les mardis de la poésie : Max Jacob

Apéritif

 

Les grands spahis tout rouges
Confesseurs de diablesses
Un soir d’été à
Montrouge
M’ont conté leurs prouesses.

«
Un jour, dit l’un, le négous
Me fit cadeau d’un burnous
Et d’un grand plat de couscous.

Ses femmes qui étaient laides
Allaient à vélocipèdes. »

L’autre est pour l’autre sexe un cruel mousquetaire.

La taille d’un grenadier

L’allure d’un gabier

Les grâces d’un gondolier

Ce qu’il faut pour le gibier.

Haut dignitaire de l’adultère

Il nomme les femmes « panthères ».

Mêlons aux feuilles d’automne
Les mâles récits du désert :
La coupole des astronomes
Luit au loin dans le ciel clair.

Ils commandent deux vermouths :
Les spahis sont gastronomes
Et pour distraire le raout
Ils me parlent de
Beyrouth
Et du grand sultan
Mahmoud.

 

Site de référence : http://www.wikipoemes.com/poemes/max-jacob/aperitif.php

 

 

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