vendredi c’est cuisine ! (accompagné d’un bol de street art offert par Amandine Urruty)

Débutons par la recette du poulet bicyclette (extrait du site mentionné ci-dessous) :

« « Un poulet traditionnel sort du poulailler le matin tôt, court toute la journée comme une bicyclette à la recherche de sa nourriture et au crépuscule il retourne dans son poulailler ». Au Sénégal, il est très courant de voir dans les petits villages des poulets aller librement de cour en cour. Certains les appellent « poulet bicyclette », en raison de leur démarche rapide et saccadée, tandis que d’autres les nomment simplement « poulet local » ou « poulet de brousse ».
Il présente de nombreuses différences par rapport au poulet d’élevage intensif, mais ce qui rend le poulet bicyclette si apprécié est surtout sa viande, plus goûteuse et savoureuse. »

La recette est juste en-dessous (mais il y en a plein d’autres, qui ont l’air savoureuses!):

https://www.afrik-cuisine.com/recettes/poulet-bicyclette

 

Le bol d’art, excellent accompagnement pour un vendredi, quelques œuvres d’Amandine Urruty . A découvrir ici :

mon chat Micromégas pète quand ça lui chante! (N’en déplaise aux conquérants spatiaux)

Les scientifiques et autres financeurs de l’espace me fatiguent. Ils conquièrent l’univers mais sont incapables de comprendre ne serait-ce que  les liens qui unissent le monde animal à celui des humains (sauf quelques uns, c’est vrai, mais qui ne font pas les « ‘unes » des journaux ni des multi-médias télévisés. Alors, laissez mon minou intergalactique et voltairien vivre sa vie, qu’il partage avec la nôtre!

https://www.letelegramme.fr/nature/un-gaz-peut-etre-associe-a-la-vie-decouvert-dans-les-nuages-de-venus-15-09-2020-12617414.php

Bientôt ils atteindront Sirius ! Gare à toi, mon matou!

 »

Micromégas est un géant de la planète Sirius. Il mesure trente-deux kilomètres de haut et parle mille langues ! Contraint à l’exil, Micromégas voyage à travers l’univers et arrive sur Saturne où les habitants font figures de « nains », car ils ne mesurent que deux kilomètres. Micromégas se lie avec l’un d’eux, qui l’accompagne dans sa quête initiatique. Tous deux échouent sur Terre qu’ils croient inhabitée. Ils finissent par apercevoir l’espèce humaine à travers un diamant qui leur sert de loupe : ce sont de petits hommes grotesques et imbus d’eux-mêmes, devisant de choses qui les dépassent. Dieu a créé l’univers entier pour les hommes, soutiennent-ils aux géants qui, effrayés par tant d’arrogance, reprennent leur route interstellaire. À travers les questions de taille et les décalages d’échelle, Voltaire met en scène des notions philosophiques de relativité qui contiennent une critique de la religion et de ses vérités absolues.

Tu l’as dit, papa! Bon, où sont les croquettes de la multinationale  Purina?

Les mardis de la poésie : Victor Hugo (1802-1885)

J’aime l’araignée

J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait ;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu’elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux;

Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit…

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,

Pour peu qu’on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Recueil : Les contemplations

tiré du site : https://www.lapoesie.org/victor-hugo/jaime-laraignee/

(en fait je n’aime pas du tout les araignées!)

Septembre, mois des vendanges (et de sa grappe de ringardise)

 

 

 

 

 

Et le plus ringard :

 

Ami cerf, reçois les hommages d’un vieux serf : en cette veille d’ouverture de la chasse

A l’heure où les couleurs de l’aube deviennent plus farouches,

Que le soleil renaît sur le brame d’un cerf qu’une seule cartouche

Mènera à trépas, sur les sentes que les hautes herbes des sous-bois

Masquent aux chasseurs mais où les chiens flairent, tracent, aboient

Janissaires convertis aux fusils pour une maigre et sanglante pitance

Étrange musique des hommes qui au bout de leurs canons dansent

Implacable hallali de ma vieillesse, lit défait par tant de défaites

Je sais depuis toujours pourquoi l’on ne vous croise plus, imparfaites

Bêtes sauvages qui vivez dans l’ exil des bois les plus profonds

Des champs les plus fertiles, des poulaillers, de ces belles chansons

Que l’on chante pour endormir les enfants, les loups, les chèvres

Et les chaperons rouges distraits , l’aube alors se teinte de fièvre

Farouches couleurs de l’aube le doigt sur la gâchette, peinture

Monochrome d’un repas festif, arrosé de vin couleur de sang et de blessures

Un jour viendra où vos bras dépossédés de doigts , de grenades sans goupilles

L’animal si ludique, le bois des cerfs, la queue et la rage des goupils

Viendront lécher mordre et se rassasier de vos chaudes carcasses

Engluées sans grives ni merles dans les cuisines de votre Parnasse

Mais nous aurons toujours le fameux coup de feu des restaurants

Quand vers midi, loin des chasses, accourent les clients, ces charmants

Gastronomes qui dormaient le nez planté dans le terreau de la nature

Ils étaient la promesse de l’engeance animale : sans cessez le feu, pas de futur.

