Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch (vu sur Arte, ce soir)

Tout d’abord, un article dans le Monde (de 2010) et, ce soir, la diffusion sur Arte ; Je ne sais si c’est téléchargeable. Il serait dommage que non.  Un doc vraiment éloquent et sensible sur ce que peut être le monde des ados traversé par une immense artiste, qui n’a pour talent que de leur faire vivre leur vie, dans l’art magique de la danse, et le travail immense que représente une telle chorégraphie de coeurs disparates.  Chamboulant !

L’été est là, il est grand temps de parcourir le grand Cami *

« cami », en langage vernaculaire du petit Pays, signifie « chemin ». Chinette et moi rions souvent sur les Cami : les Cami de Bat, les Cami Salié, les Cami Zole, les Cami Camaligues, bref tous les Cami que nous connaissons y passent, et certains ont mis parfois des cailloux dans nos chaussures. C’est de bonne guerre, quand on est bandits de grands Cami.

Celui dont il est question ici est un natif du petit Pays, et a connu son heure de gloire à Paris, ville lumière (donc, dans les années 1900-1930, pour faire large d’épaules et avant que les lumignons s’éteignent), mais ne l’aurait-il pas connue n’aurait en rien enlevé le plaisir de lire ses fariboles et loufoqueries,  ses dessins dans l’Illustration, ses écrits (fables, saynètes, romans inachevés…).

Ce livre est paru en 2008. C’est un petit bonheur. Comme d’apprendre que cette nuit va être si courte que tous les voleurs d’échelles et d’escabeaux seront, pour une fois, aussi honnêtes que le commun des mortels  (sauf, peut-être, les nains de jardin, qui revendent illégalement les lampyres en les faisant passer pour des émeraudes colombiennes).

 

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Quarante ans ont passé, l’image est toujours imprimée…

Lu ce très bel article dans le Monde d’aujourd’hui, écrit par Annick Cojean.

A lire.

Que va-t’il se passer dans la ménagerie ?

Chinette écoutait « Lulu« , l’opéra d’Alban Berg, et une phrase (was passiert in die menagerie ? transcription très approximative!) m’a rapprochée de la saison électorale que nous venons de vivre. Que vont faire les éléphants du PS, les jeunes loups de l’UMP, les baleines bleu-marine du FN, les ours mélenchonnesques, maintenant que nous voici embarqués dans l’arche de François Noé, dit le Hollandais volant…

Comme des moutons bien peignés que nous sommes, Chinette et moi (vous, je ne sais pas), nous allons partir en vacances en Grèce.  J’ai une grosse réserve de drachmes à dépenser sur la tragédie grecque. Des pièces et des billets. A l’époque, comme dans de nombreux pays riverains du bassin méditerranéen, il était possible de changer son argent (dollars, francs, etc) en monnaie locale, mais pas l’inverse.  Pour les pesetas, idem, mais l’an prochain.

Chinette n’est pas trop d’accord pour aller faire un tour dans la Plaka, ou sur la place Omenia, ou sur le port du Pirée, pourtant si chanté et romantique. Elle me propose d’aller plutôt bronzer à Biarritz, c’est à deux pas, et d’en profiter pour dépenser nos roubles à l’hôtel du Palais. L’idée n’est pas mauvaise. Je vais chercher dans le grenier si le grand-père n’aurait pas planqué quelques emprunts russes entre deux photos de famille…

Oublier de grandir dans un monde imaginaire

Photo prise lors d’un spectacle d’école de musique samedi soir, hier, quelque part dans le Sud-Ouest. La magie qui ressort de ces deux gamines, leur attitude, la lampe qui éclaire le visage de l’une (deux minutes avant, elle illuminait l’autre avec béatitude), et le flou (involontaire) de l’image m’ont fait quelques instants retomber en enfance. Moment rare, ici partagé. Aujourd’hui, retour sur Terre, élections oblige.

Les chevalets de la table ronde

Aujourd’hui, il fait beau. Je sors tout mon fourniment d’artistou peintre: crayons, fusains, couteaux, pinceaux, tubes de gouache, huile, acrylique, une toile bien tendue et je dis à Chinette: « je vais faire ton portrait ».

