La clepsydre (et le sablier?)

De sa plus belle plume il écrivit ces derniers mots :

« Il suffit de deux gouttes d’eau dans une clepsydre pour modifier le temps ? » Ainsi s’achevait sa thèse. Il relut maintes fois cette dernière fois, mêlant à l’orgueil satisfait du résultat une sensation jubilatoire proche de l’extase. Deux gouttes d’eau, songeait-il, rêveur quant aux fleuves qui en charrient des millions de mètres cubes par seconde.Ainsi avait-il travaillé sans relâche pour réaliser son plus profond désir : modifier le temps en arrosant le Sahara. Il ne fallait, pour ce faire, qu’évaluer le nombre exact de grains de sable dont celui-ci germait. Puis, prenant la quantité proportionnelle d’eau (la base de départ étant le rapport sable-eau de la clepsydre),on verserait celle-ci uniformément sur le désert. Le résultat serait instantané ; il l’avait prouvé dans sa thèse : une modification du temps telle que jamais Humanité n’en avait constaté. C’était incontestablement une découverte révolutionnaire. Sa mise en œuvre susciterait un grand enthousiasme parmi les populations concernées. Une ère nouvelle s’ouvrait pour le monde entier.

Deux gouttes d’eau, pensez ! N’était-ce point franchement merveilleux d’aborder l’Éternité par le simple biais de deux gouttes d’eau ? Il relut pour la xième fois la dernière phrase. Mais que se passait-il ? L’émotion était trop forte. Deux taches d’encre masquaient soudain la plupart des mots inscrits. « Il suffit -pât »- dans -pâté- modifier le temps. » L’aboutissement de ses recherches avaient entraîné de légitimes larmes de joie et celles-ci transformaient à présent le grandiose résultat en un brouillon illisible ; le papier fondait en une masse informe, malléable,baignant dans son jus d’encre noire. Et dans la cervelle du pauvre chercheur, anéantie par ce spectacle stupéfiant, voguait une phrase :

« Il suffit de deux gouttes d’eau dans une clepsydre pour faire d’un œuf à la coque un œuf dur. »

(1982?)

AK

De quelques journaux, aux temps du papier

Les courants d’air, comme ceux de pensée, fluctuent selon les jours.Et le silence n’est-il pas d’or que déjà perle la rosée des discours, semblable à une sève, que le matin porte à ses lèvres en de nouvelles aubes. Ainsi s’électrise la vie, et se charrient de constantes espérances de par le Monde. L’Aurore pointe à peine que la France est au Soir. Le café, avalé comme un Express, à petites gorgées pressées, par un Nouvel Economiste qui joue sa place avec la tentation d’une image, celle de la Libération du Nouvel Observateur. Mais n’est-ce point un Figaro qui peigne un marronnier, un repas de midi qui attend son poulet ? Non, à son alerte plume, c’est un Canard Enchaîné !

L’œil s’est mis à courir le long des colonnes, en quête d’ombres spirituelles. Les chiens écrasent leur rubrique, avec l’appétit maladif du détail nourricier. L’œil s’est mis à rouler au passage de cinq jouvencelles courtes vêtues, en manchettes de taffetas exposant leurs bras nus aux brûlures de l’Actualité.

Puis, par un très quelconque miracle, il se mit à pleuvoir des grenouilles. Les feuilles de chou en furent inondées. L’œil, qui ne voyait clair qu’en scrutant les clochemerlettes avec ses lunettes rondes, observa les lecteurs dans son faisceau optique (et non de licteur). Ce qu’il vit, seul un deuxième, voire troisième, œil averti l’eût pu saisir. Néanmoins, il faut l’admettre, ce fut pour lui un spectacle stupéfiant : l’Information, perceptible par les bouches bées qui fleurissaient derrière les unes les journaux, se présenta ce jour là d’une étrange manière. Car après avoir avalé des milliers de couleuvres, les lecteurs prirent leurs rêves pour la Réalité. Et ce jour-là, dans les journaux, on décréta le Bonheur Universel.

