Au hasard Balthazar

Wikipédia :

Synopsis :

Les tribulations d’un âne dans les Landes des années 1960, prétexte à la peinture des travers humains.

Les premières années de l’âne Balthazar ont été heureuses, en compagnie de Marie (Anne Wiazemsky), petite fille originaire du pays basque, et de Jacques (Walter Green), son compagnon de vacances parisien. Plus tard, des problèmes sont apparus entre les parents des deux enfants et tout le monde en souffre, y compris l’âne que Marie délaisse. Un boulanger achète Balthazar pour porter le pain que livre Gérard (François Lafarge), un jeune voyou qui n’a aucun mal à séduire Marie. Balthazar est maltraité par Gérard, puis par Arnold (Jean-Claude Guilbert), un vagabond soupçonné d’un assassinat dans lequel Gérard et sa bande ont peut-être trempé. L’âne s’enfuit et se réfugie dans un cirque où on le dresse. De retour avec Arnold, les maltraitances se poursuivent jusqu’au décès de cet alcoolique invétéré. Revenu auprès de Marie, ses souffrances se confondent avec celles de cette dernière qui disparaît. Repris par Gérard qui l’utilise pour la contrebande, il est blessé dans un échange de coups de feu et meurt au bout de son sang.

Extrait du début :

 

La fin :

La musique du film (Schubert)

 

https://lepetitkarougeillustre.com/2018/06/09/vie-et-mort-de-jean-chalosse-moutonnier-des-landes/

hé Pépère, c’est par ici, la sortie!

 

Enfin, monsieur, il respirait à peine quand on l’a enterré

Certes, mais c’était mon père, vous auriez pu le prévenir

Que je viendrai à son enterrement, non ? C’est votre boulot !

Oui, monsieur, je le dirai à notre directeur, cependant

Quel est votre choix : cryogénisation ou crémation ?

Vous me demandez si je préfère le cône glacé ou l’icône carbonisée

C’est ça ? Mais ai-je vraiment le choix ? Et vous, que feriez-vous

A ma place ? Oh, moi, monsieur, j’opterais pour la moins chère.

Attention, monsieur, précisez : la moins chère ou la moindre chair ?

Vous me direz que conserver durant quelques millénaires la peau

Du pépère, au risque qu’il ne s’éveille un matin frais comme un gardon

Alors que le même parti en fumée n’ensemence que des milliers

D’esclaves qui lui ressembleraient, enfants du néant nés de la poussière

Vous me demandez ce que je ferais à votre place, monsieur,

Or la place que j’occupe est exactement la vôtre : celle du choix.

Ma fonction est très simple : dois-je compter votre père

Au nombre des invités  pour rentabiliser ma facture ?

18 05 2020

AK

(France Culture : « Bonjour ! A quoi ressemble un père ? Existe-t-il ? Peut-on s’en passer ou faut-il toujours s’en créer ? Voici quelques questions qui nous occuperont ce jeudi. »)

Métronomie de la nuit (avec Nino Ferrer)

C’est drôle, la nuit tombe et quand je la récupère

Le sac est vide et les enfants sont gais. C’était bon, mamie,

Tu nous en feras aussi demain ? Oui oui, on verra, les enfants !

Demain arrive, la nuit tombe mais comme il pleut

Le sac est plein d’eau mouillée. Où est la nuit, mamie,

Les paniers sont trempés mais pas de nuit dedans

Ah ça, dit mamie, c’est un coup du voleur d’enfants

Les jours de pluie ici, de grand vent là-bas, et parfois

Quand le soleil brille, il se raconte qu’il vole les oreilles

Des gamins désobéissants. Il s’en sert de casque wifi

Jamais ce grand méchant ne vola la moindre toupie

Ni enclume, étrier ou marteau dans la trompe d’Eustache

Pourtant de la musique et des sons qu’il aime tant

A la nuit tombée les bruits étrangement se sont espacés

Le silence réglait sa métronomie et il se trouva seul

A régler les horaires instables des nuits qui tombent

Selon l’endroit ou l’envers des horloges des hémisphères

Alors il prit un grand sac, un sac à main de femme fortunée

Courut à la frontière qui sépare la nuit du jour

Les noirs et les afghans les juifs et les musulmans

Les minorités et les albanais bon d’accord, c’est kif kif

Tous dans le même sac que mamie referma à double tour

Avec une petite clef qu’elle conserverait pour les gentils loupiots.

