Les grandes vacances de Chinette et Chinou : terminus Lisbonne !

casa de Bica (bas gauche)

Cinq jours à Lisbonne, où je n’étais pas retourné depuis cinq ans (c’est la cinquième fois que je m’y rends, la première étant fin 1974, après la révolution des œillets, puis la suivante alors que la place du Commerce n’était qu’un vaste parking où les enfants des rues faisaient la circulation, puis, puis, puis…). Mais il y a toujours dans une capitale des endroits où l’on n’a jamais mis les pieds, sans rechercher les banlieues ou les endroits non fréquentés par les touristes (je ne me sens pas d’y aller, vu mon âge). De plus Chinette trottine peu, et nous avons de ce fait pris métro, electricos et bus pour nous déplacer et éviter les escaliers qui serpentent sur les sept collines lisboètes.

La ville évolue, certains quartiers sont en pleine mutation (Martim Moniz), le tourisme devient omniprésent (en saison estivale) et les petits plaisirs (tram 28, elevador  de santa Justa par exemple) voient naître d’imposantes files d’attente qui donnent envie de fuir. La ville est également truffée de tuc-tuc en tout genre, ce qui n’existait pas en 2011.

Bien entendu, voici un bon gros paquet de photos dont certaines avec légende (gasp!) pour ne vous perdre qu’à moitié dans la ville du marquis de Pombal !

PS: le retour à Lourdes s’est fait d’un seul tenant (1100 km en 11 h) depuis Lisbonne : belles autoroutes (gratuites en Espagne) dégagées. Et puis, les minous nous manquaient !

Chinou, ils s’en foutent ! (sinon ils le diraient aussi)

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La nuit, j’ignore pourquoi, les mots sont plus longs à circonvenir aux idées qu’en pleine clarté. Est-ce l’ombre grise des chats qui batifolent, le frottement des fantômes contre le dos de l’homme qui écrit, ou la mort qui s’approche d’un lit dans lequel on a peur soudain de se coucher, je ne sais.

Alors, les mots viennent et s’assoient à ma table, dans la cuisine, et les chats retrouvent des couleurs, sous la lumière artificielle que les fantômes contribuent à créer, autour de nous. La nuit est tombée à nos pieds, et nous foulons l’épais tapis persan de rêves qui jamais plus ne voleront mille et une nuits, aucuns soleils d’Orient. J’ignore pourquoi les mots ne nous font plus voyager, pourquoi les hommes mentent sans sentir la menthe dans le thé, l’amante dans l’amour, pourquoi le jour est un vague souvenir et pourtant j’écris, à l’ombre des chats qui jouent dans la cuisine, comme des enfants.

Il paraît qu’un chien, enfermé dans une pièce avec son maître décédé, meurt de faim à ses pieds, alors qu’un, ou plusieurs chats affamés, dévorent le cadavre. Aimeront-ils les cheveux et la barbe de celui qui les a enfermés dans son cercueil, plongé dans une nuit dont, j’ignore pourquoi, je me réjouis d’en devenir fantôme ? Une nuit d’écriture, le dos tourné aux étoiles d’un ciel abasourdi par tant de misère humaine, longeant les rues de feuilletons répétitifs, de lettres capitales et de misères nationales, comment résister à ce besoin d’écrire comme un criminel qui, avec sa plume, gourmande le sang et pique dans les veines des lecteurs amorphes ce produit proscrit par les sociétés nouvelles : la sensibilité.

Quelle ironie distille-t-il dans ses propos qui n’ont ni queue ni tête, et inversement, à le lire on se demande pourquoi les chats se grisent la nuit en buvant le sang des souris Bloody Mary, on se demande pourquoi les fantômes sont plus explicites et nombreux que les femmes en burkini, et puis aussi, il faut le dire, pourquoi tout le monde se fout du monde, et de la Planète désormais pleine de bleus.

« -mais comment réagit votre compagne à de tels propos ? » (BFM radio)

« -elle boit du thé avec son amante et fume mes poils et cheveux dans de petits calumets. Pour le reste, je l’ignore. »

« Merci d’avoir répondu à nos questions, qui n’en sont pas mais on est payé pour ça, tagada tsoin tsoin »

Bon, Chinou, tu vas pas nous en faire trois pages !

Non, mais je pourrais en faire un bon chapitre, ou quelques chats pîtres (ah ah!)

17 09 2016

AK Pô

Plus vraies que nature, donc hyperréalistes !

