Ô Porto ! (2006)

promenade dans cette très belle ville du nord du Portugal, en 2006, avec un appareil photo encore rudimentaire (Coolpix). Mais le charme reste, même si la qualité des images n’est pas terrible. Une ville qui mérite la visite, certainement pas encore aussi touristique que Lisbonne (?).

Pour l’anecdote, la rivalité entre les deux cités se résume dans le surnom des habitants : les lisboètes sont « des petites laitues », les portuans des « tripiers ». La raison, je l’ignore. Allez, en route!

les faits divers complètement bananés

C’est ahurissant de voir où en est arrivé la marchandisation de l’art! Mieux vaut en rire qu’en pleurer!

https://www.sudouest.fr/2019/12/08/la-banane-vendue-120-000-dollars-et-exposee-a-miami-mangee-par-un-visiteur-6929444-4776.php

Maurizio Cattelan est par ailleurs un artiste très reconnu et intéressant  dans son œuvre multiple parfois provocatrice.

https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2605307-20190916-wc-or-massif-artiste-maurizio-cattelan-espere-vol-robin-bois

 

la découverte du jour : les goguettes

A déguster et surtout écouter sans modération!

leur site : http://www.goguettesentrio.fr/

 

les faits divers insolitres de benzine : le laid pasteurisé

Faut-il parfumer l’eau bénite pour ne pas la confondre avec une burette d’essence divine?

https://www.sudouest.fr/2019/12/05/un-pasteur-confond-l-eau-benite-et-l-essence-enorme-explosion-dans-une-eglise-au-nigeria-6918664-4803.php

le chilounic

Dans l’âtre du poêle charbonnaient les dernières lueurs quand l’envie lui prit d’écrire sur ces papiers jaunis mis au rebut depuis des années. Il mit alors un chilounic entre ses dents et décida de passer une nuit blanche, à regarder ce qui l’environnait dans la pièce encore tiède qu’entretenait à peine le poêle aux braises scintillantes et ce silence de la nuit qui posant sur ses épaules la lourdeur de l’abandon solitaire.

Sous l’appentis contigu à la maison il imaginait les chats pelotonnés les uns contre les autres ; le thermomètre frisant le zéro leur évitait à peine tout frissonnement de moustaches, toute pousse incongrue de poils d’hiver. Il songea un instant aller les rejoindre, tant ses moustaches à lui frétillaient encore des braises chaudes du poêle qui finiraient en cendres. Il préféra tourner son regard vers la table, les quatre chaises et les meubles sommaires et disparates qui composaient le mobilier de cet endroit étrange, où le bric et le broc s’unissaient pour ne ressembler à rien, à un vide esthétique parfait, et où seules les odeurs de cuisine avaient le goût de l’abondance et de l’ennui.

Sur la table, un vase dans lequel des roses défraîchies pliaient leurs tiges minces, le pétale pantelant, la couleur ocre des fins de vie des fleurs. S’il n’avait eu dans sa bouche le chilounic, il les aurait accompagné au cimetière et ensuite, avec dévotion, déposé sur les tombes abandonnées que seuls, parfois, les feux de saint Elme réveillaient en mémoire des morts en pets.

Dans ce terrible espace tant il réconforte l’homme de n’avoir pas à coucher dehors le silence peu à peu inscrivit sa musique sur le papier jauni, et la mine de plomb se mit à danser malgré la main qui la tenait, elle se mit à danser et la musique des mots joignit celle des notes. D’obscures mémoires jaillirent dans la nuit, éveillant le vieil enfant qu’il était devenu aux sons que jamais de sa vie il n’avait entendus. Tout ce qu’il avait cru disparu revînt le visiter. Il revit le vase, les roses magnifiques offertes à son épouse, il revit les enfants sautant sur les canapés, le repas dominical où la famille s’engueulait, toute heureuse de discuter, il revit son père qui avait dormi avec des chats une nuit terrible en Alberta, quand la tempête de neige s’était levée comme un ours furibard, il revit les photos de sa mère jeune et belle dans un magasin de là-bas, et la mine de plomb de son crayon qui ne validait en rien l’or perdu des illusions, des sacrifices et des retours en Europe qu’il fallait marchander sans savoir où revivre.

Dans l’âtre les cendres prenaient le pouvoir des ombres que le charbon ne consume plus. La nuit de nouveau posa sur ses épaules la lourdeur de l’abandon solitaire. Il regarda la pendule sur le mur nu. La trotteuse s’était arrêtée mais les deux autres aiguilles continuaient de tourner sans bruit. Il jeta un coup d’œil sur la station météo à dix balles qui trônait sur le buffet, vit que dehors le degré zéro était arrivé. Alors il se leva, prit son fusil pour affûter les couteaux et alla dormir avec les chats, sous l’appentis.

