Rien n’est venu tout est parti
Les restes, le chien abruti
A mangé à sa faim ventre plein
Et toi qui me serre la main
Je ne te souhaite nul lendemain
Le chien est parti la nuit sur lui
Est tombée que reste t’il sous le toit
Un homme une femme et deux gosses
Et toi tu voudrais prier un bon dieu
Plein de grâce, ô miséricordieux
Dont chaque jour se noie de crasse
Ta vie
Rien n’est venu des hommes
Tout est parti des hommes
Il n’y a plus de plumes d’indiens
Sauf dans les oreillers des sachems
Qui trônent en Amérique
Et le chien abruti qui hurle jour et nuit
Que c’est un beau pays que sa niche (fiscale?)
Mais quand viendra la curée, l’os à moelle
Seront plus rudes les coups de bâton
D’où tout est parti, d’où rien n’a survécu.
02 02 2020

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