(écrit en écoutant les infos du jour à midi)

Tu regardes devant toi à l’heure où l’horizon s’écroule

La rivière qui file encore entre deux maigres eaux

Et le temps qui charrie ses ondes nauséabondes

Tu regardes devant toi mais les murs jadis construits

S’écroulent d’eux-mêmes, eux qui se pensaient immeubles.

Et le temps incrédule charrie ses guerres meurtrières ;

Derrière les persiennes, il masque ses pierres tombales.

Par la fenêtre se mêle à l’horizon détruit le sang et la misère,

Les miracles économiques et l’algorithme des défaites charnelles,

Seules les ruines sourient que nourrit le chiffre des morts

Pour des raisons obscures d’humanité devenue folle

De profiter encore et toujours de l’incrédulité des idiots patentés.

Tu regardes devant toi cet épais brouillard de poussière

Et de sang , les promesses offertes aux sacrifiés béats

Mais pourtant rien n’émerge, pas le moindre silence audible

La rivière est devenue un ru, mais la rue deviendra un cri

En larmes que les belles paroles n’étancheront pas,

Une oasis d’espoir dans ce désert constant de conflits absurdes

Alors tu auras déjà fermé les yeux, pauvre petit dieu

Mais ne crains rien, personne ne te glorifiera !

26 01 2024

AK

2 commentaires sur “(écrit en écoutant les infos du jour à midi)

  1. Le professeur Slalom Jérémie Ménerlache a publié, il y a une ou deux neuvaines d’années, des statistiques, portant sur un échantillon gratuit, prouvant que l’être humain était le plus stupide des animaux, préférant le pire au meilleur.

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