06 07 1982

AK

Toilettes d’un restaurant à Saint Omer

Arrabal à Saint Omer, hic !

L’arbre tic tac.

Prenons un arbre au hasard. Cet arbre se trouve être un arbre à horloges. Les gens diront « un arbre à horloges ça n’existe pas ! » Vous aurez beau rétorquer « puisqu’il existe des arbres à pains et des corbeaux à fromages, pourquoi n’y aurait-il pas des arbres à horloges ? », rien ne changera leur jugement. Pourtant, le monde est suffisamment vaste pour que, quelque part,poussent des arbres à horloges, ne serait-ce que dans l’imagination de quelques farfelus. L’important n’est donc pas de prouver leur existence, (même si les médisants qui en voyaient parleraient de clichés truqués), pas plus que de rapporter à la civilisation un arbre d’où pendent des horloges, de peur qu’il n’en meure. L’important est de vivre avec son temps, à l’ombre de son arbre à horloges, et d’harmonieusement vérifier sous le soleil la précision avec laquelle tournoient les aiguilles. Aller de temps en temps à la ville vendre une ou deux horloges, histoire de se mieux nourrir que de caissons de bois et de roues dentées.

Un jour viendra alors où certains, étonnés par la perfection de vos horloges (qui n’est pourtant que naturelle) viendront vous rendre visite et vérifieront de visu l’existence réelle des arbres à horloges. Ceux-là repartiront, après mille excuses, et de retour dans leur civilité respective, tenteront de remettre les pendules à l’heure, celle fournie par les arbres à horloges.Un mouvement se créera, gonflera, explosera aux quatre coins de la planète. Vous serez mort depuis des lustres, mais vous aurez vécu les balbutiements d’une révolution sans équivoque, celle de votre rayonnement.

10 01 1982

AK

Le temps haletant.

On dit communément « perdre son temps ». Parfois, on en gagne, d’autres on le trouve : « et vous avez trouvé le temps de faire ça ? ». Un minimum de logique permet donc de constater que celui qui trouve le temps en profite plus que celui qui le perd. C’est ainsi qu’il m’arriva un jour de rencontrer un individu qui passait sa journée à perdre son temps. Avouer que sa fréquentation me fut des plus profitables relève du simple bon sens. Car, pendant qu’il en perdait, je ne cessais d’en trouver.

Mais trop de temps en poche alourdit la conscience. Au début, j’en distribuais ici et là, à la sauvette. Puis j’en vendis. Et tout en suivant l’individu dans son ennui le plus complet, je gagnais énormément d’argent. Mais les temps changent. Des gens, de plus en plus nombreux,vinrent me réclamer à cor et à cri de leur céder un peu de temps, et si possible, du bon. Magnanime, je leur laissais quelques moments, au prix fort malgré tout. Cela n’allait pas toujours sans mal, et peu à peu je me mis moi-même à perdre mon temps à force de leur en vendre. Quelques perfides en profitèrent alors pour me prendre tout mon temps, sous prétexte de discussions serrées quant à la valeur vénale du temps que j’étais censé leur proposer.

Bref, la ruine advînt. L’individu à l’origine de ma fortune disparut dans l’oubli d’une vaste métropole. Et je me retrouvais seul, à rechercher du temps perdu. J’étais enclin par mes recherches à une grande sagacité, si pressé de refaire fortune, que dès cet instant je n’eus plus le temps de faire quoi que ce soit. Et aujourd’hui, le long des ruelles où je déambule, les gens disent dans mon dos, d’un air triste : « regarde, comme le Temps passe… »

21 05 1982

AK

Vie et mort d’un(e)…

Vie et mort d’un raté.

Il naquit un jour de fête dans une baraque foraine endeuillée. Les jours ouvrables et ceux d’hiver il avait le droit de s’asseoir sur le radiateur de la caravane. C’était un radiateur électrique comme il s’en fabrique dans les prisons de certains états américains.

