Campagne estivale contre l’abandon des Caddies dans les supermarchés balnéaires

Chaque année, des milliers de Caddies sont abandonnés, livrés à eux-mêmes, sur le macadam des supermarchés où les touristes viennent passer une grande partie de leurs vacances. Il n’est de constater l’affluence quotidienne en ces lieux, et notamment le dimanche matin, entre onze heures et midi trente (heure de fermeture), de la clientèle en short, chemise débraillée, casquette vissée sur le sommet du crâne, Tshirt déployé sur le bide énorme, pour comprendre le désarroi de ces petits conteneurs à roulettes mécaniques, malmenés par les parents et soumis aux trépignations des enfants affamés.

Pour lutter contre cette calamité, endémique de juin à septembre en bords de mer,et  qui survient juste après l’abandon des chiens, chats et consorts lâchés sur une aire d’autoroute, avec parfois un grand-père ou une grand-mère sans collier (d’alerte verte), une campagne nationale s’est donc mise en place dans les gondoles des hyper super mini marchés, et ce pour la première fois dans un pays occidental dit civilisé. Un concert de grosses caisses enregistreuses sera également donné chaque dimanche, à midi trente, au profit de la Mutuelle de Sauvegarde des Caissons Métalliques, qui joue un grand rôle dans leur remise en état et leur récupération  au profit de hordes de va-nu-pieds (repérables par le sigle SDF qu’ils portent dans le dos) qui les bichonnent tout particulièrement.

Un seul mot d’ordre pour cet été : sauvons les Caddies en faisant nos courses dans les épiceries !

AK

 

De l’irrationnalité d’un être exemplaire. (par Natty XYZ, bandit masqué)

Que ceux qui ont passé le défi de lire un article commençant par un titre aussi pompeux se rassurent car, si j’avais réellement quelque chose à dire, ce n’est probablement pas de la sorte que j’aurais commencé.Non, cette petite parenthèse s’adresse à ceux dont le but dans la vie est indistinct et dont les chances d’évolution sont incertaines, à ceux qui ont des rêves mais ne savent pas comment les réaliser, à ceux qui se sont levés un matin en se demandant quel pouvait être le but profond de cette existence morne et insidieusement longue et n’ont toujours pas trouvé de réponse. A tous ceux là, je dédie ces mots en même temps que je les emmerde car la vie est belle et les questions sont inutiles. Lève toi citoyen et prends en main ton destin, jamais l’avenir ne te paraîtra autant ensoleillé que dans la douce incertitude de l’entreprise branlante et fière, peut-être inexorablement vouée à l’échec mais déterminée par tes propres actes. Sur ces bonnes paroles je prends congé de vous, vermisseaux lubriques, une clope, une bière et je retourne dans les bras de morphée, doux et puissants, qui m’enserrent et me libèrent de cette triste atmosphère où,fier,je délibère tel Tibère sur l’enfer et les autres. ps:ce texte est à vocation ironique, la direction rejette toute responsabilité pour les sensations de mal-être et les insultes qu’il pourrait susciter. En cas de litige s’adresser à la Direction Civile des Maîtres Nageurs Anonymes(DCMNA) 999 rue de l’inquisition Sainte Marie de la Vierge cedex 972
Natty
XYZ

Taisez-vous ! et ne salissez pas l’écran, surtout !

Depuis presque un mois que ce petit site existe, environ 500 personnes l’ont visité. Un seul commentaire.  Chinette m’a glissé dans l’oreille : « ils n’aiment pas mes babillages », et moi, plongeant mon nez dans son pigeonnier : » ils n’aiment pas mes coloriages ».   Nous nous sommes  regardés dans le bleu des yeux : « on les emmerde ! »

Et puis, nous avons caressé nos chats. Nous avons bu une coupe de champagne pas trop chère, pas excellente, puis nous nous sommes couchés.

Comme on n’avait pas peur de l’Avenir, on a débranché toutes les prises. Puis on a fait l’amour dans la lueur de ces nuits les plus courtes.  Nous étions on. Et pourtant, personne n’a frappé au plafond pour nous signifier que nous étions out. Août est encore plus loin que out.  Mais par les temps qui courent…

Bref, depuis presque un mois que ce petit site explore le quotidien multiple, pas un soutien.

En réaction, en déclaration sans guerre, tous les 1er du mois, avec amplitude, je vous déverserai un bol de « le petit Karouge illustré » dans vos boîtes mail.

Par pure méchanceté, bien entendu.

 

Antoine Karouge

Les cailloux de pluie des îles Aran

Retrouvé ces photos prises par mon grand-père (qui ne l’était pas encore à l’époque) dans ces espaces souverains que sont toutes les îles, les petites, qu’elles habitent au sud ou au nord, elles dégagent ce qui  reste essentiel : la beauté, la rudesse des panoramas, la violence des tempêtes et l’extrême courage et fierté des hommes et des femmes (et des quelques enfants) qui les peuplent encore.

