Une belle brouettée d’individus pas clairs!

Dans la rubrique « les petits faits divers amusants », aujourd’hui:

On connaissait le vol à la roulotte, on découvre le vol à la brouette !

Nous vivons une époque formidable !

A lire ici ; http://www.sudouest.fr/2018/02/22/dordogne-prison-ferme-pour-trois-des-quatre-cambrioleurs-a-la-brouette-4222619-4697.php

Une histoire à l’eau de rose + un petit coup de bottleneck bien bluesy!

 

Où il n’est pas dit que les maillots de bain soient tous de couleurs identiques, ni que les personnages de cette histoire soient réels…

Elle se déshabilla à la hâte et plongea dans l’eau bleutée. Brasser de l’air ne lui suffisait plus ; elle avait besoin d’un contact plus charnel, plus palpable, que celui des jours semblables aux marées d’offres et de demandes qui encombraient son bureau de paperasses. Elle n’avait, dans ce bain, rien d’une naïade, mais une bonne géographie de la vie lui permettait de dériver à son aise, malgré l’oeil des hommes qui la regardaient depuis le bord. Eux-mêmes s’étonnaient de son agilité, de sa souplesse, de sa capacité à synchroniser les gestes pourtant obscurs et complexes que nécessite l’art de la natation, mais certains disaient à voix basse qu’on apprend plus vite en nageant en eaux troubles. Il est exact que les hommes, s’ils sont universels, conservent malgré tout ces deux handicaps : ils ne savent ni voler de leurs propres ailes, ni marcher sur l’eau. Pour le reste, il est vrai, l’homme a tout pour finir en maison de repos.

Parmi ces observateurs débonnaires, se trouvaient quelques fins connaisseurs de l’art naval, de l’art dinatoire et du lifting électoral qui, regroupés pour l’occasion, faisaient planer un consensus joyeux sur cet agglomérat de communes réconciliées, comme une famille se réjouit pour le baptême de l’arrière petit neveu d’Henri IV, autour d’une vasque remplie de Jurançon.

Quand la baigneuse s’appliqua à faire la brasse papillon, il sembla que certains édiles désertassent la rive, comme il arrive parfois, quand résonne l’appel des îles désertes aux oreilles du navigateur au long cours. Certes, l’un était plus adepte de l’escalade et de la descente en rafting que de la plongée sous-marine (n’y avait-il pas une cascade vertigineuse près de chez lui ?), l’autre appréciait plutôt le bobsleig à moteur (son pays était à peine collineux), un autre encore semblait plus chérir le rugby que la bouée à tête de canard, palmes et tuba, quand un dernier, vêtu élégamment comme un bey ottoman, ne paraissait pas disposé à oter son béret en cas de noyade de l’ondulente sirène. Ainsi sont les hommes, dotés de multiples capacités dont aucune ne sert à secourir la vie en danger, quand celle-ci périclite et peine à remonter à la surface.

Mais là, en l’occurrence, il s’agissait d’une femme, d’une mère. Soudain la belle commença à avoir des crampes et montra quelques signes d’épuisement. Heureusement, dans ce secteur, on avait pied et le plus dur était de perdre contenance devant ces regards scrutateurs de mâles. De jeunes élus de natation promptement retournèrent leurs vestes caoutchoutées pour ne pas se mouiller au contact de la peau féminine, de ce bras tendu, par crainte d’une égalité significative hommes-femmes, que ce geste, filmé en direct, ne manquerait pas d’évoquer. L’alpiniste lui lança une bouée, qu’il avait récupérée au centre de traitement des eaux,, près de la taupinière géante qui jouxte la déchetterie et l’usine d’incinération. Son geste fut applaudit, unanimement, par la foule des badauds qui attendaient la permission de prendre leur bain avant la tombée de la nuit.

Sortie de l’eau, on offrit à la rescapée une bonne couverture, molletonnée et médiatique. On la pressa localement de questions vaseuses et de rumeurs froides et, bien qu’ayant bu la tasse quelques minutes avant, elle déclara à pleins poumons dès demain on creuse, j’attends le puisatier qui déterminera le bon endroit, et vous verrez, rois de la pataugeoire et reines des pédiluves, comme Pau saura draîner les foules vers les plaisirs nautiques, les plongeoirs et les lignes d’eau tirées au cordeau par la rigueur budgétaire.