11 09 2020

AK

« 

Fédération départementale des Pyrénées Atlantiques
Dates de chasse dans ce département
Ouverture : 13 septembre 2020 à 8h
Fermeture : 28 février 2021 au soir
Pour connaître le détail de l’arrêté relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse dans le département des Pyrénées Atlantiques, cliquez ici

Dans la presse locale du jour :

« Un chevreuil très peu sauvage.– Lors de sa promenade quotidienne à Mazerolles, un promeneur a été suivi cette semaine durant de très nombreuses minutes par un jeune chevreuil. Plutôt agréable a priori, sauf que l’animal lui donnait de temps en temps des coups de tête. Ses jeunes bois augmentaient la puissance des coups qui devenaient douloureux pour le promeneur. Passant devant la ferme du Barrat, le jeune chevreuil a été mis dans un enclos fleuri où il se trouvait semble-t-il très bien.  »

Un inconnu riche et célèbre : Elon Musk

Pendant que sa Tesla tourne en orbite autour de la planète, le milliardaire Elon Musk travaille à d’autres projets, dont on ne sait s’ils sont le fruit de ses fantasmes ou l ‘art consommé d’un génie transgénique. Son projet? Neuralink, qui vise à connecter notre cerveau à un ordinateur (on espère que celui-ci sera de la marque Apple, qu’il puisse nourrir frugalement nos esprits intelligemment artificialisés).

https://www.franceinter.fr/emissions/net-plus-ultra/net-plus-ultra-04-septembre-2020

Un article plus complet ci-dessous:

https://korben.info/neuralink-connecter-notre-cerveau-a-un-ordinateur.html

extrait :

Je pense que si nous pouvons fusionner efficacement avec l’I.A. en améliorant le lien neuronal entre votre cortex et l’extension numérique de vous-même, qui existe déjà, mais pose juste un problème de bande passante. Et alors vous devenez effectivement un symbiote I.A.-humain. Et si cela se répand, et que tous ceux qui le souhaitent peuvent l’obtenir, nous résolvons également le problème du contrôle, nous n’avons pas à nous soucier de quelque dictateur diabolique artificiel que ce soit parce que nous sommes une I.A. collective.

Elon Creepy Musk

On était déjà habitués aux puces RFID implantables sous la peau,

« Petit à petit, l’idée infuse dans la société. Se faire implanter une puce NFC ou RFID sous la peau présente, selon les premiers adeptes, de très nombreux avantages au quotidien. Pour ses pourfendeurs, la pratique est symptomatique d’une volonté de surveiller davantage encore la population. Cette intrigante technologie convainc les particuliers… mais aussi certaines entreprises, qui lancent des campagnes pour équiper leurs salariés. »

(source : l’usine digitale)

Bon, OK, l’expression mettre la puce à l’oreille a de beaux jours devant elle (la puce), certainement plus beaux que notre devenir de terriens. Et pendant ce temps la misère, les guerres (larvées ou pas), les inégalités sociales, la faim (et la soif) dans le monde ne cessent de progresser. Mais ce n’est pas le même progrès dont il s’agit.

L’arôme de Roméo à Rome

Suite à la récente visite de Catulle sur le Petit K. illustré, je me suis replongé dans les images romaines rapportées d’un séjour dans la ville éternelle. Voici donc une balade parmi les rues et les espaces parfois très encombrés par l’affluence touristique. Il va sans dire que ces photos ne datent pas d’hier, la ville subissant la Covid comme toutes les métropoles hyper-visitées d’ Europe.

(cliquez sur une image pour ouvrir le diaporama-mama Roma)

Le bon Tour (de France cycliste) de Carapatou au plateau du Bénou (Pyrénées)

Rien ne s’est passé comme prévu. Je ne dirai pas que comme nous n’avions rien prévu il aurait pu arriver quelque chose d’inattendu. Autant dire que l’on a su très vite que la chose allait arriver.

Nous roulions sur une route de montagne, après le passage du Tour de France. La route était maculée de peintures diverses et les bords pleins de déchets . J’ai dit à Marlène « ne baisse pas la vitre ou le chat va sauter ». Elle a baissé la vitre, pour respirer l’air frais, et le chat a sauté. Nous étions juste arrivés au niveau du plateau (le Bénou, col de Marie Blanque, Pyrénées, pour les géographes), et les sonnailles des vaches, proches de l’abreuvoir en pierre, tintaient comme une source claire dans le silence des alpages. Le chat se nomme Carapatou, ce qui est prédestiné pour un animal qui saute par-dessus bord. Bref, nous avons garé la voiture sur l’herbe et nous sommes mis à sa recherche, en criant, miaulant et sifflant comme cela se produit dans la littérature pour enfants. Cependant, j’avais tu à Marlène que j’avais équipé Carapatou d’un collier GPS, et que celui-ci pouvait désormais aller à sa guise en toute connaissance de cause, avec des renseignements essentiels : cabane de berger, passage de clôture, mulots en promenade et touristes en mal de nourritures terrestres, bref tout un assortiment de services qui dirigerait Carapatou dans un monde aussi naturellement virtuel que le nôtre.

