Plutôt que de nourrir la nocivité des marchands de fausses nouvelles, des rires sarcastiques de l’Est et les injonctions impérialistes de l’Ouest, mieux vaut pour le moment nous dire que nous sommes (encore) en paix et pouvons vivre sans les entraves d’une actualité de plus en plus terrifiante.
Entravons les ruisseaux comme le font les castors, ou bâtissons des nids comme le font les corbeaux très récemment apparus dans un arbre de mon voisin (il reste quelques passereaux -mésanges, rouges-gorges, merles) mais les pies sont parties plus loin. Dans les campagnes, l’arrivée des corbeaux n’est pas bon signe (il ne reste qu’un curé dans le petit bourg où je vis, à une vingtaine de kilomètres de ND de Bétharram).
Bref, soyons zen avant de devenir zinzins, mais pas comme ces fous qui font, pour un temps -la durée est une autre affaire- reculer le monde au seul profit de leur pouvoir décervelé et radicalement stupide (comme dirait oncle Picsou : « du fric pour moi, mes amis et quelques famines pour les autres, une bonne guerre voilà ce qui est bon pour les miséreux minables de tous bords, asservissement général promulgué ! »
Apprendre à doser
On s’en doutait, il est nocif pour la psyché humaine d’être constamment bombardée d’informations effrayantes. « Si vous lisez la même nouvelle dix fois dans une journée, votre cerveau l’analyse comme dix nouvelles différentes, ce qui crée un effet cumulatif de stress », explique Myra Gravel-Crevier, copropriétaire de la Clinique d’anxiété de Laval.
Psychiatre au CISSS de Laval, Claire Gamache suggère d’« envisager une diète d’actualités » durant des périodes plus anxiogènes. Plutôt que de suivre les nouvelles toute la journée, la psychiatre propose de les consulter une ou deux fois par jour, à des moments prédéterminés, et de choisir des sources d’information crédibles qui évitent le sensationnalisme.
Prendre une pause d’actualités pendant quelques jours peut aussi faire du bien, mais pas question d’arrêter de s’informer entièrement non plus, souligne Myra Gravel-Crevier. « L’évitement est nuisible, parce qu’il mène à entretenir des scénarios de catastrophe irrationnels, sans avoir une idée véridique de ce qui se passe. Le secret est dans l’équilibre », explique-t-elle.
Résister au pessimisme
Les mauvaises nouvelles peuvent nous faire broyer du noir, surtout lorsqu’elles s’accumulent. Mais il faut résister au pessimisme, selon Geneviève Beaulieu-Pelletier, professeure associée de psychologie à l’UQAM. « Plus on a une vision négative de la vie, plus on cesse d’être mobilisé, et plus on finit par contribuer à la négativité qui nous affecte », affirme-t-elle.
(suite de l’article de « La Pesse » dans le lien ci-dessus)

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