18 05 2020

AK

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tronomie

les mardis de la poésie : José Larralde (musicien argentin)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Larralde

 

La belle Neuquén

Le soleil des sables…
arrosé dans le sang du brave Ceihuanquei.
un cri qui revient
dans ton poulain sauvage, pehuenche.
La nuit comme une vague du ciel,
on entend la sérénade du vent.
Des scarabées alument la lune
dans la tresse noire de mon Arauco.
Des eaux qui s’en vont,
elles veulent revenir,
des eaux qui s’en vont,
elles veulent revenir
en amont du chant allumé,
Neuquén la belle,
la belle Neuquén.
Le soleil qui se gaspille
sur des pierres,
rochers et ruisseaux troubles.
Il embrassa l’ombre indienne
qui devient grandie
d’un rêve vert.
Le silence mûrit
par le ventre champetre de tes clôtures.
La rivière veut s’endormir,
elle secoue ses entrailles,
amoureuse.
Des eaux qui s’en vont, veulent revenir,
des eaux qui s’en vont, veulent revenir
en amont du chant allumé,
Neuquén la belle, la belle Neuquén,
Neuquén la belle, la belle Neuquén,
Neuquén la belle, la belle Neuquén…

https://lyricstranslate.com

 

Chinou, c’est l’heure de promener le chien!

 

 

PALESTINE
Israël se prépare à annexer la Cisjordanie, au grand dam de l’Europe

Ce sont des paroles que le vent emporte

Ce sont des baisers que le sang oublie

Les rues se vident de leurs feuilles mortes

A coups de balai, parfois la mitraille tue les klaxons

Ici le touriste est un affamé qui ne visite rien

Décombres sans catacombes, ruines et catafalques,

Les hommes violent les femmes

Et prient le soir d’étranges dieux

Ici il n’y a que l’ombre qui reste vivante

Quand ton corps perforé baigne dans le sang.

Elle a levé les bras, écarté les doigts de ses mains

Et le vent, d’une extrême douceur, s’est mis à chanter

Entre ces phalanges qui sentaient la poésie du silence

C’était un baiser dressé qui ravivait son sang, ses veines

Se bleutaient, son corps reprenait vie, artères des villes

A nouveau sans le bruit des mitrailles, silences du couvre-feu

Dans le sous-sol affamé sans fumée ni feu ni nourriture

Les mères racontent aux enfants qu’au-dessus d’eux

Un soleil, un ciel bleu et beaucoup d’hommes valeureux

Luttent . Ce sont des paroles que les enfants écoutent

Et que le vent emporte, des baisers que le sang charrie

Dans les rues vides balayées de mitraille, de sirènes

Qui n’ont jamais chanté la mer et pourtant elles racontent,

Ces mères englouties dans de profonds marasmes

A leurs enfants blottis contre leurs seins fertiles

La couleur des blés, de la nature, des moissons inventées

Et les enfants s’endorment dans le giron des femmes

Nid douillet dans l’ombre qui s’offre en dernier foyer.

Elle a levé les bras, écarté les doigts de ses mains

Et le vent, d’une extrême douceur, s’est mis à chanter

Entre ces phalanges qui sentaient la poésie du silence

C’était un baiser dressé qui ravivait son sang, ses veines

Et l’enfant si chétif qu’elle tenait dans ses bras se mit à rire

Il suçait les nuages, le ciel bleu et avalait les champs de blé

Les moissons illusoires des ventres affamés des sirènes

Qui ne verront jamais la mer mais sentiront battre

Contre leur cœur le sein fertile des mères qui combattent.

14 05 2020

La barbe, les nains !

Le néon grésillait dans la cuisine, au-dessus de la marmite remplie de légumes qui bouillonnaient gentiment dans l’eau du puits. Dix chats dormaient près du poêle à bois, ronronnants devant le feu qui brasillait. Ginou-Ginette, quant à elle, découpait des tranches de ventrèche en chantant « Maria, Maria, Mariaaaa », air sublime extrait de West Side Story, et moi, attablé au centre de la pièce, je faisais les comptes en louchant de temps en temps sur ses fesses rondes en forme de pleine lune.

C’est fou comme à la campagne on a cette impression que les jours et les nuits se succèdent à un rythme plus régulier qu’en ville. Sans doute par l’absence de lampadaires de voitures et de camions, passé une certaine heure. Les jardins s’éclairent de lampyres et des arbres s’ébrouent de pipistrelles. Parfois une hulotte, d’un clocher, hulule ; un cerf au creux d’un bois brame. Certains soirs, le vent fait chanter les culottes étendues sur le fil à linge. De malicieux nains de jardin venus de Catalogne tentent alors d’élaborer des pyramides humaines pour blaguer la maîtresse des lieux, mais leur nombre est insuffisant et les chats les coursent dans les taillis. Combien de bonnets et de poils de barbe a-t-on ramassé depuis des années, je ne saurais le dire. Mais il se raconte que l’âme des nains devient passereau, comme le porte-monnaie des pauvres procure chez eux des engelures en toutes saisons. Rien à voir cependant avec la circulation sanguine des rocades métropolitaines, ni avec la pollution générée par des milliers d’automobilistes. Ici, parfois, certaines nuits d’hiver ou d’été, la pollution noctambule laisse quelques traces sur les draps (mais c’est la faute de Maria, quand elle apparaît sur l’escalier de secours). Bon, c’est la faute à Léonard Bernstein, point final.

