ETRETAT
Quand nous aurons gravi ces falaises qu’enfin un soir d’été
Nous regarderons vieillir l’horizon et se rider nos corps
Auras-tu encore un baiser, une larme, un sourire à m’offrir
Et pourrais-je te dire qu’à tes pieds j’abandonne celles que j’ai aimées
Que tu en es l’exacte ressemblance, le coloris des draps des drames
Et des rires d’enfants qui sont dans des avions lointains
Au-dessus des falaises qu’enfin un soir d’été nous regardons voler
Songeant sans y penser que nos vies sont remplies d’infinis
Auras-tu encore un baiser une bonne nouvelle à m’annoncer
Et pourrais-je te dire qu’enfin nos ailes pour le grand saut
Déploient l’exacte ressemblance de nos vies aériennes.
17 04 2020
AK
OMBRE
Au secours, au secours ! L’ombre m’abandonne
De la tête aux pieds, à tous les instants du jour
Perdue à jamais, chaîne fidèle de mon corps en vie
Proie facile de mes nuits solitaires, je te saisis
Et voici que maintenant tu me fuis : où vas-tu ?
Où je vais ? Je pars construire des mausolées d’absence
Dans des lieux où les hommes s’effacent, je suis
Les traces des corps meurtris, le chant des silences,
Je vais vers ces pays où l’enfance cueille en riant
Les fruits qui le nourrissent, sous l’arbre gigantesque
Loin de tes immeubles et de tes métropoles ubuesques
Vers un nouveau royaume, et ne pleure surtout pas
Je resterai là pour toi, quand le désert te brûlera.
17 04 2020
AK
Puisqu’il en est ainsi, je vais déconfiner le chien !


Répondre à toutloperaoupresque655890715 Annuler la réponse.