noir chocolat

Tous mes synapses étaient en grève

Et la seule chose qui circulait

Dans mes neurones atrophiés

Était une idée fixe,

Une envie folle d’écrire

Un texte très pur très noir

Avec de l’encre de chocolat

Equateur ou Guatemala

Un texte qui vienne des hauts plateaux

Dont les mots descendent dans la gorge

Et remontent dans le dos leurs doigts

Possédés par la tension et l’extase

Mais sans synopsis point de synapses

Juste des querelles des quenouilles

Filant vers Brest où la grève est de sable

Gris comme une envie folle d’herbes

D’oyats que chatouille le vent du large

De pets splendides sentant l’Amérique

La misère noire d’Haïti du Nicaragua

Une envie folle aussi de t’écrire

Entre deux guerres et mille mondes

Les synapses bloquées aux frontières

De la mort cérébrale de tyrans sans neurones

Un texte très pur très noir

Qui écrirait simplement son histoire

Tel un enfant croque son carré de chocolat

Venu des monts de la Lune ou de Madagascar

Et ce parfum étrange de volupté

Qui flotte, suave, dans les palais

Ivres de liberté et de saveurs notoires

Un texte qui vienne des hauts plateaux

Dont les mots descendent dans la gorge

Et remontent dans le dos leurs doigts

Possédés par la tension et l’extase.

07 01 2020

3 commentaires sur “noir chocolat

  1. Pour des synapses en grève, tes doigts mettent plutôt bien en forme tes pensées sur le papier. Un texte que fleure bon un vent de liberté et de révolte descendant des hauts plateaux

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