Il ne fut donc nullement surpris de mourir électrocuté, après avoir odieusement égorgé sa famille.

Vie et mort d’un imbécile.

Comme il ne comprenait rien à rien on l’obligea à tout faire.

Il finit même par se rendre indispensable tant ce qu’il faisait était parfaitement inutile.Un jour la femme du charpentier vint le voir, alors qu’il lutinait la concierge qui cirait l’escalier. Comme son air gouailleur l’intriguait, elle lui demanda :

« -serais-tu saint, d’esprit ? »

Neuf mois plus tard, entre l’âne et le bœuf, elle trouva la réponse à sa sotte question.

Mais, direz-vous, que devint l’imbécile ?

Il devint chrétien, quelle question !

Vie et mort d’un fossoyeur.

La Mort le faisant vivre, un fossoyeur, plus mort que vif, se demandait ce que serait sa vie s’il ne pouvait plus enterrer les morts. Et plus il enterrait de morts, plus la peur en lui grandissait de savoir qui l’enterrerait lui, le fossoyeur.

Le problème, dans ce métier, c’est qu’on s’enterre soi-même à remuer de faux problèmes.

Vie et mort d’une poêle à frire.

A force de jeter de l’huile sur le feu, elle fut prise à parti par une saucisse. L’affaire s’envenima lorsque la ménagère aiguillonna la-dite saucisse et en fit gicler la graisse brûlante sur sa main. Prise de convulsions hystériques, la maîtresse de maison envoya balader la poêle à frire sur le front sec et hargneux de son mari, l’ébouillantant à son tour et provoquant son courroux. Sa saucisse favorite gisait sur le sol carrelé et c’en était trop. De la rixe qui s’en suivit entre les deux époux nous tairons le détail. Mais de la poêle à frire, hélas, il ne resta qu’une queue émergeant de la poubelle.

Vie et mort d’un souffleur de cornichon.

Jusque là sans problème, la vie du souffleur de cornichon tourna au drame lorsque la sonnerie retentit.Il alla décrocher le combiné.Une voix, à l’autre bout de l’appareil, lui demanda : « pour qui sonne le glas ? ». Il répondit, croyant à une farce : « pour moi ». C’est alors que le cornichon explosa, entraînant dans le souffle le dernier soupir du souffleur de cornichon.

Vie et mort d’un analphabète.

Il passa toute sa vie à décrypter le message que son légataire universel avait rédigé : vous êtes mort.

(1984?)

AK

Vie et mort d’une tumeur.

Elle pensait avoir son nom inscrit dans le dictionnaire Vidal, bien au chaud entre le VIH et la Covid, avoir disparu de la vie quotidienne des malades, mais point. Installée dans un cerveau elle se crut à l’abri de toute mort chirurgicale, et faillit devenir éternelle face à l’agressivité qu’elle entretenait parmi les hommes les plus haut placés. Ce fut une balle perdue qui mit fin à sa terrible mauvaise humeur, tirée par le dernier survivant de la planète.

(28 05 2022)

Le silence des chats perchés

Sept chats rôdaillaient autour d’une vieille gamelle vide. La nuit était descendue à l’heure du repas, et chacun d’entre nous piochait dans les plats le morceau de viande froide qui nourrissait sa vengeance. Il était vingt heures. Il y avait des pruneaux dans le buffet, mais personne n’osait s’en approcher. Les chats parurent s’exciter alors que la Mort elle-même s’attablait sans mot dire. Nous savions tous que ce silence insinuerait entre nous quelques raisons supplémentaires de nous maudire. Nous connaissions parfaitement les règles du jeu. Les chats sautèrent sur la table. Ils veillaient. Nos fronts suaient à grosses gouttes, mais nous savions que les chats feraient un sort cruel à toute parole échappée involontairement. Un sort aussi sadique que ce pari stupide élaboré entre nous, et dont la Mort se faisait l’arbitre. Nous mastiquions en silence des bouts de chair crue, lorsqu’un hoquètement agita l’un des convives. Les chats se ruèrent sur lui, avec cette agilité sournoise dont ils sont absolument maîtres. Les survivants contemplèrent le carnage sans prononcer un mot, la Mort étant fort bon juge de la douleur.

