Ah qu’il est bon ce chemin de vie au bout duquel on en finit
Quand les rêves sont morts, les amis disparus, les rues
Qui dégringolent et fracassent le crâne d’un vieillard
A la canne brisée, au chauffeur de bus qui l’écrase en roulant
Quelle plénitude que de mourir en quelques secondes
Comme dans un film de truands deux balles la séance
Cinéma interdit aux moins de seize ans, ticket automatique
Paiement par carte bleue, caméras de surveillance
Mourir sans décence sous les klaxons de la rue embouteillée
Chauffeur de bus en pleurs sous les micros bégaye
Il a brisé sa canne est tombé j’ai freiné trop tard
Et le mort qui rigole encore sur la chaussée, le sang
Qui se répand d’un rouge profond vers le caniveau sale
Que nettoieront demain les ouvriers masqués de la ville endeuillée.
18 04 2021
AK

Répondre à karouge Annuler la réponse.