Une île n’est jamais innocente, mais toujours condamnée à vivre seule, parfois reliée en archipels. Comme, par exemple, voyons…cherchons un exemple significatif… l’Angleterre!  Oui, Chinou, c’est l’exemple parfait, mieux que l’Australie ou les nouvelles Hébrides, mieux que l’ilôt Clipperton dont il faudra parler ici un de ces quatre vendredi, jour des Vendredi cannibales. Do you speak english ? No, but my cat , spec.

La musique adoucit-elle les morses ?

Ce soir, exceptionnellement, la musique ne sortira pas d’instruments. Mais du vent, du silence, du vol des martinets qui balaient le ciel, de l’orage qui menace, des oiseaux qui pépient et du chien des voisins qui hurle à la mort car il est malentendant et a cru comprendre la musique adoucit-elle les morts ?

ça va jazzer dans les chaumières, si le bois crépite ! Silence, donc, on tourne derviches; Chinette, marche sur la queue du chat, pour donner le tempo aux animals crackers .

David Mac Neil « le bateau mouche », « Hollywood »,….

Vieux souvenir…enfin, fête de la Musique oblige !

Le bateau mouche

Hollywood

Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch (vu sur Arte, ce soir)

Tout d’abord, un article dans le Monde (de 2010) et, ce soir, la diffusion sur Arte ; Je ne sais si c’est téléchargeable. Il serait dommage que non.  Un doc vraiment éloquent et sensible sur ce que peut être le monde des ados traversé par une immense artiste, qui n’a pour talent que de leur faire vivre leur vie, dans l’art magique de la danse, et le travail immense que représente une telle chorégraphie de coeurs disparates.  Chamboulant !

L’été est là, il est grand temps de parcourir le grand Cami *

« cami », en langage vernaculaire du petit Pays, signifie « chemin ». Chinette et moi rions souvent sur les Cami : les Cami de Bat, les Cami Salié, les Cami Zole, les Cami Camaligues, bref tous les Cami que nous connaissons y passent, et certains ont mis parfois des cailloux dans nos chaussures. C’est de bonne guerre, quand on est bandits de grands Cami.

Celui dont il est question ici est un natif du petit Pays, et a connu son heure de gloire à Paris, ville lumière (donc, dans les années 1900-1930, pour faire large d’épaules et avant que les lumignons s’éteignent), mais ne l’aurait-il pas connue n’aurait en rien enlevé le plaisir de lire ses fariboles et loufoqueries,  ses dessins dans l’Illustration, ses écrits (fables, saynètes, romans inachevés…).

Ce livre est paru en 2008. C’est un petit bonheur. Comme d’apprendre que cette nuit va être si courte que tous les voleurs d’échelles et d’escabeaux seront, pour une fois, aussi honnêtes que le commun des mortels  (sauf, peut-être, les nains de jardin, qui revendent illégalement les lampyres en les faisant passer pour des émeraudes colombiennes).

 

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Quarante ans ont passé, l’image est toujours imprimée…

Lu ce très bel article dans le Monde d’aujourd’hui, écrit par Annick Cojean.

A lire.

Que va-t’il se passer dans la ménagerie ?

Chinette écoutait « Lulu« , l’opéra d’Alban Berg, et une phrase (was passiert in die menagerie ? transcription très approximative!) m’a rapprochée de la saison électorale que nous venons de vivre. Que vont faire les éléphants du PS, les jeunes loups de l’UMP, les baleines bleu-marine du FN, les ours mélenchonnesques, maintenant que nous voici embarqués dans l’arche de François Noé, dit le Hollandais volant…

Comme des moutons bien peignés que nous sommes, Chinette et moi (vous, je ne sais pas), nous allons partir en vacances en Grèce.  J’ai une grosse réserve de drachmes à dépenser sur la tragédie grecque. Des pièces et des billets. A l’époque, comme dans de nombreux pays riverains du bassin méditerranéen, il était possible de changer son argent (dollars, francs, etc) en monnaie locale, mais pas l’inverse.  Pour les pesetas, idem, mais l’an prochain.

Chinette n’est pas trop d’accord pour aller faire un tour dans la Plaka, ou sur la place Omenia, ou sur le port du Pirée, pourtant si chanté et romantique. Elle me propose d’aller plutôt bronzer à Biarritz, c’est à deux pas, et d’en profiter pour dépenser nos roubles à l’hôtel du Palais. L’idée n’est pas mauvaise. Je vais chercher dans le grenier si le grand-père n’aurait pas planqué quelques emprunts russes entre deux photos de famille…

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