Quand s’acheva le festin, deux personnes restaient à table.J’ignorais jusqu’à son nom, et vice versa. Les chats, repus, semblaient moins vigilants. Mais la Mort conservait tout son flegme. Finalement mon voisin bailla. Une de ses cordes vocales vibra, et je me retrouvai seul. La Mort me fit face, édicta son verdict : « vous avez gagné. »

Et dans ce silence extrême je sus que j’avais eu le dernier mot.

1985 (?)

AK

Méditerranée !

Dans la rubrique Pépé radote : la fable de l’ours et du mouton (avril 2018)

Dans notre lointaine province, depuis des décennies, voire des siècles, la question s’est toujours posée : pourquoi quand l’ours danse le mouton saute-t’il ? (et vice et versa, quand le mouton saute l’ours danse). Eh bien, la réponse est très simple : quand l’un est content l’autre le regarde d’un mauvais œil.

Ainsi l’ours est bougon, plutôt solitaire, mais placez-le dans une cage. Vous le verrez alors tourner comme une toupie, impatient d’aller au bal. On dit souvent qu’il est mal maquillé, ce qui signifie qu’il s’est mal léché les moustaches et que sa gomina coule dans son cou velu. Pourtant, observez ses griffes, tendrement entretenues, aptes à cueillir des myrtilles qui colorent ses pattes et le rendront, sur le parquet festif, excellent danseur. Cependant, jeunes femmes, protégez vos escarpins, car l’ours est balourd et souffre d’un complexe d’intériosité, dû à sa longue période d’hivernation dans des cavernes plus sombres que les caves des grands crus bordelais, quand on éteint les lumières.

Le mouton, quant à lui, est beaucoup plus fantasque. Le Mérinos, par exemple, s’installe dans les matelas et il faut payer le prix fort pour coucher avec lui. Par contre, le mouton de nos contrées, hormis les brebis qui font un excellent fromage (avec l’aide des bergers, mais nous y reviendrons plus tard), se contentent de brouter l’herbe fraîche. Ils se noircissent le museau et se saoulent de ces brins d’herbe à moitié calcinées, au sens primaire comme au secondaire. Si vous rencontrez un troupeau de moutons dans les alpages en début d’Été, leur museau tout noir n’est pas, comme on pourrait le croire, dû à une ébriété anté-estivale avant l’afflux des touristes en sandalettes, mais aux écobuages qui chaque année incendient les prairies et, hélas, quelques bergeries. Il faut admettre que la différence essentielle entre le mouton des alpages régionaux ( races : lourdaise, barégeoise, tarasconnaise, castillonaise et nénèze) et le Mérinos réside dans le fait que celui-ci saute plus aisément dans (et sur) les matelas que la race commune qui manque de ressorts et se contente de brouter, de suivre le triste cours de sa vie esclave, surveillé par des patous (chiens des Pyrénées aussi gros que des ours polaires), patous prêts à les précipiter dans des ravins quand l’ours sonne à la clochette de la bergerie (mais jamais quand il y a des touristes) et que les patous font la sieste devant la télé avec leur maître (au journal de 13 h de TF1 uniquement).

Une étude récente a montré que si le mouton local saute, c’est pour se moquer du Mérinos (mais il a du boulot), mais aussi de l’ours. Car le mouton a cette capacité que n’ont pas les autres : il saute le pas, et notamment celui de l’ours, quand il écrase ses grosses pattes sur les jolis mocassins de sa partenaire. Cela s’est vérifié scientifiquement, à moult reprises, notamment dans la pratique du Tango, apogée subtile de la danse de l’ours et du saltimbanquisme du mouton. N’oublions pas cependant que le moindre canard dans l’orchestre peut créer une discordance phonétique dans le creux de l’oreille de l’ours qui lui fera commettre le mauvais pas. Des chercheurs de l’univers-ursidé de Californie font actuellement des recherches en Colombie Britannique (avec l’autorisation des agents canadiens pour la protection/éradication des grizzlys roupillant dans les poubelles de Vancouver). Nous trouverons bien, au pied de notre petit pays, un professeur émérite nous instruisant de l’avancement de ces recherches. C’est souhaitable.

