Cette vidéo de l’INA m’a rappelé mon oncle, un parigot pur jus (avec son accent 100% du terroir, et son langage). Quand il était apprenti, nous raconta-t’il, il bossait en proche banlieue, et rentrait chaque soir chez ses parents, à Paris intramuros. Mais pour traverser les fortifs, forcément, il avait les flubes (la pétoche), la deff (casquette) bien plantée sur le crâne, comme tous les prolos et arpètes de l’époque. Ce langage sonnait à mes oreilles d’enfant comme un monde étrange, terrible et merveilleux…
A visionner entre autres les danses assez rugueuses et sensuelles de ce doc de l’INA, et l’époque pas forcément révolue du comment tous ces indiens ont fini à Biribi ou à la guerre de 14, je me questionne sur l’évolution sociale de la société : le couteau est toujours une arme, la misère toujours galopante (pourquoi ont-ils tué Jaurès?), mais, d’un côté plus indirect, découvrir les tatouages que tous ces marlous portaient sur le corps, bien loin des décorations dont s’ornent les gentils petits loulous et louloutes snobinard(e)s par un pur phénomène de mode, sans aucune approche du fond symbolique de ces actes quasi indélébiles, m’indiffère.
La culture, à cette époque… Et aujourd’hui, que reste-t’il de tout cela?

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