Un jour les murs écriront la fin de nos histoires guerrières
Alors qu’encore debout nos bras chargés d’armes lourdes
Nous signerons de nos dernières salves les parpaings morts
Toujours dressés, les monuments érigés en actes de décès
Au pied desquels personne ne viendra pleurer, juste sourire
A ces souvenirs emportés par nos haines, nos amours et la chair
Bien enveloppée dans nos balles ardentes nos trous de cul
Nos religions factices et leurs feux d’artifice, fin de bal
Minuit aura sonné sous les carapaces fragiles des cloportes
Et ce rêve impuissant qui attend en dormant un matin clair
Au réveil lira sur ce fracas de tirs les mots sur l’invincible mur
Où nous avons écrit ce que nous possédions : le chaos et le néant.
08 03 2020
AK

Laisser un commentaire