Parlons maintenant des intermédiaires, entre ces deux rigolos pas risibles que sont l’ours et le mouton. Parlons du berger, oublions la bergeronnette qui frétille dans les jardins publics et les caniveaux des villes qui puent. Soyons sérieux. Je crois bien qu’il s’appelait Claverie, c’est un nom du coin. Ils étaient deux frères, célibataires, et habitaient la presque plus haute maison du village. Nous étions jeunes et venions retaper une vieille grange, le week-end. Sur le chemin muletier, il montait ou descendait, les cuves vides en montant, pleines en descendant. Je ne me souviens plus à quelle fréquence, et puis, en semaine, nous étions au lycée. Les pâturages se trouvaient, pour lui, à environ une grosse heure de marche. La mule portait les bidons, un chien l’accompagnait. Il était content de nous croiser, juste parce que nous étions là, dans la montagne. Une présence constructive. Il faisait son métier, dans la solitude des bergers de l’époque. C’était un homme robuste, comme en fabrique la montagne. Mais seul. Comme le sont les hommes de ces espaces là : immenses et inexistants dans la salive du silence.

On ne parlait pas d’ours, à l’époque, sans doute les bergers en étaient-ils les seuls représentants. Les troupeaux étaient moins nombreux à garder, (son cheptel ne devait pas excéder 200 moutons), les fromages avaient du goût et personne ne mourait de faim, mais déjà beaucoup d’agriculteurs mouraient d’amour, de vieillesse et de pauvreté. Il n’y avait qu’une chaîne à regarder, celle qui remontait leurs yeux sur la télé et ses dérivés. Comme aujourd’hui.

Aujourd’hui, c’est quand ? Faudra-t’il faire danser les ours, sauter les moutons pour enfin trouver ce sommeil dont chacun d’entre nous ne sait s’il le trouvera ?

D’autant que le loup viendra, figure qui effraie les enfants. Quant au lynx, ses grands yeux et ses belles oreilles, eh bien, disparaîtront à jamais. Rassurons-nous : nous prenons le même chemin de nuit ( en nyctalopes aveugles).

AK Pô

14 04 2018

Ptcq

Terre des ours

J’ai le nom de la russe sur le bout de la langue (contrepéterie)

(Contrepet de la poule qui mue)

illustration : il a fait chou blanc ce grand russe avec ses ruses de russe blanc (Boby Lapointe)

Commençons par une bonne nouvelle : Vladimir Poutine est « très malade » et souffre d’un cancer du sang, selon un oligarque russe (La dépêche du jour).

Bon, d’accord Dominique A !

En tentant de retrouver, (ce qui est fait), le nom de cette actrice de théâtre célèbre morte en 1993 :(ah ah, qui est-ce?)

J’ignorais que je m’étais trompé de pays de naissance. Mon erreur provenait certainement du fait qu’elle roulât des « r » comme les gamins roulent aujourd’hui des pétards Prout Prout. Je la croyais russe, elle était roumaine. A la naissance, s’entend. Elvire Popesco. Je ne sais ce qu’elle fit quand les loups entrèrent dans Paris, rien n’est noté dans wikipedia concernant son activité d’alors (39-45), seule reste la chanson de Reggiani qui rappelle ce moment, mais son prénom n’y était peut-être pour rien, juste un prénom alors à la mode ?

Bref, en cliquant à droite à gauche avec mes deux doigts dédiés, je suis tombé sur un site assez plaisant sur les artistes russes, du moins par leur ascendance, qui ont eu une grande importance dans ce qu’ils/elles ont apporté à la France .

