La nuit est tombée, l’homme a baissé ses volets,
L’arbre a continué de pousser. Solitudes mêlées
De rendez-vous manqués, de belles échappées
Le monde s’abandonne et les hommes s’écharpent
Pour un oui un nom divin et dans la nuit il tremble
Comme les feuilles de l’arbre qu’il méprise
Branches solides épaisses qu’un bûcheron
Puis un scieur découperont sans y penser
Pour en faire menuiserie et de nouveaux volets.
Solitudes des gestes et des pensées sommaires
La Lune blanchit les rêves des enfants imbéciles
Qui une fois déballés dénigrent leurs jouets
Mais quand la nuit fait baisser leurs paupières
Jamais ils ne songent au bois vert aux volets
Aux raclées aux misères de ceux qui sont leurs frères
Perdus dans les mensonges d’une religion morte
Dont les prêtres chantent la gloire universelle.
L’arbre continue de pousser et ancre ses racines
La nuit respire dans la fraîcheur des soirs
L’homme, lui, tout à ses habitudes, baisse les volets.
30 08 2022
AK

Peu de temps pour écrire cet an-ci ! Chinou est devenu correspondant de Presse locale et cela prend un max de temps, mais l’expérience est passionnante !

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