Aujourd’hui, on s’évade. Finies les limitations de déplacement à trente kilomètres autour de chez soi. On se barre dans le Pacifique, sur une île de 20 km² située au niveau de l’équateur, entre les îles Hawaï et l’Australie (environ 2500 kms de chacune d’elles) peuplée de 13000 hères dont la majeure partie est obèse, diabétique, et…pauvre. Bref, un paradis devenu enfer, exemple typique de ce que notre planète risque fort de devenir, à très court terme (disons 50 ans).
Alors, un petit voyage par là-bas, ça vous tente ?
Tous les extraits sont issus de :https://fr.wikipedia.org/wiki/Nauru
« Avec un PIB nominal de 150,8 millions de dollars US en 2015, l’économie de Nauru est l’une des trois plus faibles du monde59.
Nauru a profité durant 30 ans de la richesse apportée par le phosphate, une ressource dont on savait dès les années 1950 qu’elle serait épuisée au tournant du xxie siècle. 1974 est une année record pour l’île avec 225 millions d’euros de bénéfices. Le PIB par habitant de Nauru est alors le second du monde après celui de l’Arabie saoudite »
Après avoir vécu comme des nababs, se contentant des royalties du phosphate (exploité par une entreprise sino-australienne), cette luxuriance d’argent se dilapide dans des investissements invraisemblables (un immeuble à Melbourne, un aéroport international et une flotte aéronautique nationale), très certainement menés par une corruption dont les dirigeants de l’époque profitent abondamment.(Quid de ces dirigeants?)
Ce qui est marrant, c’est de voir quelles églises régissent les âmes de l’île (la religion influence toujours la politique) :
Les habitants sont majoritairement chrétiens (deux tiers sont protestants, un tiers catholiques). La constitution octroie la liberté de culte, cependant le gouvernement a restreint ce droit pour deux religions : l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormonisme) et l’Église des Témoins de Jéhovah, dont les fidèles sont le plus souvent des employés étrangers travaillant pour la Nauru Phosphate Corporation69.
Bref, l’exploitation du phosphate se réduit à néant et comme le pognon a été dilapidé joyeusement, la république de Nauru est dans la dèche la plus complète. Donc :
Pour faire face à ses dettes et couvrir ses besoins les plus urgents, Nauru a recours, à partir de la fin des années 1990, à des solutions parfois à la limite de la légalité. Le pays devient un paradis fiscal et est mis sur la liste noire du Groupe d’action financière en 2000. On compte à l’époque 400 banques fantômes (shell banks) domiciliées à Nauru61. Le pays vend aussi des passeports au prix fort, un trafic qui aurait rapporté 7,4 millions de dollars au pays. Ces affaires conduisent les États-Unis à qualifier le pays d’État voyou, Nauru perd toute crédibilité aux yeux de la communauté internationale. Au milieu des années 2000, Nauru adopte une politique financière plus stricte, ce qui lui permet de régulariser sa situation auprès des instances internationales, En janvier 2016, le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux.
Ce qu’il est bon de rappeler, c’est que Nauru est un ÉTAT adhérent de l’ONU, qui a donc droit à une voix, au même titre que les mastodontes de cet organisme (Chine, Etats unis, Japon, France etc), lors des votes ; il en est de même que d’autres micro-états (Eswatini, Palaos, Sainte Lucie, Saint Christophe et Nièves, Sao Tomé et Principe, Timor oriental, Tonga, Trinité et Tobago, Tuvalu, Vanuatu, pour les moins ou peu connues). Autant dire que des résolutions onusiennes peuvent être influencées par ces micro-états qui cèdent leurs voix contre d’autres avantages, dont il est ici impossible de démêler les fils.
Pour en revenir à Nauru, voici quelques vidéos qui en disent plus long que ma petite et très limitée réflexion. Pour les curieux et curieuses en mal de voyages exotiques…

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