les babillages de Chinette, les coloriages de Chinou
Un rire brise la nuit et le sommeil sur mes paupières
Champs de baleines, Charlotte Delbo ouvrant son parapluie
Comme un paratonnerre sur l’éclair,
Amour de la Terre, Hommes de chair, vie nue de chacun
Respire jusqu’à la ligne de fuite, respire de toutes ces choses
Qui te respectent, et bats-toi sans relâche sur le reflet ardent
Des glaces qui te miroitent, l’alcool est grisant, le verre un bris de vie,
Les sirènes sous la neige ne chantent qu’avalanches de joies,
Tu n’en es pas là, lis Rabelais, gros pétou sans saveur, lis Voltaire,
Lis dans les rides des yeux de tes parents les vies insensées qui ont passé
Sans mots ni orgueils inutiles, lis dans leurs yeux l’amour qui s’estompe,
Apprends à vivre sans fouet, qu’il ne soit ni dans ton dos ni dans tes mains,
Aies un geste, un mot qui plaise, sinon les braises, Hermanito,
Ruineront la ville et le pays et les yankees reviendront
Laver le bruit de tes fontaines, Ruisenor, ton savon bleu
Et cette journée large comme un billet de trente euros
Qu’hier soir tu as trouvé sous la semelle d’un desesperado.
Mais le Président a bu de l’ambroisie en présence de son miroir
Et le chat a fini embotté par l’arrière-train d’un parapluie :
C’est pour cela que rien n’a bougé : le peuple a ri, à Miraflorès,
Ils se sont endormis, en respirant les fleurs de leur jardin
Alors que cessait de tomber la pluie, c’est comme ça, Nino,
Que seul le vent nous transporte, nous, campesinos d’Ayacutcho,
Juchés au faîte de rêves encore magiques, pauvres hères,
Aux yeux ivres inondés, hauts de cieux et bas de culs : péones.
27 12 2002
AK
« Apprends à vivre sans fouet, qu’il ne soit ni dans ton dos ni dans tes mains »
Un cocher sans son hochet, un cochet pas haché (lardé ?) de coups, la vie est belle !
Qui est Saphilopes ?
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Elle poste de Turquie et écrit également. C’est tout ce que je sais et n’en dirai pas plus !
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