En regardant 28′ sur Arte, j’apprends dans une chronique de fin d’émission, que des personnes achètent, adoptent (!) des poupées hyperréalistes en silicone comme on adopterait un orphelin bien vivant en cliquant sur internet. C’est effrayant!
Exemple d’annonce : « Les bébés reborn en vinyl sont beaucoup moins cher que les bébés en silicone. En effet, les poupées fabriquées en vinyle sont plus abordables, avec des prix pouvant aller de 50 à 300€ tandis que les poupées en silicone se situent plus souvent entre 250 et plus de 1000€. »
les « bébés » vendus ou à vendre (adopter!):
il est né le 30 Septembre 2017.
« Il pèse 3kg 200 pour 56cm.
Antoine a une sucette aimantée.
Issus du kit: Boy de Tina Kewy. »
site (parmi des dizaines) : https://nurseriefenouil.com/bebes-adoptes/
Si la réussite du réalisme de ces poupées est quasiment parfait voire troublant, ce qui me stupéfait est l’engouement de certains adultes pour compenser leur solitude avec ce qui n’est ni plus ni moins qu’un objet inerte, aussi plaisant soit-il (bon, je ne parlerai pas des godmichets et autres plugs) qui convient mieux, dans sa forme simplifiée et originelle (chiffon, bois, plastique etc) aux petits enfants (qui font travailler leur imagination de façon ludique) qu’aux personnes d’âge mûr. Pour combler sa solitude ou ses manques affectifs un animal domestique a au moins le privilège d’être vivant. Cela m’évoque les tamagotchis, animaux de compagnie virtuels japonais, créés en 1996 par la société japonaise Bandai.
Bref, à l’heure où des enfants orphelins crèvent de faim de par le monde et aimeraient trouver une vraie famille d’accueil, toute cette marchandisation de l’ersatz humain m’écœure. Maintenant, chacun en pense ce qu’il veut.

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