du mildiou à la chipocalypse

Dans les années 1845 l’Irlande a connu »la grande famine », qui fit périr plus d’un million de personnes, un autre million émigrant vers l’Amérique du Nord, dans ce pays qui comptait 8,5 M d’âmes. La cause principale? Le mildiou:

« C’est le mildiou, maladie due à un champignon parasitaire, qui est à l’origine de la « famine de la pomme de terre ». En effet, le Phytophthora infestans, vraisemblablement transporté par des navires venant d’Amérique du Nord, atteint l’Europe du Nord-Ouest à l’été 1845. Les conditions météorologiques de cet été-là (pluie et vent) contribuent à la propagation de la maladie. A l’automne, un tiers de la récolte habituelle irlandaise est perdu. Les petits paysans irlandais sont particulièrement affectés car, depuis le début du XIXe siècle, l’essentiel de leur régime alimentaire repose sur la consommation de cette denrée. On pouvait à l’époque limiter les dégâts sociaux d’une récolte désastreuse – l’Irlande avait déjà connu des épisodes de famine dans les années 1720, 1730 et 1810 par exemple -, mais les récoltes des années 1846, 1848 et 1849 sont également décimées »  (source : http://www.lhistoire.fr/la-famine-en-irlande)

Et qu’apprend-t-on, au XXIème siècle ? que la pénurie, cette sœur de la famine, guetterait, de l’autre côté de la planète, précisément en Nouvelle Zélande, ce peuple sympathique que sont les Kiwis (ainsi se nomment les Néo Zélandais entre eux). Les mauvaises récoltes font craindre une chipocalypse , dramatique pour ces croqueurs de chips et autres frites.

« Sur ce territoire situé dans l’océan Pacifique, l’affaire est prise très au sérieux. Et pour cause: les chips sont de loin le snack préféré des Néo-Zélandais. Tout comme les frites, qui accompagnent les fishs and chips. Le pays produit chaque année 525.000 tonnes de pommes de terre, en deux cents variétés différentes, cultivées sur 10.000 hectares, principalement dans les régions de Pukekohe, au sud d’Auckland, d’Hawkes Bay, sur la côte est de l’île du Nord et de Canterbury, sur l’île du Sud. Les deux tiers de cette production sont transformés en frites, pour 250.000 tonnes, et en chips, pour 75.000 tonnes. » Voir l’article ici.

Si nous souffrons ici d’une pénurie de beurre qui doit bien faire rigoler les Kiwis, souhaitons pour notre santé morale que le mildiou ne sévisse pas aux Pays Bas ni en Belgique, pays producteurs de Bintje, la vraie patate à frites !(accompagnée de mayonnaise).

2 responses to “du mildiou à la chipocalypse”

  1. Gavroche says :

    Je n’avais pas connaissance de cet horrible drame… 😦

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