Bien sûr, personne ne la crut, mais tous applaudirent.

Ainsi, chacun parla, usant sa dialectique sur le silence de l’impatiente foule, qui se moquait bien des beaux discours, sachant pertinemment que le seul vrai progrès, c’est de pouvoir faire sécher son linge sur les fils téléphoniques. Mais à chacun son bain… de foule.

-par AK Pô

22 01 10

(début des travaux du stade nautique palois)

Un peu de bottleneck sur les cordes du blues (R.L. Burnside)

Les chanteurs ringards : Jack Ary ( + le maire de Challans : « j’en pleut plus! »)

La recette du jour :

La spécialité de Challans, en Vendée, c’est (notamment) le poulet. Pour s’épanouir, le volatile a besoin de soleil, contrairement au canard, heureux dans l’eau. 

Le poulet se consomme généralement rôti, ce qui constitue un lien indéfectible avec sa propension à aimer le soleil.

Il en va de même pour les tomates, l’astre solaire les gorgeant de vitamines et autres minéraux goûteux indispensables à la santé, y compris celle des challandais. D’où la colère du maire, Serge Rondeau qui décrète interdire la pluie sur son territoire et rendre l’ensoleillement obligatoire. Il a bien raison.

Ainsi peut-on servir le poulet accompagné de tomates. Ce qui est le cas du présent article hautement culinaire (et assaisonné de ringardises savoureuses)!

 

Le Lëtzebuergeresch, ça vous schtroumpfe ?

Si l’on connait universellement le langage des petits nains bleus que créa Peyo en 1958, il en va tout autrement avec le Lëtzerbuergeresch, langue nationale du Luxembourg ; luxembourgeois qui voudraient la faire reconnaître par l’UE. Mais pas que. Il suffit de lire l’article pour se rendre compte que c’est du sérieux (!) :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/en-plein-renouveau-le-l%C3%ABtzebuergesch-veut-%C3%AAtre-reconnu-par-l%E2%80%99ue/ar-BBJ4mFE

Quant au langage Schtroumpf, bien plus pratique à assimiler (malgré quelques difficultés telles que 🙂

« Un faux débat a divisé les linguistes dans les années 1970 pour déterminer s’il fallait dire un schtroumpfe-bouchon ou un tire-bouschtroumpf. Ce problème divisant les Schtroumpfs est au cœur de l’intrigue de l’album Schtroumpf vert et vert Schtroumpf (qui est aussi une satire sur les débats entre francophones et néerlandophones de Belgique). Il est résolu par le Grand Schtroumpf qui leur demande finalement de ne plus employer de mots composés. Les deux versions sont donc erronées : on doit tout simplement dire un schtroumpf, ou à défaut un schtroumpfe-schtroumpf. Le Schtroumpf à lunettes propose quant à lui « l’objet qui débouche les bouteilles ». (wikipédia)

Faites votre choix ; vivre cent ans et plus en mangeant de la salsepareille ou survivre durant cinq ans en boulottant la méthode Assimil ?

(Cette loi entrée en vigueur en 2017 permet une naturalisation moyennant un séjour d’au moins cinq ans au Grand-Duché et une connaissance de la langue luxembourgeoise.)

 

La greffe

DownloadJeudi matin, Bruxelles.  Un beau soleil d’hiver illumine la ville.  Il fait quand même grand froid. Nous nous attablons dans une brasserie près de la gare du Midi.  Entre un groupe de six adolescents, quatre filles et deux garçons d’environ 16 ou 17 ans.  Ils s’assoient à coté de nous, autour d’une grande table.  Sans doute s’apprêtent-ils à prendre ensemble le train. Chacun d’entre eux a un smartphone à la main. Bien entendu, la brasserie offre le wifi à ses clients.  Les ados commandent des bières et des cocas, sans lâcher leur portable.   Leurs regards restent vissés sur l’objet qu’ils tiennent dans leur main.  Une des ados semble converser par SMS, un autre est sur YouTube, une troisième consulte Google Maps. Incidemment, le smartphone est parfois déposé sur la table, mais il retrouve très vite les doigts de son propriétaire. Le groupe est étrangement silencieux.  Aucune conversation ne s’engage. Parfois, cependant, deux regards se croisent et quelques paroles sont échangées, mais elles semblent uniquement faire écho au contenu proposé par les tablettes. Très rarement, un rire traverse l’espace, à la vue de telle ou telle photo ou vidéo. Mais très vite le silence retombe, uniquement rythmé par les doigts qui pianotent et les mouvements du portable.

