Donne moi l’ombre de ton sourire
Pour que la Mort explose dans nos rires
Même si nous savons déjà que nos éclats de voix
Ne survivront pas aux cris aigus des pires désarrois.
Quelles sont, dis-moi, les choses qui aident à vivre ?
Les aubes nues qui naissent dans tes yeux
Que les voleurs de temps sur le parcours
Des jours n’ont pas encore pillés : nos oreillers.
Dormons alors les oreilles calées, sourdes
Aux bruits des guerres et des famines
Laissons glisser nos corps meurtris au bas du lit
Dans le sang des rivières qui mène toute vie
Vers ces noirs rivages qui remplissent nos nuits
Donne moi l’ombre de ton sourire
Que s’y installe enfin la volupté de nos derniers soupirs.
24 06 2022
AK


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