Sur la peau cuivrée du vent mes doigts glissaient
Contre ta chair, ta solitude pâle comme l’albâtre
Dans la pénombre tu souriais qu’un homme enfin
Te caresse, parcourt ton ventre, tes seins, tes doigts
Dans le silence désormais profond de la rue, des cris
Des crimes qui chaque soir hurlent à la mort des loups
Des hommes abandonnés contre la chair des amours nus
Tu souriais, et mes doigts parcouraient ton corps
S ‘abandonnant à ces plaisirs que l’on disait vulgaires
Melmoth errant sur nos vies condamnées, je fuyais
Dans ton plaisir mes larmes et mes mille jeunesses
Vin de paille du Jura sur la blanche caresse de l’hiver
Mes doigts glissaient sur la peau cuivrée du temps
L’horloge jouait de son balancier la frénésie du vent
Dans la pénombre nos yeux nos corps perdus, immondes
Que chassait Achab, nos chairs grasses abandonnées
Si utiles à la science, aux cuisiniers, tels des canards gras
Tous les champs alentour de nos vies minuscules
Nos amours si festives dans les andains des moissons
Vin de paille et courtes échelles dans la grange à foin
Des crimes contre le cuivre blond de ta peau inhumaine
Tuer dans la pénombre tes lèvres qui s’entrouvrent, ces yeux
Que le silence rend à la vue, cette idée saugrenue de jouer
A vivre à deux, en attendant de mourir seuls.
07 04 2020
AK
Quelques titres de livres pour perdre le moral!
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L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez
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