G7 ou Jet Set, de toute façon, y’en a marre!

La liste est déjà trop longue (et en plus il en manque –Rodrigo Duterte aux Philippines et d’autres encore). Petite liste des plus connus (dans les médias):

Jaïr Bolsonaro, qui prend les hommes d’Etat pour des cons ( exemple, entre autres : le gugusse se fait filmer en direct en train de se  faire couper les cheveux alors qu’il avait rendez-vous à la même heure avec Le Drian, ministre des Affaires Etrangères français pour discuter de choses bien plus importantes et graves), Donald Trump (qui veut acheter le Groenland, interdit à la Roumanie de se doter de la 5G -because Huawei-, veut taxer le vin français à 100%, exacerbe la guerre économique avec la Chine, sort des accords sur le climat, le nucléaire iranien, menace de guerre ce pays etc -quasiment une volte face par jour-), Kim Jung Un (qui s’amuse à envoyer ses « pétards » et tient le peuple à sa merci, Xi Jinpin (invasion du Tibet, menaces sur Hong Kong, expansionnisme à tout va), Victor Orban, Mateo Salvini, Boris Johnson (Alexander Boris de Pfeffel Johnson, dit BoJo le clown), Vladimir Poutine, Mohammed ben Salmane (guerre du Yémen, de Syrie, etc), Benjamin Netanyahou, Bachar El Assad

Une liste loin d’être exhaustive!

Tous ces docteurs Folamour qui dirigent le monde vers le chaos le plus total, sans une once d’humanité ; alors je dis : y’en a marre!

 

-« Et moi, j’y suis pas, dans ta liste? » demande Chinette.

-« NON! »

un jeudi très cochon

Les petits cochons, spécialité maison (avec les éléphants roses) selon Chinette. J’en doute mais c’est très amusant!

Sauf ce qui se passe à 8 km d’ici, avec une usine à cochons de 6000/animaux par an en élevage industriel, pour soi-disant compenser un manque d’approvisionnement (en porcs) au niveau local. Du foutage de gueule! tout cela pour élargir et faire grossir une grosse filiale agro-industrielle, au détriment des riverains et habitants des communes voisines…

https://www.facebook.com/pages/category/Community/No-Porcharan-2290771321156622/

Petits crobards du jeudi :

un agneau patelin qui sent la gigolette (dixit le professeur Manshop)

On peut porter culotte et manquer de boutons,

On peut en sans-culotte passer pour un mouton,

Mais quelle que soit la règle, sur le fil d’une épée

Toujours un plus malin saura vous usurper.

Tout ce dont il se souvient, c’est qu’à un moment on lui a demandé de dessiner un mouton. Pourquoi alors a-t-il dessiné un homme?

Le professeur Manshop, du Centre Hospitalier Régional, réfléchissait à la question tout en dînant en famille dans sa maison de la place Albert 1er.

Certes, il recherchait la corrélation culturelle existante dans le geste de son patient: entre Panurge et le Petit Prince, puis dans les expressions les plus répandues: mouton à cinq pattes, noir, frisé comme etc. Son épouse, le voyant songeur, lui demanda si le dessert, une tarte aux fraises, lui convenait, car devant sa mine contrite elle-même commençait à se poser des questions existentielles. Etait-il heureux avec elle, était-elle vraiment la ménagère hors pair dont tout homme rêve dès lors qu’il franchit la cinquantaine, avait-il encore des fantasmes amoureux à son égard, buvait-il en cachette, vivait-il à quatorze heures son démon de midi, bref, toute la complexité du monde enfermée en un seul être taraudait l’esprit conciliant de Marjolaine, dite Finzi. Il émergea quelques secondes de ses pensées (il en était à l’époque de la Toison d’Or, après que Chrysomallus, le bélier ailé fruit des amours de Poséidon et de la princesse de Thrace -que celui-ci changea en brebis-, fût estourbi) et rassura son épouse en avalant une seconde part de tarte en arborant un grand sourire de satisfaction.

