A quoi servirait la mort si nous pouvions revivre
Sinon à devenir absents de toute humaine pensée
Plus un rire, plus un pleur, juste une saison de deuil
Qui ne fleurirait aucun cimetière, nul souvenir,
Juste remettre ça comme sonnent les cloches
Comme des minarets psalmodient les muezzins
Revivre comme un verbe qui étourdit l’esprit
Laissant dans le vestiaire la chair qui l’a trahi,
Et de nouveau danser sur l’absence indécente
De ce privilège qu’ont les hommes
De mourir enfin, une bonne fois pour toutes
Pour nous foutre la paix.
(suite à une pétition lancée par les animaux de compagnie et les arbres centenaires du jardin)
(la jalousie des hommes quant au fait que nous avons neuf vies et, côté végétal, de l’endurance élégante de l’intemporalité)

Répondre à karouge Annuler la réponse.