Vendredi matin, Paris, gare Montparnasse. Il fait froid. En attendant le train pour Pau, je me réfugie avec bien d’autres voyageurs dans le nouvel espace de vente SNCF qui a remplacé l’ancienne brasserie. Je remarque un groupe de très jeunes filles, encadré par deux religieuses à l’air sévère, portant coiffe et robe noire.  Les collégiennes, entre enfance et adolescence, semblent avoir douze ou treize ans. Je comprends qu’elles se rendent à Lourdes.  Une fois dans le train, je me retrouve assis non loin d’un groupe de quatre de ces jeunes filles, assises face à face.  Avec leurs vêtements, leurs manières, leur conversation, elles fleurent bon Neuilly, Auteuil, Passy.  Elles sont très enjouées, sans doute excitées par le voyage et le fait d’être ensemble. La conversation va bon train, les rires fusent, tout le wagon profite de l’insouciance de ces jeunes personnes.  Le voyage est long.  Les collégiennes sortent un jeu de cartes et enchainent les parties de menteur.  L’une d’entre elle prend des photos avec son appareil. Plus tard, une autre sort un roman et se met à lire bientôt imitée par sa voisine. Leurs copines ont apporté un coffret de jeux de voyage et font une partie de dames.  Mais il ne faut pas longtemps pour que les conversations reprennent et que les rires traversent à nouveau le wagon.

Pendant les cinq bonnes heures qu’a duré mon voyage jusqu’à Pau, je n’ai pas vu l’ombre d’un téléphone portable au bout des doigts de ces jeunes adolescentes.  Il faut sans doute croire que la greffe est programmée pour plus tard.  A moins que certains y échappent ?

MdB

02/2018

 

les 160 moutons de Bernadette Soubirous

Chinette et Chinou aiment se balader de temps en temps à Lourdes. La cité mariale fête en ce mois de février les 160 ans des apparitions de Bernadette Soubirous (elle en a eu une bonne dizaine semble-t-il). Ce n’est pas tant l’aspect religieux qui nous mène, mais bien le plaisir d’entendre parler italien, espagnol, polonais, sri lankais, philippin(?) et certainement bien d’autres langues et dialectes (il y avait très peu d’africains, c’est dommage : pas de sango, de wolof…) dont nous ne pouvions qu’écouter la musique des mots, cette musique qui ennoblit les oreilles et ravive les cœurs dans une ferveur commune, sans anicroche, multiraciale, avec ses corollaires commerciaux. (Lourdes, Fatima, Czestochowa, les trois piliers européens)

20 000 personnes étaient attendues, et quand l’on sait qu’en cette période la petite sous-préfecture (14 300 habitants en 2016) est dans le genre ville morte, il est réjouissant de croiser du monde (…du monde entier) dans les ruelles qui penchent vers la Grotte. Mais à vrai dire, il y a deux villes : la partie basse, où se situent les sanctuaires et la basilique du Rosaire, et tous les espaces dédiés (basilique souterraine, bâtiments de culte annexes , hébergements, soins aux malades et handicapés, accueils des pélerins, etc). Tous espaces confondus, cette « ville » située près du gave de Pau doit bien avoir une superficie au moins égale au tiers de la totalité de la commune, sachant que Lourdes n’a pas de banlieue (autres villages accrochés en périphérie).

