Lorsque nombres et figures ne seront plus
La clef de toutes créatures,
Lorsque tous ceux qui s’embrassent et chantent
En sauront plus que les savants profonds,
Lorsque le monde reprendra sa liberté
Et reviendra au monde se donner,
Lorsqu’en une clarté pure et sereine alors
Ombre et lumière de nouveau s’épouseront,
Et lorsque dans les contes et les poésies
On apprendra l’histoire des cosmogonies,
C’est là que s’enfuira devant un mot secret
Le contresens entier de la réalité.
tiré du site : https://www.mondeenpoesie.net/2016/01/novalis-poeme.html
bio wikipédia (extrait) :
« Novalis est un pseudonyme que choisit le jeune homme en 1798 pour sa première publication importante, Blüthenstaub (Grains de pollen), ensemble de fragments poétiques et philosophiques parus dans la revue des frères August Wilhelm et Friedrich Schlegel, l’Athenaeum. Ce pseudonyme se réfère au nom d’un domaine familial ancestral (de novale), mais désigne également en latin la terre en friche. Novalis est né sur le domaine de son père à Oberwiederstedt en Saxe-Anhalt, alors Saxe prussienne. Ses parents étaient affiliés à l’Église des Frères moraves (Herrnhuter) du comte Zinzendorf ; son éducation religieuse stricte laisse de nombreuses traces dans ses travaux littéraires. »

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