Au-delà du jardin arboré se découpait au sud la masse sombre du palais de justice, et des fourgons cellulaires stationnés à l’arrière montaient des voix éraillées, des sons qui révélaient la longueur des débats à l’intérieur du palais et l’impatience accumulée des lampistes de service scotchés à la porte de service depuis maintenant six heures. Mais les doux parfums du jardin pénétraient le salon et nul ne se leva pour fermer la porte-fenêtre. L’expression doux comme un agneau interféra l’esprit du professeur Manshop. Pourquoi pas doux comme un homme? Il sourit. Dessiner un agneau doux comme un homme, voilà qui, pour Saint-Exupéry lui-même, aurait suscité une énigme semblable à la réalité d’un bélier à toison d’or volant au-dessus de l’Hellespont, deux gamins sur le dos. Lui, de par sa fonction, n’avait goûté l’amitié qu’avec deux moutons: Cadet et Rothschild, lors de congrès nationaux à Rambouillet. Mais cette amitié se révéla, à la longue, funeste dans quelques diagnostics et soins administrés à certains patients, tant et si bien que dès lors, il dût mettre de l’eau dans son vin. Au moment de débarrasser la table, par mégarde Marjolaine renverse le verre de son mari, le sortant de sa torpeur. Celui-ci se rappelle alors qu’il ne connait rien de son patient, qu’il l’a à peine entrevu lors de sa vacation dans les salles surpeuplées, parmi les lits rangés comme un jeu de patience, tous semblables et dont seules les figurines changent. Comment va la dame de pique, aujourd’hui, et le valet de trèfle, toujours fiévreux? Si, pourtant, le professeur se souvient d’un détail. Quand l’infirmière a tendu le crayon et le papier, le professeur a entendu prononcer son nom, oui, cela lui revient soudain: Thibault l’Agnelet. Sur le coup, il s’est même demandé si l’infirmière le faisait exprès, si par pure coquinerie elle lui proposait de dessiner un mouton pour se moquer de lui. Et que le malade, encore dans les vapeurs médicamenteuses, ait réagi en dessinant un autoportrait malhabile. Et moi qui me triturais la cervelle pour résoudre une énigme qui n’en est pas une, songea-t-il en se levant. Il alla s’accouder au balcon pour respirer l’air frais, fier et content de lui (bien qu’il n’y ait, à vrai dire, aucune raison de se goberger à ce sujet).

L’audience se terminait, au tribunal. L’habituel remue-ménage des prévenus embarqués, des mouvements de transfert, du bruit des véhicules préludaient au calme de cette agréable soirée. Quelques étoiles scintillaient, visibles du balcon surélevé que les luminaires laissaient dans la pénombre.

Le professeur goûta cette tranquillité. Marjolaine était vraiment une artiste, pour la tarte aux fraises. De la rue Mourot, une conversation se fit entendre. Deux individus marchant de concert se vilipendaient aimablement.

« -Maître Pathelin*, vous êtes un âne! disait l’un

« -Maître Guillaume Joceaulme, vous en êtes un autre!

« -Nous voici dans de beaux draps, grâce à vous!

« -Avouez que nous nous sommes faits avoir tous les deux!

« -Certes! inutile d’aller le bêler sur les toits! »

Le professeur Manshop s’amusait fort de ces échanges entre gens de robe regagnant leurs logis, rue Duplaa. Il en connaissait la plupart, mais ces deux-là, il en ignorait l’existence. Alors qu’ils baissaient la tête sous le camélia qui borde le monument aux morts, un bêlement sonore, moqueur, s’éleva. Sans provenance précise, un bêlement surgi du ciel ou du tréfonds de la terre, dont l’intensité égalait pour le moins celle d’un troupeau, d’un défilé de milliers de manifestants traversant la place en scandant: à malins de Matignon, malins par millions et demi!

Alors, et alors seulement, le professeur comprit qu’en dessinant un homme, le patient Thibault d’Agnelet lui avait fait commettre une farce pleine d’humanité.

AK Pô

10 05 09

* référence à « la farce de Maitre Pathelin », pièce de théâtre de la fin du Moyen-âge

les mardis de la poésie : Jean Cocteau

Contre le doute hélas je n’ai pas de refuge
En quelles mains me suis-je mis ?
Et comment me juger car lorsque je me juge
J’ai les yeux de mes ennemis.

Que j’aimerais m’aimer et me laurer de gloire.
Attendre le succès final.
Mais contre moi si loin que cherche ma mémoire
Se retourne mon tribunal.

L’avocat me suspecte et le jury m’accuse
Tous les témoins me donnent tort
Et je dois écouter sans me trouver d’excuse
Ma condamnation à mort.

