les mardis de la poésie : Alfred de Musset (chaud l’été)

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,

Bel ange aux yeux d’azur, aux paupières voilées,

Amour, mon bien suprême, et que j’avais perdu !

J’ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,

Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,

Au chevet de mon lit, te voilà revenu.

Eh bien, deux mots de toi m’ont fait le roi du monde,

Mets la main sur mon coeur, sa blessure est profonde ;

Élargis-la, bel ange, et qu’il en soit brisé !

Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,

N’a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,

Nul sur un plus beau front ne t’a jamais baisé !

 

Alfred de Musset

poème à George Sand (écrit sur la plage de Lacanau?)

tiré de ce blog : http://www.poetica.fr/poeme-551/alfred-de-musset-a-george-sand-i/

Olivia Arthur, photographe

Cette jeune photographe vient d’entrer dans le staff de l’agence Magnum. La grande classe !

Un port folio  de cette jeune femme ici : http://www.magnumphotos.com/C.aspx?VP3=CMS3&VF=MAGO31_10_VForm&ERID=24KL535OLY

prisonniers de l’inutile (Gérard Manset)

 » Quelques croix sont plantées sur le chemin
Que les bourreaux nous montrent de la main
Disant de l’autre monde que reste t’il
Nous sommes prisonniers de l’inutile… »

http://www.youtube.com/watch?v=eNAAJ-yFfU0

Réconfort du goût et de la beauté, une après-midi chatoyante au château de Viven (Pyrénées Atlantiques)

Le bon goût, le travail et la patience laissent éclore des lieux superbes souvent jalousement conservés à l’abri des regards étrangers. Et c’est un véritable privilège que d’y entrer, tant les parfums qui s’en exhalent sont somptueux et laissent rêveur jusqu’à la pierre que frôlera chaque matin l’homme en marche, qui en a senti la magie, et l’optimisme.

les artistous de la cité paloise

passé entre midi et deux dans une avenue de la ville, ai surpris cette érection artistique dont chacun pourra vérifier l’esprit créatif. ..

On a vu pire !IMGP8999 IMGP8998 IMGP8997 IMGP8996

stations de métro de Toulouse relOOkées

amusant relooking de certaines stations du métro toulousain. C’est mignon, et ça ne mange pas de pain. Enfin, ça ne mange pas le pain des pigeons. Mieux vaut d’ailleurs manger les pigeons, ça fait moins grossir (sauf quand ils sont plumés, car alors on attrape de grosses poches remplies de liquide en haut des cuisses et un gros ventre mou farci de bons billets, à l’instar des banquiers).

http://www.ladepeche.fr/diaporama/chat-maigre-relook-les-stations-de-metro/saint-agne.html

Les mardis de la poésie : Francisco de Quevedo Villegas (1580-1645, Madrid)

Tout d’abord, le site duquel j’ai tiré le poème :  

http://lancelot-d-oslo.over-blog.com/article-he-la-la-vie-de-francisco-de-quevedo-65026536.html

En revenant sur ce blog, j’apprends la mort de son rédacteur, en juin dernier (http://lancelot-d-oslo.over-blog.com/article-bernard-est-mort-118405288-comments.html#anchorComment).

Que ces liens nous conservent sa mémoire, donc. Condoléances.

 

 

 OÙ L´ON SE REPRÉSENTE LA BRIÈVETÉ

DE CE QU´ON VIT, ET LE NÉANT

QUE SEMBLE CE QUE L´ON A VÉCU                              Quevedo2

 

« Hé là ! la vie ! » … Personne ne m´entend ?

À moi, les autrefois que j´ai vécus !

Dans mes années, la fortune a mordu ;

les heures, ma folie leur fait écran.

 

Et sans pouvoir savoir où ni comment

ma vigueur et mon âge ont disparu !

La vie manque, demeure le vécu,

je ne suis assiégé que de tourments.

 

Hier a fui et demain n´est pas là ;

aujourd´hui passe, et il passe sans fin.

Suis un fut, un sera, un est trop las.

 

Dans l´aujourd´hui, l´hier et le demain

je joins linge et linceul ; reste de moi

une suite présente de défunts.

 

Lien :

– « Un souvenir » d´Yves Bonnefoy 

 

Ensuite, pour signaler cet auteur oublié, qui est un régal à lire, plein d’humour décapant et de critiques sociales très pointues pour l’époque (qui lui valurent bannissement et prison).

« On renchérit sur la vérité et on dit : « c’est sûr et certain. » Dire sûr et certain, n’est-ce pas dire deux fois la même chose?

Et celui qui, pour montrer sa célérité, dit être venu en un clin d’oeil ! les yeux doivent faire de grands pas. Et ceux, qui pour montrer leur à-propos disent avoir jugé à vue d’oeil ? A vue de quel autre sens aurait-on pu juger ? »

Extrait de « Proses festives »

éd: « les fondeurs de briques » (saint Sulpice la Pointe) 20E

cour de récréation et devinette : combien de bosses a le chameau ?

Photo de classe, du côté de Montegniée, Liège, vers 1957…

Chacune à son tour posera devant le photographe, juchée sur le chameau…

Bien plus tard, les bosses du chameau engorgeront les pigeonniers galbés des mamies souriantes. Souvenirs d’un présent offert à la mémoire des humbles.