26 11 2019

AK

Samjiyou, nouveau délire des dictateurs (ici, la Corée du Nord)

Une nouvelle métropole qui jaillit du sol, dans un pays où la moindre expression de liberté vous mène pour des années en prison. Bon, ce pays est riverain avec la Chine… suivez mon regard.

Peu, très peu d’images, (celles de l’AFP se retrouvent partout) pour avoir une vision globale du projet (encore inachevé). Un article dans « le courrier picard » , un dans  « le journal de Montréal« , un encore dans le canapé de ma grand-mère qui a connu Kim Jong II, le père du grassouillet actuellement au pouvoir qui, on s’en doute, exalte dans ses discours l’ardeur et le servage, à la plus grande joie du peuple au garde à vous!

Cette ville s’ajoute à celles déjà citées ici (de mémoire en Egypte -nouvelle capitale à 80 km du Caire-, en Turquie -Burj al Babas-,  en France, dans le Béarn -Pau Bayrou Mégalocity-, en Angola, au Proche Orient…)

les mardis de la poésie : Jean Roger Caussimon

le baobab

C’est à mon quatrième whisky
Dans votre bar que j’ai compris
Ce que j’étais, Charlie, je suis
Un baobab !
C’est un grand arbre dans les sables
Qui crève de soif, le jour, la nuit
Ça a d’ la branche et ça s’ennuie,
Un baobab !

Plus j’y pense et plus je m’étonne
J’aurais dû trouver ça plus tôt !
Ma vie, c’est l’ désert monotone
Sur le sable, j’ai fait mes châteaux
J’ai collectionné des visages
Et retenu quelques prénoms
Ce n’était pas l’Amour, oh ! non !


Ce n’en était que le mirage

Charlie, vous devinez, bien sûr
Que sous l’écorce de bois dur
Ça cache un cœur qui reste pur,
Un baobab !
C’est romantique et vulnérable
Ça tend les bras vers l’infini
Et ça pleure de joie sous la pluie,
Un baobab !

Écoutez cet air qui résonne
Au bois d’mon cœur, c’est l’hallali,
Mon vieux Charlie, quand vient l’automne
Faut boire la coupe jusqu’à la lie
Et puis tirer son portefeuille
Et payer tout ce que l’on doit
Les billets tombent de mes doigts

À ma façon… je me défeuille

Mais je crois voir à une table
Un type ou deux qui rient de moi
Sachez, Messieurs, qu’ je suis le Roi
Des baobabs !
Ce sont des arbres respectables
Alors, à défaut de respect
Quand ils passent, foutez-leur la paix,
Aux baobabs !

site :https://www.paroles.net/caussimon-jean-roger/paroles-le-baobab

 

 

Lanuza, val de Tena, haut Aragon, Espagne (rubrique vieilles images)

Ce village, dont je doute fort qu’il fut construit en 1975 (cf le lien : Lanuza )était, à mon souvenir, effectivement abandonné dans les années 70. Situé en dessous de Sallent de Gallego (Navarre espagnole), je ne puis dire s’il y eut un miracle pour le remettre à vivre, mais je confirme que mes photos ont été prises vers 1987 (sous forme de diapositives). L’Espagne est capable de redonner vie à des villages oubliés, en ruines (parfois/souvent dus à la construction de barrages hydro-électriques, tout au long des Pyrénées, qui ont exproprié de nombreux villageois).( Exemples : embalses de Yesa, de Aïnsa, etc)

 

 

liens de riens, fils de soi (plus Barbara et les moustaches de Moustaki)

Si au bout de soi

Pas même ne subsiste

Un fil de soie

Couds ta bouche !

De quelle haleine

Se vêt la haine ?

Par quelle aiguille

S’endort la Belle ?

Et toi, vil hameçon,

Suspendu au crin blond,

Comme un cheval d’arçon,

Frère du bouchon

De liège ou du chaudron

De quels poissons

Nourris-tu les mendiants ?

Le parfum des jasmins

Séparés des moellons

De mon humble maison

Le soir le parfum suave

Le pas lent de tes lèvres

Sur le gravier des miennes

Boubou de soie au bout

De tes yeux ornés de rimmel

Regard noir au goût de miel

œil vivant observant mon désir

De poisson rouge dans ta vie

Si au bout de soi

Pas même ne subsiste

Un fil de soie,

Annulez tout.

29 11 2019

un peu de vagues à Slam (Grand Corps Malade et Bohringer)

Belles phrases ciselées, musique simple ; un impromptu de qualité, pas vrai Tonton?

Course contre la honte…et en ce samedi encore les restos du cœur collectent pour les plus démunis. Cercle infernal du rien ne change

Perso je craque sur ce morceau issu de son premier album (bon OK, il fait un temps pourri mais le moral est bon)

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