Un groupe de papis et de mamies surprirent l’assemblée : ils se mirent à entonner une chanson qu’ils avaient composée dans les couloirs de l’EHPAD, qui commençait ainsi :
« Toi mon p’tit bonhomme
Moi ton p’tit verre de rhum
Chauffe le fer, chauffe la fesse
Repasse le chat et j’te caresse » …/…
(épisode 9)
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Je m’apprêtais à quitter les lieux discrètement (ce qui fait partie du métier de journaliste), après avoir constaté l’existence de ce bâtiment, son environnement, afin d’obtenir plus d’informations au village peuplé de taiseux. Je fis un dernier tour d’horizon lorsque j’aperçus, à une des fenêtres du premier étage, la silhouette de Joseph, avec sa coupe de cheveux particulière. Le gosse était bien partie prenante de cette effervescence et sa participation à la fête de saint Counik était donc avérée. Je franchis à nouveau le ponceau japonisant et regagnai la ferme, à une demi-heure de marche. Dans ma tête les hypothèses les plus absurdes s’entrechoquaient et mes pieds, qui ne pensaient pas aux mêmes choses, buttèrent à plusieurs reprises sur les cailloux.
L’hypothèse qui m’apparut comme étant la plus fiable fut la suivante : Albert Marchall, qui avait trafiqué dans l’univers des montres suisses, avait bel et bien fait fortune. Marguerite, son épouse, s’était employée à la mort de son époux en 1995, à blanchir l’argent ainsi amassé. Elle avait acheté à la fin des années 90 le vieil haras délabré puis l’avait rentabilisé après qu’il fut restauré en créant un EHPAD sous la forme d’une Société Anonyme dont j’appris plus tard le nom : « la Société des Doux Coucous », où elle n’apparaissait pas dans la liste des actionnaires déclarés. Son nom se trouvait dans la catégorie des mécènes ayant participé à l’élaboration du projet, et cité également dans la rubrique bénévoles actifs des divers compte-rendus officiels de la SA. Toute l’opération datait donc d’une vingtaine d’années, avant qu’elle ne vînt s’installer, en 2001, dans ce pays venteux aux collines roides auprès de sa fille Louise et de son mari, Hubert Bourgy. Joseph avait alors un an, et Nadine, sa cousine germaine, également. Marguerite, après quatre ans de présence domestique passés entre la cuisine séjour et la garderie des enfants (d’où, supposais-je la présence de la poussette sur les deux photos trouvées dans le dosseret du lit de sa chambre) disparut de la circulation. Comme personne ne la connaissait au village, tous ceux qui se rendirent par la suite à l’ancien haras trouvèrent ce que l’on pourrait nommer une autre Marguerite, femme dévouée dont on ignorait l’origine mais dont on appréciait la gentillesse et le sens de l’organisation. Elle avait 79 ans (1935-2014).
Jusque là, ma logique suivait son cours incertain comme les fluctuations de la Bourse quand un virus menace le monde de faire éclater la bulle économique et financière des nations couronnées d’étoiles prêtes à virer au chaos
Mais qu’en était-il de Joseph et Nadine dans cet imbroglio ? Le gosse, que j’avais surpris à fumer des cigarettes à dix euros le paquet avait-il un rôle dans le fonctionnement de la maison de vieux ? On sait que dans de tels mouroirs la durée de vie restante se situe entre quatre mois et un an, sauf exceptions. C’est donc le crâne plein de possibles et impossiblement clair que j’arrivais à la ferme. Hubert accompagnait ses vaches à l’étable pour la traite. Les moutons continuaient de brouter et saluèrent mon passage sur le chemin par des bêlements stupides. Comme un idiot, je n’avais pas pris mon carnet vert à couverture en imitation croco lors de ma promenade et je n’avais qu’une hâte : consigner tout ce bastringue sur des feuilles blanches lascivement offertes pour tenter d’en résoudre l’énigme, une bonne fois pour toutes.