Petit supplément offert par la maison:

Elle épousa un ange, mais qui n’avait qu’une aile

Elle qui savait tant que certaines blessures

Jamais ne renoncent à venger les oiseaux

Que les coups de ciseau meurtrissent à jamais

Elle épousait un ange mais aussi un démon

Voleur de plumes et d’espérances, un homme

Dont elle savait qu’un jour, ses ailes retrouvées,

Il s’envolerait, quand au-dessus du temps

Le démon de midi changerait à jamais sa vie de vieux mari

En étranger fidèle aux sursauts de l’ennui.

AK

07 08 2019

balade dans un jardin magnifique (en Normandie)

Je suis tombé sous le charme de ce vaste jardin, « le domaine d’Albizia« , à Livry (14 240). Une visite hélas, juste télévisuelle, mais le charme prime! Bonne balade!

connected people

J’étais à cran, lessivé. J’avais beau tenter de me persuader que j’allais m’en sortir, qu’au prochain tirage du loto j’empocherai le pactole, à chaque fois je replongeais dans la déprime. J’étais trop vieux pour croire aux miracles. Martha, ma maîtresse intérimaire, me l’avait dit, t’es qu’un vieux singe, avec ton bide et ta façon de juger les gens comme s’ils n’étaient que des imbéciles heureux. Comme Martha racontait bien des balivernes à mon sujet, j’avais fini par y croire, croire que les autres, voisins de palier, collègues de bénévolat à plein temps, résidents de condominium ghettoïsé, étaient tous des empêcheurs de tourner en rond, des sauvageons sans aucune morale, et que j’étais, fatidiquement, la victime de toutes les injustices sociales, qui faisaient de moi le type le plus désespéré de la planète.

Je ne sais dans quelle mesure les choses interfèrent entre elles, ce qui fait qu’une cause puisse apparaître au final comme une conséquence, mais les faits sont là. J’ai allumé mon ordinateur. En attendant que toutes les données, les accès, la configuration, se mettent en place sur l’écran, je me suis roulé un pétard. Cinq minutes. Connexion internet. Pare-feu déconnant. Passage par le centre connexion à un réseau. Diagnostiquer et réparer. Réinitialiser votre carte réseau. OK, OK, OK. J’ai écrasé le mégot dans le cendrier, avant de filer sur ma boîte mail voir le courrier. Un message de Martha: je file en Ouganda faire un reportage sur les gorilles. N’oublie pas de te raser, rentre ton ventre et serre les fesses. Martha. C’est ça, bon voyage.

Je clique sur ma page facebook. 242 amis. Tous addicts au loto. On a monté un groupe sur ce réseau social, la Martingale. Et là, surprise: pas un chat. Juste un bandeau en travers de l’écran: tous vos amis sont morts. Merci de contacter notre service commercial pour plus de renseignements. Je clique sur le lien. Choisissez la langue. Identifiez vous. Mot de passe. Ouverture de la page:

« Ceci est un message de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook« 

« Chers clients et amis, notre système a été attaqué par un virus d’une intensité jusque là inconnue, qui ne s’attaque plus seulement aux disques durs des ordinateurs, mais aussi et surtout à ceux qui les utilisent. Ce virus agit par interconnexion dans l’espace « mes amis », et toutes ses sous catégories, et accède aux données neuronales et cognitives de chacun des utilisateurs par les sensibilités communes qui les rapprochent, détruisant ensuite leur cerveau de façon irrémédiable. Mes milliers de collaborateurs tentent de solutionner le problème, qui a fait à ce jour de nombreuses victimes de par le monde. En conséquence, si vos amis n’apparaissent plus sur votre page personnelle, vous pouvez envisager deux solutions: annulez votre page actuelle et créez un nouveau compte, dans lequel aucun ami n’apparaîtra. En option, vous pouvez prospecter pour que s’inscrivent des amis que vous détestez au plus haut point. L’autre solution consiste à n’avoir ni compte Facebook, ni grilles de loto sous la main, mais à développer en parallèle un nouveau réseau social non affecté par la mondialisation galopante, qui se répande par le bouche à oreille, le bouche à bouche et le son des oreillers.

Je vous souhaite de pleinement vivre votre nouvelle solitude.

