Lundi
Qu’y a-t-il de plus triste qu’un train ?
Qui part quand il faut,
Qui n’a qu’une seule voix,
Qui n’a qu’un seul chemin.
Rien, vraiment, n’est plus triste qu’un train.
Ou peut-être un cheval de trait,
Coincé entre deux brancards,
Et qui ne peut même pas regarder de côté.
Sa vie se résume à marcher.
Et un homme ? N’est ce pas triste un homme ?
S’il vieillit dans la solitude,
S’il croit que son temps est fini,
Un homme, c’est bien triste aussi.
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Quand je t’aimais
Quand je t’aimais,
Mes pensées vers toi couraient
Et ton image m’enveloppait nuit et jour
Comme l’antique volcan qui
De ses cendres ensevelit Pompéi
Et son pourtour.
Mais passent les jours.
Aujourd’hui refroidie
La lave rend fertile
Les pentes dociles
Où mûrissent les vignes.
Que pareillement les pensées
Que je t’ai destinées
Viennent leur eau claire
Féconder ces vers.
Poémes tirés du site :https://guesswhoandwhere.typepad.fr/carnets_de_poesie/kadar_ismail/
extrait de wikipédia : «
Ismaïl Kadaré (souvent orthographié Ismail Kadare) est un écrivain albanais, né le 28 janvier 1936 à Gjirokastër, dans le Sud de l’Albanie.
Kadaré étudie les lettres à l’université de Tirana et à l’Institut de littérature Maxime-Gorki de Moscou. En 1960, la rupture avec l’Union soviétique l’oblige à revenir en Albanie où il entame une carrière de journaliste. Il commence à écrire très jeune, au milieu des années 1950, mais ne publie que quelques poèmes dans un premier temps.
En 1963, la parution de son premier roman Le Général de l’armée morte lui apporte la renommée, d’abord en Albanie et ensuite à l’étranger grâce à la traduction française de Jusuf Vrioni. Dès lors, son œuvre est vendue dans le monde entier et traduite dans plus de quarante-cinq langues. Kadaré est considéré comme l’un des plus grands écrivains et intellectuels européens du xxe siècle et, en plus, comme une voix universelle contre le totalitarisme …/…

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