Amélie, la tempête qui fit tomber les feuilles du figuier (bel arbre désormais nu)

Nous vivons dans un monde idéal et absurde. La tempête Amélie (pas celle de la Sécu) a sévi ce matin avant l’aube dans la région. Du coup, plus d’électricité. Dans la maisonnette que nous louons, plus rien. Tout est courant électrique. Hier soir, plus d’internet, pas de connexion , là, ça passe, on peut regarder des vidéos, ouvrir les emballages de films achetés mais oubliés dans les placards…

Ici le courant est revenu vers onze heures : grasse matinée et petit déjeuner tardif. Pas plus mal, vu qu’il pleut et que la meilleure des choses à faire un dimanche par ce temps, c’est de rester au chaud dans son lit avec sa petite amie (ou son chat, ou son amant, mais pas avec sa mère, qui laisse les miettes de ses biscuits belges traîner, ce qui irrite les fesses des enfants -nous n’avons qu’un lit à la maison-).

Donc, j’ai le blues d’Amélie (c’est un très joli prénom). Alors je me suis amusé à écrire quelques bêtises, quelques jours avant qu’elle n’arrive!

En vingt secondes le fil étendoir de mon discours a disparu. Derrière le drap que le vent discret celui qui cache au soleil mes indiscrétions nocturnes, je passe ma main et sur le jupon friable comme un souvenir une claque fait sauter mon dentier. A quatre pattes je le recherche dans l’herbe tendre et Martha, qui refuse mes baisers depuis que je suis veuf, le trouve en premier, l’offre à ma vue. C’est une pièce unique, celle du baiser de Tosca : Fuera Scarpia ! Rome ne tremble pas, juste vingt secondes sous le fil étendoir, les draps pendus comme un vent tendre secoue les pendus, là, sur la terrasse de cet immeuble en haut duquel on voit la ville,celle qui ne se vérifie pas d’en-bas, la ville et ses étendues qui rassemblent tant de misères et Martha, dans mes bras.

25 10 2019

Finalement je suis un mauvais perdu

Ma plume s’est émancipée dans le cul d’un gagnant

Mais je m’en fous ma liberté n’a pas besoin de ton chéquier

Hier et demain sont mes seuls chevalets

Je vis je meurs mais jamais ne disparais

Ici nulle part et n’importe où tes yeux suivent mes routes

Pas besoin de ton chéquier juste une main sur le chemin

Un carrefour sur nos pensées, finalement

Jamais perdus, juste éperdus.

25 10 2019

AK

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