MZ « 

J’ai envoyé un texto à Martha dans la minute qui a suivi. J’écrivais: tu as raison, je suis un vieux singe, oublie moi, pense aux gorilles et crée un réseau social au parc de Bwindi, ou à Entebbe, bref efface-moi de tes relations internautiques, je suis à cran, lessivé, mais…vivant!

Je n’ai jamais reçu d »accusé de réception de mon texto. Mais aux dernières nouvelles, la population de gorilles ougandais était en progression. Le monde est bien fait.

 AK Pô

16 07 11

Donald Trump entre Groland et Groenland…

Tous les jours, à coups de tweets, le gros Plein de soupe nous inonde de ses intentions et désirs d’enfant gâté. Un ice cream pour vous, mister Président? Les meilleures glaces sont au Groenland, a déclaré l’un de ses conseillers. Achetez-moi tout le stock! Le monde est fou!

https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-danemark-trump-veut-acheter-le-groenland-un-poisson-davril-en-plein-mois-daout

un endroit particulier au Pays Basque: la chapelle de l’Aubépine, à Ainhoa

Une balade en ce jeudi de l’Assomption au-dessus du village d’Ainhoa, à environ une heure de marche de celui-ci (photos de 2007 retrouvées dans mon gros bazar!)

Extrait du guide topopyrénées très intéressant et plein de bonnes images du village et de la chapelle.

Aubépine se dit arantza en Basque. Cette chapelle consacrée à N.D. D’Arantza, fut érigée à deux kilomètres du bourg d’Ainoha, sur une avançée en balcon du Mont Atsulai située à 389 m d’altitude. En effet, à cet endroit, un jeune pâtre qui surveillait son troupeau avait assisté à une apparition de la Vierge, au milieu de buissons d’aubépine,à côté d’une source. A noter que la Vierge était auparavant apparue dans un décor et des circonstances similaires à un jeune pâtre de Onate en Cantabrie, dont elle est devenue la sainte patrone : N.D. d’Aranzazu.

Bonne balade !

comment rendre jaloux les gourmand(e)s?

Retour de Belgique de Chinette avec des petits cadeaux pour Chinou. Je vois d’ici des yeux qui pétillent d’envie et de la salive qui pointe aux commissures des lèvres…

Je suis vraiment méchant, mais ces chocolats de chez Galler, à Liège, sont « une tuerie« , comme il se dit de nos jours.

https://www.galler.com/fr/toutes-nos-boutiques

 

les mardis de la poésie: miroirs et teints

Quand le fond de ton teint dévoile ses amours mortes

L’homme qui vient puis se love entre tes seins n’est rien

Qu’amours vagabondes, logis fugace d’un ciel sans porte

Incapable de vivre, d’aimer ou encore de promener le chien

Dans le miroir sans tain tu peignes tes années folles

Tes souvenirs d’avant, tes copines et l’alcool, les écoles

Où tant de gars charmants ont embrassé tes lèvres,

Et caressé tes seins, tous enfants de la guerre , petits lièvres

Se croyant tout permis, y compris la chasse à courre

Et les belles donzelles qui fortunaient déjà leurs amours mortes

Dans l’enfer des familles et toi tu les aimais, te croyant forte

Alors que tu n’étais encore qu’un jouet que la vie plus tard

Démantela, te jetant dans mes bras de joyeux braconnier

Aux amours vagabondes, logis fugace de tes reins brancardiers.

Nos vies à l’abandon et l’usufruit des vignes et des vergers

Sur l’haleine bruissante des abeilles et de nos souffles gais

Dans le miroir sans tain de nos années passaient pleurs et rires

La sueur des jours et le plaisir des nuits, cette joie qui transpire

Dans l’abandon et l’oubli des souvenirs d’autres fois, sans apprêts,

Ton fond de teint sur mes rides, le frottement des rideaux gris

Le souffle court de la fenêtre ouverte, vagabond et voleur : notre vie

Comme tu seras belle sous les lumières froissées, les parfums

De chanvre et de couchers et mes odeurs de pied jamais lavés

Et nous vivrons l’enfer de ces familles qui embrassaient leur fils

Pour que la lumière vienne et jamais ne s’annonce, sœur cruelle

De nos renoncements, nos vies à l’abandon y remédieront.

AK

11 08 2019

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