Moi qui gardais le lit par pure fainéantise
Alors que les rivières en crue dévastaient
Ce magique arrière pays niçois avec, plus haut,
Le regard provençal et désolé de Giono,
Plus hauts encore les volcans de Vialatte
Soudain se réveillant pour venger la Nature
Bien au chaud sous la couette, j’attends le terremoto
De la Pachamama, la destruction complète du génie humain,
Qu’un avion s’écrase dans le jardin, qu’une guerre
Advienne et que pourrons-nous face aux fascistes armés
Sinon leur sourire avec nos fausses dents, nous sommes
Devenus aveugles depuis des siècles, à brasser les billets
Et fumer les cigares, sans jamais nous pencher sur autrui,, geste
Servile ici mais noble au Japon, pour saluer, respecter son prochain,
Que le génie des hommes suive encore les sentiers muletiers
Que les cratères herbus d’Auvergne accueillent en serpentant
Les écrivains magnifiques, mais par pitié, que la Nature
Nous pardonne d’être venus au monde pour détruire la paix
Qui depuis cent mille ans couchait dans notre lit.
09 10 2020
AK
La chasse au bonheur (Giono)
Tout le monde chasse au bonheur.
On peut être heureux partout.
Il y a seulement des endroits où il semble qu’on peut l’être plus facilement qu’à d’autres. Cette facilité n’est qu’illusoire : ces endroits soi-disant privilégiés sont généralement beaux, et il est de fait que le bonheur a besoin de beauté, mais il est souvent le produit d’éléments simples. Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté. »
(extrait « la chasse au bonheur, Jean Giono, ed. Folio)

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