Le néon soudain ne grésille plus. La soupe petit à petit réduit son bouillonnement, seul le bois crépite dans le poêle : panne d’électricité. Temps moderne : on fera cuire la ventrèche dans le poêle à bois, décréte Ginou-Ginette. Allume les bougies, Chou : ça risque de durer. Les chats étaient bien chauds, nous les avons placés sur nos genoux, sur nos pieds. Dehors, il faisait un froid de canard. De plus, avec la grippe aviaire, inutile de chercher refuge sous une couette en duvet d’oie, la région exploite uniquement le canard (comme dit le dicton : «  seuls les canards locaux nous gavent de nouvelles qui m’agréent » -dixit Donald T.-).

C’est fou comme à la campagne dès qu’un coup de froid arrive l’instinct de survie prédomine. Quand la cire des bougies a fondu le petit élevage de lampyres prend le relais pour nous éclairer. Les nains de jardin en sont les principaux éleveurs. Ils en possèdent des myriades qu’ils font griller dans de grandes fêtes (comme les sauterelles en Afrique) estivales, mais, comme c’est présentement le cas, ils viennent frapper à la porte (ils se gèlent les miquettes, comme tout un chacun), munis de leur lanterneau luisant d’éclats vert électrique, entrent et vont sagement s’installer près du poêle, sous l’œil pandémoniaque des chats. Ils chuchotent et rient, racontent des anecdotes sur Blanche Neige qui n’est toujours pas revenue (c’est la faute de Tony, voire de Leonard Bernstein), ils regardent la ventrèche fondre dans le poêle et le gras qui s’évapore en flammèches. Ils se lissent la barbe et brossent leur bonnet. Ils imitent le chant des oiseaux qu’ils deviendront bientôt, quand les chats les auront croqués. Ils sont mignons. Mais il faut surveiller le linge qui pend en poussant la chansonnette du vent, dehors, sur l’étendoir.

Nous mangeons en silence (pas d’électricité =pas de radio, de télé, d’internet, etc). Dehors, aucun bruit. Pas de voisins qui s’engueulent. Pas de tronçonneuse. Le grand silence hivernal. Juste la voix de Ginou-Ginette qui me susurre à l’oreille : « et si on allait se coucher, pour entretenir ce réchauffement climatique dont tout le monde se plaint ? » Je voudrais bien lui répondre : «  mais on ne va pas continuer à polluer le monde en pleine nuit ? » Heureusement, je suis incapable de lui faire une telle réflexion. Car où irait l’humanité si l’on répondait négativement à l’appel amoureux d’une femme ? Certainement dans le sens des rocades, des toccate et des tocades.

 AK Pô

17 01 2016

Samedi découverte : Jim Bishop et son château du Colorado + the Kinks pour le plaisir

 

Jim Bishop a travaillé sur ce projet pendant près de 40 ans. Il a utilisé les compétences qu’il a acquises dans l’atelier Bishop Ornamental Iron de son père. Bishop décrit son château ainsi : « Construit par un homme avec l’aide de Dieu »

En savoir plus : https://maison-monde.com/bishop-castle-colorado/

Bishop Castle : une demeure étonnante dans le Colorado

 

The Kinks : Dead in street (1966):

 

Le plafond est fissuré

Et l’évier fuit

Au chômage et sans argent

Notre rôti dominical c’est une tartine de miel

Quelle est notre raison de vivre

Un deux-pièces au deuxième étage

Pas de rentrées d’argent

Le propriétaire cogne à la porte et essaie d’entrer

Nous sommes strictement de la seconde classe

Nous ne comprenons pas

(Impasse !)

Pourquoi nous devons vivre dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Des gens vivent dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Nous mourrons dans cette rue en cul-de-sac

Rue en cul-de-sac, ouais

Un matin froid et glacial

Je m’essuie les yeux et arrête de bailler

Mes pieds sont pratiquement congelés

Je me fais du thé et deux ou trois toasts

Quelle est notre raison de vivre

Un deux-pièces au deuxième étage

Aucun espoir de déménager

Je suis profondément endetté et maintenant c’est bien trop tard

Nous cherchons tous les deux à travailler si dur

Mais nous n’avons pas cette chance

(Impasse !)

