le mardi c’est poésie : la corde la hulotte et le coucou

Suspendue à un lustre une corde pendait

Que balançait un courant d’air frais

Une hulotte dans le grenier remontait

Sa culotte sans réveiller le coucou

Avec lequel elle avait passé minuit

L’heure zéro et les ultimes douze coups

Les pipistrelles crachotaient, le silence

Marmonnait autour des taons insomniaques

Les plaies du cadavre suspendu séchaient

Dans cette nuit réjouissante où les hommes

Les femmes sans maris les maris sans femmes

Suspendaient leurs chaussettes leurs chemises

A mon présent. A ma présence. J’en ai marre

Je ne suis pas si vieux, et je suis votre Dieu

Nom de Moi, pourquoi toujours parler au Passé

Les hommes sont des cons, pas vrai père Ubu ?

A la corde pendue le hareng sort sa langue

Persifle le serpent et Grandgousier a soif

Mais que voilà les hommes aux gosiers secs

Les municipalités et les gouvernements

A tordre les serpillières pour un ruisseau d’argent

Quand aux lustres les cordes pendent et luisent

En rivières de diamants en couronnes déchues

Et que le vent tourne toutes ces vies en dérision.

AK

19 04 2019

Un commentaire sur “le mardi c’est poésie : la corde la hulotte et le coucou

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :