Rentrée des classes, sortie du rang

Suite à la lecture de cet article sur France Info(s), de nombreux parents se sont questionnés pour savoir les risques professionnels qu’ils prenaient en menant leurs enfants à l’école, sous les vents et les flashes d’actus terribles que génèrent les médias, qui dé-houssent les têtes des capuchons (où l’enfant cache son portable et risque d’attraper un mauvais rhume et deux heures de colle -UHU-), et les chapkas et casquettes rouges des parents, réduits à la mendicité quant aux coûts des achats nécessaires pour leur progéniture, qui ont par ailleurs, après la crise de nerf parentale, pris trois gentilles gifles pour s’être mal comportés dans les rayonnages de l’hypermarché, (entre deux marques crétinisantes mises sur la même gondole) ; lieu magique où tout est offert mais juste avant de passer à la caisse.

En deux mots, et pas un de plus, au risque d’augmenter les dépenses, c’est la rentrée des classes. Et les caisses (des clients) sont vides. Il est vrai que la famille, les amis de la famille et tous les sapajous du centre de vacances, ont dilapidé les économies en joyeuses fêtes, liaisonnant le réveil tardif à l’apéro précoce, les jeux, bains dans la vaste piscine dont aurait rêvé Archimède pour y noyer son théorème, et un bronzage qui rendra le collègue de bureau plus jaloux qu’une toile de Jouy comparée à une tapisserie d’Aubusson (le contraire est également valable). L’heure sonne pourtant, et parents et enfants gagnent les portails sécurisés des maternelles, écoles primaires et bientôt des collèges.

Quelques gamins piaffent d’impatience, envie de retrouver leurs copains. Ce sont en général ceux qui menaient la cour de récréation à leur guise, les « grands », redoublants ou nourris au lait Nestlé, les sur-vitaminés de la croissance mondiale. La plupart des autres font triste mine. Je les ai vus jouer dans mon quartier, petites résidences avec un bout de terrain pas plus grand qu’une patte d’éléphant (c’était la mode dans les années 70, partage à tout-va et pantalons évasés. Porcelaines fragiles d’un monde fait de rêves brisables. Pourtant, quel traumatisme chez ces gosses qui vont à l’école et voient que le chien, le chat de la famille, restent tranquillous à la maison ? Le monde est cruel, surtout pour les enfants, que de sombres et vieux instituteurs, de moches et irascibles vieilles biques vont manipuler pour soi-disant leur apprendre à devenir, bien plus tard, des hommes civilisés.

Enfin, si le risque d’emmener ses enfants à l’école le jour de la rentrée des classes, mence les parents de potentiellement perdre votre travail, voici une solution unique qui évitera tout problème : transportez vos enfants dans leur cartable. Mais éteignez votre portable : on pourrait vous suivre, et ça, au péril de votre carrière et des études futures de vos enfants. Soyez vigilants, et souriez. Big Brother aime qu’on lui fasse des grimaces de contentement.

Sinon, car il y a un plan B, rédigez un mot d’excuse en déclarant que votre, (vos enfants), a la varicelle. Téléphonez à votre entreprise et à celle de votre épouse (le mensonge est aussi contagieux que la maladie) pour le même motif. Et en ce lundi matin, toute la famille restera au lit bien au chaud sous la couette, une grasse matinée de septembre sans réveil ni portable (pensez à l’éteindre la veille) avec un petit déjeuner festif, comme il se doit. Cependant, parents, pensez à tirer au sort celle ou celui de vos enfants qui le préparera, parce que moi, je roupille !

310818

AK

Ptcq

3 commentaires sur “Rentrée des classes, sortie du rang

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