Des gens vivent dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Des gens meurent dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Nous mourrons dans cette rue en cul-de-sac

Rue en cul-de-sac, ouais

(Impasse !)

Des gens vivent dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Des gens meurent dans cette rue en cul-de-sac

(Impasse !)

Nous mourrons dans cette rue en cul-de-sac

Rue en cul-de-sac (ouais)

De la tête aux pieds (ouais)

Dead end street (yeah)

Rue en cul-de-sac (ouais)

Dead end street (yeah)

Comment on se sent (ouais)

Dead end street (yeah)

Rue en cul-de-sac (ouais)

Head to my feet (yeah)

Dead end street (yeah)

Dead end street (yeah)

Dead end street (yeah)

How’s it feel? (yeah)

How’s it feel? (yeah)

Dead end street (yeah)

Dead end street (yeah)

En savoir plus : https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2020/05/15/the-kinks-trouble-fetes-du-rock-anglais-un-groupe-a-la-carriere-sinueuse_6039830_1655027.html

 

 

Miguel Angel Estrellas, Los Gatos : le temps des dictatures (qui renaissent aujourd’hui)

Petit  plongeon dans le Passé où l’on découvre que l’Histoire devient une ritournelle, en Amérique du Sud, et pas que là…

dans le registre musique classique, Miguel Angel Estrellas.

Extrait de Wikipédia : « Il fuit le régime argentin en 1976 à cause des persécutions dont il fait l’objet de la part de la junte militaire. En 1977, il est détenu en Uruguay à Montevideo, où il subit des tortures2,3. Durant sa détention, il continue à jouer dans sa cellule avec un clavier muet. Il est libéré en 1980 à la suite des pressions internationales (en particulier de Yehudi MenuhinNadia Boulanger et Henri Dutilleux)4. Il se réfugie alors en France. »

 

 

 

Los Gatos :

Source France Culture : emission JUKE BOX

(extrait du résumé, mais aussi à écouter)

Le 28 juin 1966, une junte militaire prend le pouvoir. Les membres de cette « révolution argentine » entendent lutter contre “la généralisation de la démoralisation et du scepticisme, l’apathie et la perte du sentiment national », mais aussi résoudre le problème de l’instabilité politique chronique tout en contrant la montée des opposants marxistes.

Symbole de cette reprise en main musclée, la junte met au pas les étudiants dont le nombre a presque doublé en une décennie. Le 29 juin a lieu la “Nuit des longs bâtons”, évacuation brutale de plusieurs universités de Buenos Aires. C’est que la jeunesse inquiète les vieux généraux.

Cette jeunesse qui, de Buenos Aires à Córdoba ou Mendoza, s’entiche de rock, notamment, pour la capitale, dans le quartier populaire de Once. C’est là qu’au printemps 67, se forme l’un des premiers groupes de rock argentin, Los Gatos, qui publie “La balsa”.

 

Paroles en français (cf ci-dessous)

Le radeau

Je suis très seul et triste ici,
Dans ce monde abandonné,
J’ai envie de m’en aller
À l’endroit que j’aime le plus.
Il me manque quelque chose pour partir,
Car je ne peux pas y aller à pied.
Je construirai un radeau
Et j’irai me naufrager.
Je dois trouver beaucoup de bois,
Je dois en trouver, n’importe où.
Et quand mon radeau sera prêt
Je partirai vers la folie
Avec mon radeau, je m’en irai me naufrager.

https://lyricstranslate.com/fr/la-balsa-le-radeau.html

piéger les gros cons oui! piéger les chats : non!

Dans une interview filmée, le président de la Fédération des Chasseurs Willy Schraen assure que « le chat est en train de détruire la biodiversité » et estime que « le piégeage du chat à plus de 300 mètres de toute habitation, ce serait une bonne chose ».  

« Il y a un moment, on va finir par devoir agir sur le chat. Le chat tue bien plus d’animaux que les chasseurs, c’est même pas à comparer. Il faut trouver une solution pour le chat, et effectivement, le piégeage du chat à plus de 300 mètres de toute habitation, ce serait une bonne chose » a-t-il notamment plaidé, modérant toutefois sur le peu d’enthousiasme que pourrait susciter une telle mesure, « Je ne le sens pas. On le voit bien. On est attaqués de toute part, on nous reproche la chasse, on nous reproche la corrida, on nous reproche les combats de coqs, on nous reproche plein de choses alors maintenant, si on piège les chats, je ne vous dis pas à quoi ça va ressembler… » a-t-il ajouté. 

https://www.sudouest.fr/2020/05/12/pieger-les-chats-a-plus-de-300m-des-habitations-la-proposition-du-president-de-la-federation-des-chasseurs-7478111-6095.php

 

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