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Le musée des Beaux Arts de Bilbao accueille une expo de sculptures hyperréalistes (jusqu’au 26 septembre) à tomber sur le cul, si l’on en juge par l’article agrémenté de photos paru dans Sud-Ouest ce jour :

http://www.sudouest.fr/2016/09/14/en-images-a-bilbao-des-sculptures-hyperrealistes-exposees-au-musee-des-beaux-arts-2497522-4018.php

(pas trouvé d’autres infos sur le guide du musée lui-même)

les grandes vacances de Chinette et Chinou (avec leur petite Modus) : halte à Coïmbra (Portugal)

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Coïmbra est une ville où s’arrêter  un ou deux jours pleins ; ville vivante et étudiante elle offre ses rues en pente avec le bonheur des efforts à les gravir (« escadas de Quebra-Costas ») et ceux, à petits pas tranquilles, à les descendre jusqu’aux rives du Mondego, où un parc frais accueille les promeneurs. Coïmbra est, par ailleurs, la plus vieille université du Portugal, et l’une des plus anciennes d’Europe. Beaucoup de charme pour cette ville, la troisième en population du Portugal (sauf erreur de ma part).

En voici quelques images, prises par 36°C…

les grandes vacances de Chinette et Chinou (avec leur petite Modus) : halte à Logroño (Espagne)

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Il faisait vraiment très chaud le 23 août mais nous étions obligés de survivre à la canicule pour prendre ces photos (d’une qualité exceptionnelle, bien entendu), et ainsi les partager avec les lecteurs lectrices de ce petit blog qui fait ce qu’il veut et dit ce qu’il pense (bien qu’il n’en pense pas moins que presque peu, en nov langue).

Donc, si, à l’aventure, vous allez un jour par là, vous vous souviendrez que par ailleurs vous y étiez déjà allés !!!

 

Trouvez l’intrus (tout en écoutant la radio)

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Trouvez l’intrus :

Ecoutez la radio (ça dure 50 minutes mais c’est magnifiquement raconté par Guillaume Gallienne, sur Dany Laferrière):

https://www.franceinter.fr/emissions/ca-peut-pas-faire-de-mal/ca-peut-pas-faire-de-mal-20-aout-2016

Regardez ensuite distraitement ces images, afin que Chinette et moi puissions partir une grosse semaine en vacances…sans se faire remarquer.

A bientôt !

attention ! une brosse à chaussures peut en cacher une autre !

photo 12 08 16 en fin de mâtinée

Je pensais trouver chez Vialatte un petit texte bien tourné évoquant ce satané hérisson (réputé plein de puces, croqueur invétéré de limaces et coureur noctambule -environ 6 kms par nuit-), mais le bel Alexandre n’a pas été bavard. Du coup, j’ai recopié un texte de cet « écrivain notoirement méconnu », comme il s’est lui-même décrit.

Un vrai régal :

 »

Chronique de l’ineffable (extrait), Alexandre Vialatte

La science ne cesse de s’enrichir par des mensurations précises. On a enfin déterminé la vitesse moyenne de l’escargot : elle est de 1,609 mètre à l’heure (parfois même de 1,610). On voit par là qu’elle est bien inférieure à celle de l’aigle, de la carpe et du Chinois de la Chine du Nord. Mais l’escargot peut également aller moins vite. En revanche, il ne recule jamais. Ce qui l’apparente au chasseur alpin.Quant à la Terre, qu’on a cru longtemps plate, puis sphérique, puis faite comme une poire, il paraît établi maintenant qu’elle a le contour de la pomme de terre nouvelle. Et ce contour ne cesse de changer. Il y a les continents qui glissent, les îles qui vont à la dérive, les archipels qui poussent, les régions qui s’enfoncent. L’Everest a grandi de soixante mètres en une nuit à la suite d’un tremblement de terre, et le Spitzberg, on vient de l’apprendre, crît de deux mètres tous les mille ans, depuis huit mille ans ; pour en être plus sûr, le docteur Olsson a planté un bâton dans le sol : on verra bien quand il disparaîtra.

Résumons-nous, la terre palpite, le Spitzberg dévore des bâtons ; si Vercingétorix y était né par malheur il serait aujourd’hui complètement englouti. Avec son cheval. Pour éviter ces inconvénients nos ancêtres de l’époque lacustre bâtissaient leurs maisons sur de hauts pilotis.

Alexandre Vialatte

26 juin 1962

(« chroniques des choses grandes et magnifiques » morceaux choisis éditions Hors Collection mai 2003)

JIM (Jazz In Marciac 2016) : coups de show bien chauds pour amateurs

l'indispensable attribut du festivalier

Sur You Tube les vidéos extraites des concerts de cette année (très bon son, image nickel). Pour faire plaisir à Chinette, j’ai choisi Roberto Fonséca, et pour moi la sensualité débordante de Cyrille Aimée, le tout agrémenté de quelques images prises sur place, en milieu d’après-midi…

 

 

 

un tour à Bagnères de Bigorre (accompagnés par Boby et Anne)

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Ville thermale au pied des Pyrénées (Hautes Pyrénées) vivante et agréable (ne figurent pas les thermes, le casino etc déjà photographiés vingt fois…jusqu’à la prochaine)

 

 

 

Un extra-terrestre et ses petits copains (test nouvel appareil photo!)

Attention ! elle va vous réduire en poussière (bleue, mais on peut changer de couleur en magasin, avec le ticket de caisse)

Voici quelques petits animaux qui n’attendront pas de devenir grands !

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