Le cimetière des éléphants était jonché de chrysanthèmes
Nul ne savait par quelle fin du monde tous ces pots renversés
Gisaient parmi les tombes, dans les allées d’ombres boueuses
Dans ce lieu ancestral où déjà les mammouths sommeillaient
Nul témoin, nulle corne d’ivoire qui évoquât ni renseignât
De tels agissements. La pluie était venue, le vent et les éclairs
Puis des salves de fusils, des sagaies par milliers, des cris
Couvrant les barrissements des mammifères nus, ingénus,
Venus là pour mourir dans l’explosion colorée des chrysanthèmes
18 11 2019

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