Poème sauce Tartare.

J’ai laissé aux chiens les os de ma mémoire

Tant ils avaient faim de connaître l’histoire

De l’un d’eux, d’en garder appétit et espoir

Quand, à la nuit tombée, viendraient les chats noirs

Les corbeaux en soutane, tenant leurs encensoirs

Psalmodiant leurs chants et offrant leurs grimoires

Aux imbéciles heureux oubliés des écritoires

Où les renégats et les poètes inscrivent en lettres noires

Le monde, le temps, les filles qui hantent les trottoirs

Avec cette chienne de vie qu’on leur verse en pourboire

Pour cet amour sans cœur qui les rend bonnes poires

J’ai laissé aux chiens les os de ma mémoire

Pour les récompenser, pour qu’ils s’offrent un costard

Quelques verres de vin et un cercueil pour mieux se coucher tard.

23 05 2022

AK

Réponses

  1. Avatar de toutloperaoupresque655890715

    Ça va être bientôt le soir,
    l’heure où les allumeurs de réverbère utilisent leurs allumoires,
    Et où les allumeuses nous disent bonsoir.

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  2. Avatar de les2olibrius

    Le sel de tes métaphores me laisse sans voix! Surtout celle du chien qui « travaillait son éloquence »! Ce texte est mitonné avec toute la moutarde de ton bagou et la crème de ton inspiration ! Waf!

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    1. Avatar de karouge

      Là, tu parles de Morfalou, mon vieux chien, mon complice. Merci de me l’avoir fait relire. Parfois je suis assez content des bêtises que j’écris…Longue vie aux lapins chasseurs !

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