Sa mère lui répétait sans cesse
Tu es un fainéant feignant de n’être
Que paresseux, mais quand midi sonne
Tes pieds sont déjà sous la table
Tu confonds la brosse à cheveux
Avec la brosse à dents du chien
Pourtant tu es mon fils et je t’aime
Mais ne vas pas croire pour autant
Qu’aujourd’hui tu trotteras sans laisse.
Je ne peux pas faire autrement
Vu que tu marches encore à quatre pattes
Malgré ton grand âge. Les gens t’appellent Pépère
Et tu fumes de gros cigares cubains en cachette
Dans les fourrés où je te laisse t’exprimer
Je suis ta mère mais ça n’excuse pas tout
Surtout quand tu folâtres comme un toutou
Devant les vitrines du faubourg saint Honoré
Tu es un monstre que j’aime montrer au beau monde
A ces fainéants feignant de n’être que paresseux
Finalement nous formons un beau couple, toi et moi.
28 03 2020
AK

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