Tu regardes devant toi à l’heure où l’horizon s’écroule
La rivière qui file encore entre deux maigres eaux
Et le temps qui charrie ses ondes nauséabondes
Tu regardes devant toi mais les murs jadis construits
S’écroulent d’eux-mêmes, eux qui se pensaient immeubles.
Et le temps incrédule charrie ses guerres meurtrières ;
Derrière les persiennes, il masque ses pierres tombales.
Par la fenêtre se mêle à l’horizon détruit le sang et la misère,
Les miracles économiques et l’algorithme des défaites charnelles,
Seules les ruines sourient que nourrit le chiffre des morts
Pour des raisons obscures d’humanité devenue folle
De profiter encore et toujours de l’incrédulité des idiots patentés.
Tu regardes devant toi cet épais brouillard de poussière
Et de sang , les promesses offertes aux sacrifiés béats
Mais pourtant rien n’émerge, pas le moindre silence audible
La rivière est devenue un ru, mais la rue deviendra un cri
En larmes que les belles paroles n’étancheront pas,
Une oasis d’espoir dans ce désert constant de conflits absurdes
Alors tu auras déjà fermé les yeux, pauvre petit dieu
Mais ne crains rien, personne ne te glorifiera !
26 01 2024
AK

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