19 02 2020
AK
(à suivre)
Ô nostalgie des lieux qui n’étaient point
assez aimés à l’heure passagère,
que je voudrais leur rendre de loin
le geste oublié, l’action supplémentaire !
Revenir sur mes pas, refaire doucement
– et cette fois, seul – tel voyage,
rester à la fontaine davantage,
toucher cet arbre, caresser ce banc …
Monter à la chapelle solitaire
que tout le monde dit sans intérêt ;
pousser la grille de ce cimetière,
se taire avec lui qui tant se tait.
Car n’est-ce pas le temps où il importe
de prendre un contact subtil et pieux ?
Tel était fort, c’est que la terre est forte ;
et tel se plaint : c’est qu’on la connaît peu.
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Notre avant-dernier mot
serait un mot de misère,
mais devant la conscience-mère
le tout dernier sera beau.
Car il faudra qu’on résume
tous les efforts d’un désir
qu’aucun goût d’amertume
ne saurait contenir.
tiré du site : https://www.eternels-eclairs.fr/poemes-rilke.php
Avec le réchauffement climatique il y a de moins en moins de neige en montagne. Certaines stations de ski ferment définitivement (« 168 stations de ski ont cessé leurs activités en France depuis 1951. Chaque année, en moyenne, trois sites de moyenne montagne ferment définitivement leurs domaines. De nombreuses remontées mécaniques restent abandonnées dans les massifs montagneux.). C’est un fait qui n’est pas nouveau. Alors pourquoi s’acharner à couvrir les pistes de neige artificielle (canons à neige) quand celle-ci ne tombe plus naturellement?
https://www.lesechos.fr/2015/02/les-stations-de-ski-des-pyrenees-menacees-de-fermeture-243905
De magnifiques images tournées autour du Mont Blanc, avec deux fous qui godillent dedans:
petite incursion dans ce monde ubuesque des Shadoks, mais sans shadoks!
(bien qu’ il y ait Jean Yanne , Daniel Prévost, et Uta Taeger)
Cliquez sur le lien
Je lui demandais simplement où menait ce chemin que j’avais emprunté. Il me répondit :
A une grande bâtisse, avec un grand parc. Allez-y, vous verrez.
Ce que je fis. (épisode 8)
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J’arpentais donc le chemin, qui sinuait dans les sous-bois. Des chênes, des châtaigners et des frênes constituaient l’essentiel des essences qui composaient ce milieu sylvestre. Une clairière se dessina enfin, qui formait un mamelon que l’on aurait pu dire pubère, masquant à un enfant la ligne d’horizon de son futur parcours pour enfin devenir un homme. Ce n’était plus mon cas. A mi pente parut alors la fameuse bâtisse.
Effectivement, elle était gigantesque. Je n’étais là que depuis trop peu de temps pour en avoir entendu parler. Les gens du coin, que j’avais pu croiser à la poste ou au café étaient peu diserts auprès des estrangers. Ce devait être un ancien haras tels qu’il s’en construisait à la fin du XIXe siècle, entièrement restauré, avec des écuries transformées en habitations. J’atteignis le sommet de la petite colline et là, ma surprise fut énorme. La vue panoramique de l’ensemble de la propriété qui s’offrait à mon regard me stupéfia. En arrière plan, le bâtiment principal, et alentour les annexes, reliées par des passages couverts. Plus proche, un grand terrain engazonné où l’on avait dressé deux très longues tables d’une quinzaine de mètres chacune. Le terrain descendait ensuite en pente douce, vers une rivière au débit synchrone avec la saison. Un ponceau la traversait dans un étranglement du cours d’eau, en extrémité de ce qui paraissait être une des limites séparant le parc du pré ; Je songeais à ce tableau de Goya, la pradera de San Isidro.