Je suis tombé sur cette page : https://russie.fr/27-personnalites-francaises-d-origine-russe

Sur la page facebook du site, ce préambule de l’auteur du site :

En ces temps troubles et même terrifiants, je suis de tout cœur avec les Ukrainiens et avec tous ceux qui subissent cette folie en plein cœur de l’Europe et totalement contre ces va-t’en guerre et donneurs de leçons irresponsables qu’ils soient du côté des agresseurs ou de celui des provocateurs qui auront tout fait pour y mettre le feu.

Ce désastre est comme toujours le fruit d’une poignée de crétins qui prennent en otage des dizaines de millions d’autres forcés à les suivre alors qu’ils n’aspirent qu’à vivre en paix.

Pendant ce temps, 6ème extinction de masse, crise climatique et chute de la biodiversité devraient tous nous alerter et nous rassembler.

A la résilience et à la protection du vivant, on préfère l’égo, les postures politiques, les intérêts personnels d’une élite totalement hors sol et leurs gros flingues.

Pouvait-on être punk en URSS ? | TRACKS – ARTE

Voilà. Quand les criminels seront partis, morts ou condamnés à vie par le sang qu’ils ont fait couler aux populations, quand le totalitarisme sera réduit à néant, que le bruit des canons et l’industrie des armes fera place à une humanité réelle et partagée, alors tous les peuples auront gagné toutes les guerres. Mais ce n’est pas pour demain, car de nouvelles sont déjà en place : famine et sécheresse.

Je ne voudrais pas oublier le bouquin de Cavanna : « les Ruskoffs », mais c’est un peu tard, jeune homme, il fallait y penser avant !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Russkoffs

Le Petit Karouge Illustré fête ses dix ans (mai 2012-mai 2022). En aura-t-il vingt un jour ?

Le Petit Karouge Illustré fête ses dix ans (mai 2012-mai 2022). En aura-t-il vingt un jour ?

Mélange de soupe aux choux (composée d’articles journalistiques), de petits récits (« textes parus ailleurs, heureusement ! », « écrits ici et pas ailleurs ouf!) tendances zygomatiques ou larmichettes, le tout agrémenté de photos à 98% prises par Chinou (@KPô) et de masques peints pour les z’enfants du théâtre de Chinette, mais surtout le plaisir et cette passion ÉGOÏSTE de ne publier de sujets que ceux qui lui tiennent à cœur, se considérant comme le seul maître à bord (oui, mais pacha!), toujours sous l’aimable gouvernance de lecteurs fidèles (beaucoup ont péri dans les tempêtes temporelles de leur propre site, mais leur souvenir reste vivace dans le royaume de WP-Gravatar) créatifs et parfois influents qui ont pour certains cessé d’émettre sur leurs propres flots d’images, de mots et de musiques. Dommage !

En dix ans le gosse a pris quelques kilos (trop!), signe d’un manque de bougeotte, mais pas de grosse tête (de veau). Le temps s’est immobilisé sous la contrainte (Covid) et l’inquiétude (Ukraine, hausse globale des prix -un peu tous, disent les ménagères-, fatigue générale à la vue d’un monde qui part en capilotade etc). Heureusement la nouveauté demeure et entretient le quotidien par l’étonnement permanent que procurent l’imagination et cette forme de poésie que porte l’Homme en lui. Rester optimiste et persévérer dans ses petites chroniques (2078 à ce jour) encore dix ans pour que fendre le temps qui passe laisse atteindre au gamin sa majorité amoureuse, ouvrant la porte de la liberté expressive à d’autres lecteurs, à d’autres lectures, regards et écoutes. En deux mots : continuer l’aventure, sans trop user ses chaussures, les yeux ouverts, chaussées de bonnes montures de lunettes, comme le disait à son époque Don Quichotte. Les moulins à vent des fake news, des faux semblants, n’ont qu’à bien se tenir (dixit Sancho Pança).

Merci à toutes et tous d’avoir le courage de lire mes bêtises, (je laisse mes âneries à Ernest Salgrenn).

Bien à vous !

19 05 2022

AK

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