L’idée ne la ravit pas, et je la comprends. Mais aujourd’hui, il fait beau et j’ai un argument en béton : « je vais faire ton portrait avec une technique mixte. Et pour ce faire, je ne peux m’adresser qu’à une femme, toi. Et puis avec un modèle vivant, c’est mieux ». Elle grommèle, réfléchit, fronce les sourcils, et soudain une lueur de joie inonde son visage (elle me fait penser à un tableau de Rubens):

« – D’accord. A condition que moi aussi, en même temps, avec mon propre matériel, je fasse le tien! »

Bien sûr, impossible pour moi de refuser, bien que je sache qu’au final mon portrait sera bien mieux réussi que le sien. Entendez par là que Chinette peint et dessine bien mieux que moi, au point de me portraiturer en chien, en chat, ou en crabe rubicond. Jamais cependant en jeune homme élégant ou en prince charmant, la garce!

Finalement, il ne fait pas si beau que ça, aujourd’hui, et on dirait même que le temps va rapidement tourner à l’orage…

« -Si on rentrait, en ne gardant que nos pinceaux et la mixité, Chinette? »

Elle grommèle, réfléchit, fronce les sourcils, et soudain lâche :

« -D’accord! Mais tu m’aides à faire le lit. J’ai de beaux draps blancs tout propres et fraîchement repassés. »

 

Parfois la réalité dépasse la fiction

Après avoir regardé cette photo, Chinette m’a fait les gros yeux :

-« tu es encore allé jouer à Sim city sur ton ordi, vieux crabe ! je t’avais pourtant prévenu que l’addiction aux jeux vidéos était un fléau! »

C’est vrai qu’elle (la photo, et parfois aussi Chinette) semble sortie d’un écran, et porte une certaine part d’irréalité. Et quand le chien est arrivé et a crotté au pied de l’arbre, j’étais déjà reparti. Est-ce que les chiens crottent contre les arbres, à Sim city ? Voilà ce que j’aurais dû répondre à Chinette, quitte à me faire interdire durant une semaine entière toute incursion de mes pinces dans son joli panier, ce à quoi, en tant que vieux crabe, je ne pourrais survivre…

C’est la Crise et j’ai faim !

Les temps sont durs, me dit Chinette. Hier j’étais invitée au resto par une copine, et nous avons décidé de nous payer un bon gueuleton dans un resto avec vue sur la mer. L’ardoise (c’est la mode, d’écrire le nom des plats à la craie blanche sur une fausse ardoise) semblait alléchante. Mais en garant notre longboard sur la plage, nous nous sommes aperçues qu’il s’agissait du conteneur à déchets, géant (car il y a beaucoup de touristes salingues et je m’en foustistes ici, l’été,) que des petits rigolos avaient tagué .

Du coup, nous nous sommes contentées d’un jambon beurre et d’une bronzette les pieds dans l’eau salée, ce qui est plus gratifiant que de mettre les pieds dans un mauvais plat et d’avoir à payer une note salée. Pour stationnement interdit, par exemple.

 

la Hulotte a quarante ans !

Voici donc quarante ans que le gai écolo de Boult-aux-bois (08240) entretient son fanzine, et nous fait parcourir la vie des animaux ( et autres); toujours renseigné, plein de détails, de fantaisies et de petits dessins compréhensibles par les enfants et les lutins.  La parution est d’un numéro environ tous les six mois (le dernier est le n°96), mais il est possible d’acheter les collections (35 euros pour 9 numéros) au coup par coup, en envoyant le chasseur de votre hôtel à la poste, voire à Boult-aux-bois, ce qui laisse du temps libre pour faire le ménage et le lit, ainsi que nettoyer la salle de bain, si vous avez laissé vos cheveux angéliques au fond de la baignoire sans la rincer.

Un cadeau peinard pour la fête des pères (qui le méritent, les autres auront droit à la gueule des enfants, d’habitude si gais).

Bon anniversaire, petite Hulotte !

Comme Beaubourg est loin, regardons Gerhard Richter avec des jumelles

Grande rétrospective de l’oeuvre de G. Richter au centre Pompidou de juin à septembre 2012. Pour en savoir plus sur ce peintre aujourd’hui âgé de 80 saisons (x4), il suffit de cliquer sur le lien. C’est un peintre contemporain que je découvre avec plaisir ici,donc inutile de gâcher le vôtre en racontant des salades idiotes sur son compte.

Cependant, cette phrase : « Je n’ai rien à dire et je le dis » est une phrase de John Cage que Richter a faite sienne. me ravit (elle me va comme un gant, mais elle va à tant d’autres personnes qu’il me faudra organiser de petits duels matinaux pour n’en conserver qu’un Maître Auteur (Bibi), respecté de tous, au même titre que le Mètre Etalon, qui ne trouve hélas sa vraie mesure que par l’art  des tricoteurs de kilomètres, style Léo Ferré.

Enfin, pour vous détendre un brin, une petite histoire, si le plaisir vous dit.

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