Un carillon sonna les douze coups de midi, et soudain une effervescence insolite gagna cet espace jusque là calme : des rares personnes que j’avais observées se joignirent tout un peuple affairé, certains en blouses blanches, d’autres en tenues vertes, distribuant des ordres ou les appliquant, et une horde de fauteuils roulants poussés par des adolescents, des dizaines de vieillards riant ou braillant furent acheminés et installés aux deux longues tablées. Le soleil était vert, me dis-je. C’était donc un EHPAD. Là, après avoir achevé les chevaux, on abattait les vieux et les vieilles en fin de course. J’étais un témoin privilégié, depuis ma butte, mais la curiosité d’un journaliste, quand il s’appelle John Carpenter et travaille pour le New York Telegraph, fait partie du métier.
En quelques pas je franchis le ponceau (de style japonisant) et m’avançai vers les tables où un brouhaha régnait, pimenté de râles et de cris, de voix rauques et de chants liturgiques dévoyés. Dans l’agitation générale personne ne me vit arriver. Un adolescent pousseur me dit bonjour. Je l’arrêtai dans son élan et lui demandai : pourquoi tant d’agitation, aujourd’hui ? Il me regarda avec de grands yeux blagueurs : mais, monsieur, vous ne savez pas ? C’est la Saint Counik, aujourd’hui ! La fête annuelle de notre établissement. Ah ? Répondis-je. Mais monsieur, c’est aussi l’anniversaire de notre bienfaitrice, Marguerite Marchall, décédée l’an dernier, qui a racheté ce vieil haras en 2005, et qui ensuite a passé dix ans à diriger cet EHPAD de façon purement bénévole, dit-on. Mais je dois y aller, m’sieur, je dois faire le service avec les autres volontaires.
A douze heures trente le carillon tinta à nouveau : la soupe était servie, composée de haricots blancs recuits, de pommes de terre, de lard et pour chaque résident, d’un counik que même les lapins auraient refusé. Exceptionnellement, un petit verre de vin et un biscuit furent servis, en respect pour Pierre Véry, auteur de Goupil Mains Rouges (en fait un faux motif pour les aides soignantes leur offrant l’occasion de boire un coup en cuisine).
Je m’attendais quelque part à voir dans la bande des jeunes Joseph, et pourquoi pas Nadine. Mais ni l’un ni l’autre ne se montrèrent. La question me titilla également concernant les cigarettes bizarroïdes que fumait Joseph : qui les fournissait ou du moins qui les finançait ? Vu l’habitat qu’occupait la famille et le peu de rapport financier positif de l’exploitation j’optais pour une autre source de revenus. La fête battait son plein, certains vieux se mettaient, après avoir vidé leur verre et ceux de leurs voisines, à pousser la chansonnette. Le soleil caressait leurs crânes et aucun n’avait encore testé le counik offert à son dentier, ce qui permettait momentanément un son plus résonnable dans les appareils auditifs et moins pernicieux pour les pacemakers. J’en surpris toutefois une dizaine tremper leur croûton longuement dans la soupe pour le ramollir et l’ingérer sans risque de briser leur appareil.
Le carillon sauta direct à deux heures et sonna de nouveau, intimant aux résidents de retourner dans les locaux pour la sieste, et au personnel de ranger, débarrasser et laver tout ce qui avait servi à réaliser cette fête. Il y eut une minute de silence en hommage à Marguerite Marchall, qui avait (il le faut rappeler pour les aveugles et les mal-entendants) donné dix ans de sa vie à gérer cet établissement gracieusement. Un groupe de papis et de mamies surprirent l’assemblée : ils se mirent à entonner une chanson qu’ils avaient composée dans les couloirs de l’EHPAD, qui commençait ainsi :
« Toi mon p’tit bonhomme
Moi ton p’tit verre de rhum
Chauffe le fer, chauffe la fesse
Repasse le chat et j’te caresse
Trala li lala »
« Mais si tu m’aimes
Mon p’tit bonhomme
Chauffe le fer chauffe la fesse
Et surtout n’oublies jamais
D’étendre la lascive !