Si, aux alentours des sanctuaires, on nage en pleines bondieuseries, avec ses dizaines de boutiques aux dimensions parfois identiques à de vrais supermarchés, il n’en va pas de même avec la partie haute de la ville, qui constitue le centre urbain. Malgré la présence de touristes étrangers (beaucoup d’italiens croisés), le sentiment, pour ceux qui comme nous s’y promènent régulièrement ou qui y vivent), est que le centre ville se porte mal, avec ses boutiques qui ferment les unes après les autres, phénomène certes que l’on retrouve dans la majorité des villes moyennes mais qui est ici, vue la taille de la ville et son nombre d’habitants, beaucoup plus visible. Il est vrai qu’avec ses 120 hôtels (du sans étoile aux 4****), un personnel nombreux et saisonnier métisse la ville haute de couleurs et de paroles exotiques. Certainement pas payés des mille et des cents, ils fleurissent à la terrasse de quelques cafés dès que le soleil réchauffe un peu la place des halles (soit entre trois et cinq heures de l’après-midi, le temps de la pause). S’ajoute à cette population quelques sonneurs de cloche de bois, qui iront le soir dormir au sanctuaire, s’habiller, avant de re-partir mener leur vie de misère.

La ville est dans une cuvette, que domine le château sur un éperon rocheux. Au pied du castel de petites rues descendent vers la dévotion et les marchands du Temple, puis, quand on franchit les blocs de béton, l’espace s’ouvre. Tant de gens handicapés, en chariots roulants, poussés par des bénévoles, qui trahissent la froidure du temps sous leurs couvertures imperméabilisées, qui vont en pélerinage caresser le rocher magique, la foi qui bourdonne dans leurs cœurs, et l’eau bénite servie au rythme des cierges qui brûlent…Croire ! Mais en qui, en quoi ?

Certainement pas aux lendemains que certains nous (en)chantent.

AK Pô

11 02 2018

Ptcq

Starman, le premier con mis sur orbite (et qui la rate) + « les pieds sur terre » (France Culture)

C’est rigolo,  puéril, et surtout, si le chiffre est exact (entendu sur une radio), environ 500 millions de dollars, écœurant, quand on sait quels besoins ont des millions de gens pour survivre sur la planète (pleine de) bleue. Tout cela pour un coup de pub, certes relié à une prouesse technique assez exceptionnelle  -le retour des éléments propulseurs de la fusée Falcon Heavy-. A voir et lire dans cet article : 

https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/elon-musk-envoie-sa-tesla-roadster-dans-l-espace-en-direction-de-mars_565739

Donc, une voiture de luxe est partie dans l’espace pour un voyage insensé :  « J’adore l’idée d’une voiture dérivant apparemment à l’infini dans l’espace et qui sera peut-être découverte par une race extraterrestre dans des millions d’années », avait imaginé l’an dernier Elon Musk« . Eh bien nous aussi, les petits terriens, on adore l’idée de faire cesser les guerres, de pouvoir nourrir les populations sous-alimentées, de lutter contre les inégalités, le réchauffement climatique, l’injustice et la corruption. Avec ou sans Tesla roadster rouge.

En attendant le service après-vente que ne manqueront pas de demander les extra-terrestres avant de présenter leur carte de crédit God and Michett.

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Tout à fait autre chose, si vous avez l’occasion d’écouter cette excellente émission de France Culture, ‘les pieds sur terre », de ce jour:

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/violences-a-calais

 

 

Ah, Jacqueline !

Ah, Jacqueline ! J’aurais tant aimé vous parler de Jacqueline, avant qu’elle ne sorte de ses gonds, prenne la porte et l’emporte avec elle vers une destination inconnue. Cela est si loin ; pourtant je porte encore les stigmates de ses ongles plantés sur mes joues. L’affaire date de deux ans, l’anté-pénultième histoire de notre vie commune, qui avait quinze ans d’âge. Moi, Jacques, je n’avais pas d’idée pour fêter notre mariage, pas un cadeau qui ne lui soit déjà offert.

Alors, j’ai vu sur internet une publicité qui m’a plu : une boîte jaune, du nom de Linky, censée s’occuper de tout dans la maison. Un cadeau idéal qui connectait le réfrigérateur, la plaque chauffante et la télé, plus d’autres aspects périphériques moins essentiels à la vie quotidienne.