Bien entendu, grâce à ma montre, mon téléphone et ma cervelle , connectés, je pus suivre le chat et sa course dans la nature. A noter qu’il faisait un temps splendide (comprenez que le petit matou serait resté dans la voiture si une seule goutte de pluie lui était tombée dessus, et que nous n’aurions jamais baissé les vitres pour ne pas tacher les sièges).

Dans l’air tournoyaient quelques vautours, prenant leurs aises dans les courants ascendants. Leurs yeux vifs observaient le moindre mulot qui eût pu galoper dans la prairie de ce vaste plateau, mais je savais Carapatou doté de plus d’une ruse. Il avait pris la poudre d’escampette et celle-ci montait par les cheminées d’air, faisant éternuer les rapaces à cous nus, et ceux-ci avaient beau éternuer dans leurs plumes que leur regard ne cessait pour autant de se remplir de larmes obstruant leur vision, un peu comme la télévision en direct sur le flanc des cols interrompt ses images et le discours martien des commentateurs en régie. Il faisait beau sur le plateau du Bénou et l’échappé du lendemain du Tour était Carapatou.

Trois chevaux vinrent boire à l’abreuvoir en pierre, mais aucun n’avait vu de chat. De mon côté, je vis que son parcours allait vers la bergerie dont, quelques années auparavant, la municipalité locale avait coupé l’eau de la source que ce berger exploitait pour son troupeau et sa maison. La caméra 3D intégrée au collier du GPS retranscrivait en direct live la course de notre minou sur l’écran de mon téléphone, et Marlène avait beau s’être mise à feuler en désespoir de cause, je regardais l’animal foncer dans les herbes rases (sécheresse chronique) vers la bergerie. Mais comment les chiens réagiraient-ils, gardiens de troupeaux, fidèles serviteurs que même le survol des hélicoptères de France 2 n’effraient pas, et finalement quel but pouvait donc suivre Carapatou pour s’engager tout menu dans la gueule de loups déguisés en Border Collie ?

(Bien sûr ici il ne sera pas fait cas du Desman Toutou)

Je suivis les traces du chat, demandant à Marlène de veiller sur la voiture si nous ne voulions pas être dévorés par les moustiques, les taons et les marchands de camping-cars venus en nombre abandonner leurs illusions sur le bonheur climatisé. Soudain, à cent mètres de la bergerie Carapatou bifurqua. Une odeur de barbecue l’attira (je la sentis moi-même). Son attitude changea radicalement ; il fit une pause, s’assit sur son séant et regarda deux types à l’accent parisien remuer les merguez sur la braise. Grâce à mon téléphone et surtout sa caméra, je vis qu’il déroulait un plan de vision à 360°sur son entourage, paysage calme envahi de gens grassouillets et d’engins mastodontes. Leurs têtes munies de casquettes rouges, ces fêtards étaient une vingtaine à picoler, prendre l’apéro comme si rien n’était, comme s’ils étaient dans un camping ou une plage de Méditerranée au cœur de l’été. Ici ou ailleurs. Déchets, papiers gras, je m’en foutisme… Rois du monde, salopards souvent. Qu’importe ! Carapatou s’intègre, ronronne et subit moult caresses : je l’observe à distance. Il croque quelques viandes braisées, se fait oublier, s’installe sur le siège passager d’un véhicule, dort d’un œil et surveille la situation dans sa globalité (c’est ainsi que son GPS enregistre son état physique, mental et psychique).

Quand les convives passent à table, il bondit en silence. Avec ses canines il retire les clefs des six fourgons plantés là, les examine et les avale. Puis il détale dans la part d’ombre qu’offre tout camping-cariste à son ambition de voyage idyllique. Il court, je le vois clairement sur mon écran, il court vers l’abreuvoir en pierre où maintenant, à l’approche du soir, les vaches du plateau viennent étancher leur soif. Par un geste acrobatique l’animal se met à califourchon, tord son bassin et expulse les clefs qu’il y a une heure il a volées. Je retourne à la voiture. Marlène dort, paisible sur la banquette arrière. Carapatou nous rejoint deux minutes plus tard.

« On leur a joué un sacré Tour, hein, papa ! »

J’ai acquiescé.

Puis on a redescendu le col presqu’en roue libre. Il faisait beau. Les vautours tournaient au-dessus du barbecue et l’eau était rebranchée dans la bergerie.

08 09 2020

AK

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