas la bête orbitale de Anish Kapoor après les jeux! Que veut le peuple, sinon regarder de ses propres yeux ce qui est à voir,  une oeuvre « monstrueuse » et la déprime anglaise , au-delà des acieries…

God bless you, cockneys !

Chinette, c’est vraiment pas ressemblant !

RW

Quand je pense que j’ai tenu deux heures la pause alors que l’envie de te voler le crayon me tarabustait ! En plus, c’est même pas moi, c’est le voisin que tu as dessiné. Enfin, je pense. Le voisin, on ne le voit jamais.

Chinette :- » la voisine non plus, Chinou, j’te ferais dire ! »

Cessons là, ma Tendre, ma langue va tomber dans les spaghettis bolognaise.

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