(en attendant la suite et sans doute fin de étendre la lascive, qui demande un peu de repassage mais le fer est bien chaud!)
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Tu m’as écrit ce soir et ce soir je suis mort
Seul notre amour aveugle s’offre à ma lecture.
Depuis bien des années les lits ne grinçaient plus
Les enfants préféraient courir dans les ruelles,
Le vent froissait des draps que les larmes séchées
Tachaient de pollens, de pissenlits en fleur
Certainement quelques oiseaux, surtout les pies
Parfois larguaient dans le jardin
Comme des bombes leurs plumes
Mais nulle envie ne faisait trembler nos doigts
On n’y croyait pas.
Les enfants couraient dans les ruelles
C’était un lien impertinent qui, pensait-on,
Tracerait en courant un avenir
Pour eux
Mais le talon d’Achille dans la précipitation
Nous fit perdre la guerre, et toutes les batailles,
Alors de quelle nature seront nos souvenirs
Nous qui n’avons qu’un rêve : enfin en finir.
Loin.
04 02 2020
AK
J’ai enfermé la mort dans un placard
Pour l’offrir aux vivants
Mais tous étaient déjà rangés
Et du placard des milliers de cafards
Surgirent et nul ne survécut
Sous les chemises noires
Qu’imposaient les tiroirs.
Ils étaient trop nombreux
Dans la lumière obscure
Trop blafards, trop aveugles
Mais avant tout soumis
Aux peurs aux désespoirs
Pour qu’en êtres vivants ils puissent
Battre la vermine lutter
Contre les blattes, les mensonges
Tant ils avaient vécu
Dans le néant sordide
D’une pensée unique.
08 02 2020


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