Trala li lala »
14 02 2020
AK
(en attendant la suite et sans doute fin de étendre la lascive, qui demande un peu de repassage mais le fer est bien chaud!)
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Tu m’as écrit ce soir et ce soir je suis mort
Seul notre amour aveugle s’offre à ma lecture.
Depuis bien des années les lits ne grinçaient plus
Les enfants préféraient courir dans les ruelles,
Le vent froissait des draps que les larmes séchées
Tachaient de pollens, de pissenlits en fleur
Certainement quelques oiseaux, surtout les pies
Parfois larguaient dans le jardin
Comme des bombes leurs plumes
Mais nulle envie ne faisait trembler nos doigts
On n’y croyait pas.
Les enfants couraient dans les ruelles
C’était un lien impertinent qui, pensait-on,
Tracerait en courant un avenir
Pour eux
Mais le talon d’Achille dans la précipitation
Nous fit perdre la guerre, et toutes les batailles,
Alors de quelle nature seront nos souvenirs
Nous qui n’avons qu’un rêve : enfin en finir.
Loin.
04 02 2020
AK
J’ai enfermé la mort dans un placard
Pour l’offrir aux vivants
Mais tous étaient déjà rangés
Et du placard des milliers de cafards
Surgirent et nul ne survécut
Sous les chemises noires
Qu’imposaient les tiroirs.
Ils étaient trop nombreux
Dans la lumière obscure
Trop blafards, trop aveugles
Mais avant tout soumis
Aux peurs aux désespoirs
Pour qu’en êtres vivants ils puissent
Battre la vermine lutter
Contre les blattes, les mensonges
Tant ils avaient vécu
Dans le néant sordide
D’une pensée unique.
08 02 2020
Ma nuit fut très agitée mais le matin me trouva frais comme un gardon. Je me réveillai d’excellente humeur, le ciel s’était dégagé durant la nuit. D’où venait cette expression frais comme un gardon ? Était-ce ces petits appâts accrochés aux hameçons que l’on utilise pour pêcher le brochet, ce poisson carnassier rempli d’arêtes devenu rare dans les rivières et que l’on servait parfois pour se débarrasser d’un membre de la famille, tant ses arêtes étaient plus rudes à avaler qu’une brochette nue. J’enfilais mes bottes, descendis l’escalier et me servis un grand café encore tiède. Louise était dans la bergerie et finissait de traire les brebis. Le vacarme qui en provenait semblait me donner raison. Un silence suivit, et je sortis par une autre porte pour éviter qu’elle ne me trouve à son retour. Je voulais suivre mon exploration des lieux sans être espionné.
Jeudi suintait d’odeurs suaves et de prémonitions que mes sens aux aguets subodoraient. J’examinais ainsi l’intérieur et le pourtour des bâtiments agricoles, l’étable, le poulailler, la bergerie, la grange à foin, et le hangar agricole où dormaient le tracteur rafistolé et quelques machines désenchantées : un semoir, une épandeuse à fumier, une herse rigide, une benne, une bétaillère sans roues, bref tout un musée du monde agricole qui s’abandonnait et rouillait dans les courants d’air d’une mort annoncée.
J’aperçus Hubert, dans la cour, en pourparlers avec le vétérinaire. La discussion était animée. J’en profitais pour visiter plus précisément l’étable, les vaches faisaient l’amour dans le pré, j’étais tranquille. Il y régnait une odeur que bien des citadins échangeraient contre des kilos de CO² , de dioxyde de carbone, des tubes de Ventoline, des sprays anti-stress fabriqués dans des pays lointains. En un mot, ça sentait la vie animale, et cette odeur s’était répandue jusqu’à l’intérieur de la ferme elle-même, si l’on excepte la cuisine dans laquelle, (comme jadis on pendait à la porte des gousses d’aïl pour chasser les démons), une soupe de haricots blancs, de pain dur et de lard cuisait en permanence.