Jacqueline n’avait pas connu la guerre mais elle savait la faire, surtout à mon encontre. Il est vrai que nous couchions dans le même lit depuis des années et que seuls les draps et les couettes finissaient où nous-mêmes aurions nous dû finir. Mais dans les plis du lit dans lesquels nous nous retranchions, les nuits laissaient les étoiles exploser. Queues d’astéroïdes et volcans martiens en pleines éruptions. Tout cela entretenu par quelques dirigeants d’Afrique, quelques corses aussi, par là-bas. Simplement, entre Jacqueline et moi, la guerre était aussi usée que les balles qui trouent le vide en criant victoire.

A cet anniversaire de mariage nous arrimâmes la petite boîte jaune contre un mur de la maison, pour que le jeune installateur puisse par la suite relever son bon fonctionnement, et ajuster la facturation de telle manière que ne pourrions que la justifier, tant elle nous concernerait sur nos usages intimes. Au début, nous n’y fîmes pas attention. Je dois le reconnaître. Six mois plus tard, je constatais que Jacqueline utilisait 75% de l’énergie entre la plaque électrique et la télé, et moi entre l’ouverture et la fermeture du réfrigérateur où mes bières mes charcuteries et mes remarques désagréables étaient stockées. Ce fut l’objet de notre première dispute.

Jacqueline ne se teintait jamais les ongles, qu’ils soient de mains ou de pieds. Elle avait connu la couleur du sang et mettre ce sang au bout de ses doigts la révulsait. Dans une corrida elle aurait été taureau, mais c’était une femme, et le soleil ne changeait rien à sa vision de la mort. Moi, Jacques, j’ai souvent pensé qu’elle emportait la porte pour mieux ouvrir la majesté de la Mort, pas celle d’un torril, en oubliant la clé, tant citée, des portes du Paradis. Pour le plaisir d’enfin outrepasser les préjugés.

D’autres disputes devînrent de vraies corridas entre nous, entre « Le Torchon Brûle » des féministes soixante-huitardes et , de mon côté, l’aficion que je portais à un bouquin, « Les Lions d’Arles » d’Yvan Audouard, tout cela nous replongeait dans des arènes que Linky semblait programmer en facturant au prix fort nos vindictes intestines. Nos cœurs frappaient dans nos poitrines tels des gladiateurs s’entretuant au rythme des tambours, et Linky jugeait, impassible César levant ou baissant le pouce, comme saute un fusible en sur-tension.

Notre couple ne pouvait plus tenir, nous devions réagir, sans attendre le prochain relevé du jeune installateur de boîte jaune. Alors, j’ai vu sur internet une publicité qui m’a plu : une boîte jaune, du nom de Gazpar. Sympathique. Mêmes fonctions que celles de Linky. Un objet parfait pour la saint Valentin ! Des connections dans toute la maison qui s’interfèrent et s’engueulent en silence. Des ondes dignes de Stars Wars qui ne gênaient pas notre sommeil, émoustillaient Jacqueline et redoraient mes pulsions amoureuses. C’est quand même marrant de voir comment l’Intelligence Artificielle produit des engins qui peuvent s’engueuler tout en restant mutiques . Maintenant, il est vrai, les factures ne sont arrivées at ho(m)me que plus tard, exactement le jour où Jacqueline a pris la porte et…

...l’immeuble Isarbe a été démoli. ( article de la vie locale du petit pays et ses incohérences)

les compteurs Linky (rapport de la Cour des Comptes)

AK Pô

06 02 2018

Ptcq

(arénes de Lisbonne, où la mise à mort des taureaux fut abrogée par le marquis de Pombal, -corrida dite « portugaise-« , qui refonda la ville après le grand tremblement de terre de 1755)

Bigflo & Oli : un rap intelligent, social et…quel « flow »!

Je ne suis pas particulièrement amateur de Rap (notamment américain, bling bling, machiste etc, hormis « The Last Poets », mais c’est vieux), mais là je suis assez scotché, autant par les paroles que par le débit assez exceptionnel des deux frangins. On aime ou on n’aime pas, mais c’est fortiche !

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