lettres à Henriette (1973-1980): 1977

Paris, le 9 novembre 1977 au soir

Un mot rapide pour différentes choses… La primera para decirte que es, ahora, impossible ir à Islande, parce qu’il nous est impossible de rechanger les couronnes islandaises en toute autre monnaie. Donc, nous serions obligés d’y vegeter et la porte canadienne nous serait close. Hors, j’ai surtout envie d’aller au Canada ! Nous voici relegués à passer l’hiver à Paris. Après une semaine de recherches, nous avons trouvé une chambre meublée assez grande puisque divisée en 3 pièces (dont 2 petites bien sûr) pour environ 500 francs par mois. Ça spécule dur dans les parages !

Ensuite, pourrais-tu m’expedier une paire de grands draps, mon courrier (?), et ce que tu voudras à l’adresse indiquée, ainsi que quelques mots sur les Baléares ;

+un jeu d’échecs pliable qui est à Soum

Tchao

Hasta la vista

See you later

Auf wiedersehn

Reprise le 11/11

Le week-end prolongé étant une embûche pour chercher du boulot, il sera sans doute nécessaire que je t’emprunte des sous pour payer le loyer le 1er décembre. A moins de recevoir l’argent des taxes anglaises (*). Je m’engage à te rembourser avant le 1er janvier 78. Je pense bosser dès le 20. Mais je n’aurais pas assez en une semaine (même à 2).

Nous avons dû payer l’agence + des fournitures + cartes transport à 50 fr/mois, etc. Il nous reste environ 400 fr qui suffiront à finir le mois et un peu plus…

(*) note 2019 : nous avions travaillé dans une fish factory aux îles Shetland (Ecosse) de mai à septembre 77 et espérions que les taxes (33% du salaire -1£ anglaise/h) nous seraient reversées. On n’en a jamais vu la couleur ! Notre but étant au départ de poursuivre vers l’Islande, d’où l’épisode des couronnes non rechangeables en $, £ ou francs…

Chambre 18

Hotel de la Providence(!)

84 rue René Boulanger

75010 Paris


Paris 24 11 1977 20h30

En un rien de mots je t’annonce que j’ai reçu aujourd’hui les draps qui sont déjà le début du rêve, sans compter les éléphants qui me servent de traversin dans le même teint.

Je bosse depuis lundi chez Lanvin (le tailleur) comme coursier, et, demain étant la sainte Catherine, fête des couturiers, je ne travaille pas et suis payé.

Bref, la crise économique se résoud peu à peu et le moral remonte en conséquence…c’est tout pour aujourd’hui !

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