Il me faut reconnaître que, pour une petite exploitation, elle était bien entretenue. Mais je n’y trouvais rien qui puisse orienter mes recherches. Pas de trace d’une poussette sous le hangar, qui fut recouverte de toiles d’araignées pour mieux la masquer, au grand dam des costards de Villani. De ce côté-là, c’était pari perdu. Un tas de vieux meubles empilés sous un appentis en bois me fit sourire : toute une cuisine, chaises, table et meubles de rangement en mica, la grande mode des années soixante dix, finissait de ne pas pourrir sous les avanies du temps. Seuls les supports en aggloméré en subissaient les affres, se désolidarisant du produit synthétique de l’ère pétrolière.
La voiture du vétérinaire s’en alla et Hubert gueula. Mais étant encore dehors, l’heure du repas n’était pas d’actualité. Il était onze heures du matin. J’entrepris donc d’aller me balader dans les pâturages alentours. D’un côté les vaches, de l’autre les brebis. Les champs étaient en pente et mes bottes glissaient, la pluie d’hier ayant humidifié l’herbe du chemin. Arriva un moment curieux : sur un fil de clôture était suspendu le cadavre à moitié sec d’une taupe. La bestiole se balançait avec nonchalance sous le vent paisiblement matinal. C’était une tradition dans ce petit pays, qui permettait aux paysans d’exposer leur territoire face à ce fléau que constituaient les taupes, un genre de guerre froide encore pratiquée malgré la globalisation de la chasse aux sourciers, aux sorcières et aux lanceurs d’alerte.
Mais ce qui m’intrigua, alors que je cheminais en m’éloignant de la ferme, fut d’en trouver d’autres, comme s’il se fut agi d’un parcours initiatique. Comme un vagabond dans une ville ouvre l’œil en passant, en quête d’un carrelage de Space Invader scotché à l’angle d’une rue, et s’ amuse d’en débusquer un autre, marche plus loin, parfois très loin, et en découvre encore un autre. J’ignorais où menait ce chemin, que je suivais par distraction et plaisir champêtre. A environ un quart d’heure de marche, il bifurquait. Deux arbres majestueux en délimitaient le passage. Un châtaigner et un noyer. Ils avaient bien cent ans. Mais l’odeur de fumée que je sentis venait plus certainement d’une cigarette : Joseph, adossé au châtaigner, en grillait une. Il ne put m’éviter, mais ne renonça pas à taffer, me regardant droit dans les yeux. C’était finalement le meilleur endroit pour nous rencontrer et discuter face à face.
-Tiens, Joseph ! Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu fumes ? A ton âge !
-J’ai quinze ans, je fais comme je veux
-OK, mais à dix euros le paquet, comment tu les finances, tes clopes ? Ni tes parents ni Nadine ne fument.
-N’leur dites pas, c’est tout ce que je vous demande. Par contre, vous pouvez me demander l’heure ! Et il se mit à rire bruyamment. Sans doute y avait-il dans sa cigarette une autre substance pour qu’il soit ainsi hilare.
L’occasion était excellente mais son esprit avait certainement passé une douane que je ne me sentais en rien de contrebander. Je lui demandais simplement où menait ce chemin que j’avais emprunté. Il me répondit :
A une grande bâtisse, avec un grand parc. Allez-y, vous verrez.
Ce que je fis.
11 02 2020
AK
tiré du site : https://www.mondeenpoesie.net/
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Une plage
Ici
on laisse le monde derrière soi
lieu désert
en dehors des aménagements
les vagues
ont voyagé trop loin
pour être familières.
tiré du site : https://poesie.blogs.la-croix.com/
Un petit court métrage d’animation pour démarrer la semaine (sans casser les assiettes de chez Chartier , photo de la vignette):
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