La lune était pleine, c’était hier,
L’automne vêtu de couleurs chatoyantes
Qui promenait les champignons
Dans les bois parfois un cerf bramait,
Dans les villes les hommes renâclaient,
Le monde entier braillait,
Mais rien jamais n’avait changé le cours
Des fleuves et de la Bourse.
La lune, hier, était pleine,
Les piroguiers ramaient sur l’Inini,
Comme si de rien n’était,
Territoire infini des abandons,
Des orpailleurs et des dealers de mercure
Terrible mascarade, jeux de dupes,
Dieu en cadeau, la vie en misérables cordes,
Miséricordes cinglantes , pêcheurs impénitents,
Hommes libres sous la pleine marée de lune
Poissons agiles sous les doigts magiques
D’un Christ , prophéties complexes
De religions qui battent de l’aile
Dès que le vent les pousse, et le sang
Dont on sait désormais la lugubre couleur .
Enfin, la peur, qui entre dans nos demeures
Avec ce goût amer de la vie d’inconnus
Qui, les soirs de pleine lune, brillent
De ces étranges éclats que reflète l’automne.
Ce soir
01 11 2020
AK

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